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Edito

Nouvelle saison chez les Rouges !

Y a-t-il une seule dissidence d’un parti politique traditionnel qui a connu un futur glorieux à Maurice ? Non ! Qu’il s’agisse du lancement du Mouvement Patriotique ou de la création de la plateforme d’Obeegadoo pour un nouveau MMM, tous ont fini par choisir, de manière opportuniste, de rentrer dans les rangs d’un bloc. 

 

C’est dire toute la complexité et l’absence d’avenir de ces scissions qui naissent sans une grande espérance de longue durée, tant la vie, semble-t-il, se trouve à l’intérieur des partis traditionnels, dirigés par des leaders dictateurs qui s’accrochent à leur siège, souhaitant régner de manière quasi éternelle.

 

Et c’est ainsi que les nouveaux expulsés du PTr choisissent la stratégie de ne pas créer un nouveau parti mais de fonder un mouvement, mené par Yatin Varma, pour contester le leadership de Ramgoolam.

 

 

Ceux-là, que d’aucuns qualifient de frustrés car plusieurs d’entre eux furent privés de tickets lors des dernières élections, tentent de provoquer une désobéissance à l’intérieur du parti, en demandant le soutien d’anciens membres des Rouges, dont Reza Issack qui avait soumis sa démission en septembre dernier et qui confirme l’idée d’une «lutte pour redonner au parti sa vraie couleur».

 

Mais la guerre ne veut pas se jouer uniquement à l’extérieur ! Car la tactique de cette nouvelle bande est de convaincre les membres exécutifs actuels de sa cause, avec comme but d’arracher le leadership à Ramgoolam. Chacun affûte désormais son arme, les clans semblent se dessiner, les déclarations ici et là laissant deviner ceux qui soutiennent le chef et ces autres qui seraient plutôt dans le camp des résistants. C’est la garde rapprochée de Ramgoolam qui est heureuse après l’interview de Fabrice David, dans les colonnes de l’express, en date du 8 février.

 

Interrogé sur son sentiment par rapport aux expulsés rouges, il répond : «J’étais présent au bureau politique et au comité exécutif du PTr. Contrairement à ce qui se dit, ce n’est pas une décision imposée par Navin Ramgoolam mais une décision collective (…) C’était une majorité claire et nette qui a décidé de les expulser.» Nommé président de l’aile jeune, à 38 ans, l’élu du no 1 viendrait-il grossir le nombre de «Ramgoolamistes» ? L’avenir nous le dira. Entre-temps, l’on ne peut que constater à quel point ses propos tranchent avec ceux de Shakeel Mohamed qui, à la même question au Défi Media, répond ainsi : «Je suis triste. J’ai vu la constitution du PTr et il est dit que toute expulsion doit être précédée d’un comité disciplinaire. Mais le comité exécutif a pris sur lui. Moi, je dis qu’on est dans une période de reconstruction et que tout le monde a sa place. J’ai travaillé avec les expulsés, j’ai vu Yatin Varma bosser lors de la partielle de Quatre-Bornes, qui a vu l’élection d’Arvin Boolell.»

 

D’où le fait que le même Arvin Boolell, dans les colonnes de l’express, ménage Varma et Ramgoolam : «Les deux camps ont raison. Yatin Varma peut avoir raison. Le BP peut avoir raison (…) Tout est encore réconciliable.» Et celui-ci d’affirmer que «personne n’est plus grand que le parti» à la manière d’un clin d’œil envers l’ancien Attorney General qui, dans sa lettre réclamant le départ de Ramgoolam, avait écrit ceci : «There was a time when Ramgoolam was bigger than the party but today the party is bigger than him.»

 

Une manœuvre de rapport de forces dont Ramgoolam n’est pas dupe. Après avoir fait montre de son autorité en expulsant cinq membres, il n’hésite pas à brandir une autre carte, en faisant des allégations et en menant le jeu sur le terrain de la crédibilité pour embarasser Varma, allant jusqu’à déterrer l’affaire Jeannot (un accident dans lequel l’ancien Attorney General était impliqué en 2013). Ce qui n’a pas laissé insensibles tous ceux concernés. Des épisodes qui illustrent encore une fois à quel point les amitiés sont conjonctuelles en politique. Voici donc  l’heure d’un nouveau feuilleton à rebondissements au square Guy Rozemont.

 

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