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Edito

Non au confinement de nos libertés de penser...

Où va la démocratie en période de confinement ? Était-ce le moment de suspendre la licence d’une radio, en l’occurrence celle de Top FM, pour  deux jours ? Quels signaux nous envoie-t-on à l’heure où il faut compter avec le coronavirus ? Quand l’on sait que la prétendue faute a été commise en août 2019, l’on ne peut que dénoncer cette atteinte à la liberté de la presse en cette période particulière où les Mauriciens s’accrochent aux nouvelles.

 

Le Premier ministre aura beau tenter de faire croire, comme il l’a fait lors de sa conférence de presse d’hier, que l’IBA a pris sa décision et qu’il n’a rien à dire à ce sujet, nous connaissons tous la nature des relations entre cet organisme et le gouvernement.

 

Cette décision ressemble à une sanction, une revanche du pouvoir envers une radio. Ce choix est disproportionné à un moment où les divergences et autres hostilités des uns et des autres devraient être mises de côté. Que Top FM ait failli, selon l’interprétation de l’IBA (juge et partie dans cette affaire), est-ce pour autant une priorité aujourd’hui de museler une voix essentielle, celle d’une radio à l’heure où nous devrions tous ensemble faire face à un ennemi commun ?

 

Le paradoxe veut que l’Assemblée nationale (qui aurait pu trouver un autre mode de gestion, pour faire oeuvre d’utilité publique) ne siège pas actuellement et ne rend donc aucun compte à la population, alors que l’IBA a pu trouver un moyen de fonctionner pour faire taire des ondes libres !

 

Que le gouvernement se le dise. Certes, nos libertés physiques sont entravées et la grande majorité des Mauriciens tentent solidairement de se donner la main pour gagner ensemble. Mais notre liberté de penser n’est pas en confinement. Aucune censure ne pourra bâillonner les questionnements légitimes des Mauriciens en ces jours où l’augmentation des cas et le nombre de morts interpellent. Cette situation est inédite, que ce soit pour le gouvernement dont on imagine la pression qu’il subie, ou pour le grand public angoissé et rêvant de sortir de ce cauchemar. N’est-ce pas une raison suffisante pour réunir nos forces malgré nos désaccords et nos différences ? Que le Covid-19 ne soit pas un prétexte pour des dérives autoritaires ! Que chacun assume ses responsabilités et réponde de ses actes !

 


 

Fareeda et ces images fugaces de gaieté...

 

Dehors, c’est la mort, nous dit-on. Et notre maison est censée être notre refuge, notre protection, cet havre qui fait barrage au coronavirus fatal. Mais cet abri peut se transformer en enfer, rendant le confinement dangereux, dramatique. Surtout quand on a 9 ans et qu’on n’a pas d’autre choix que d’être confiné avec des parents bourreaux.

 

Fareeda avait l’âge de l’insouciance et toutes les photos et vidéos la montrent souriante, innocente, face à la caméra.

 

Ne reste désormais que ces morceaux fugaces de gaieté pour se souvenir de cette jeune âme broyée par des parents tortionnaires. Battue à mort par sa mère et son beau-père, des adultes dont le rôle était de la chérir, de la protéger plus que jamais en cette période où sévit le Covid-19, Fareeda est le triste symbole des enfants martyrs en ce temps de coronavirus.

 

Son petit corps fragile a fini par se briser sous les coups. Un dernier souffle de vie lui a manqué et elle repose désormais pour toujours après toutes ces souffrances. Pourtant – et c’est là qu’il faut qu’on s’indigne –, Fareeda pouvait être sauvée. Le voisinage avait alerté la CDU, son cas était connu des services de la Child Development Unit. La ministre a elle-même confirmé que la petite était suivie par les psychologues de cette instance.

 

Mais personne n’a réalisé l’urgence de son mal. Comme Fareeda, d’autres enfants maltraités sont potentiellement en danger en ce temps de confinement. Car ils sont seuls avec leurs parents agresseurs. Que la CDU assume sa responsabilité dans cette mort qui déchire nos coeurs, que les services du ministère concerné redoublent de vigilance en cette période difficile pour nos petits sans défense, que tous, voisins, parents, qui connaissent autour d’eux des cas d’enfants battus soient attentifs à leurs SOS. Nous n’avons pas entendu celui de Fareeda. Faisons notre mea-culpa et tendons l’oreille. Protégeons les autres...

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