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Edito

Et au milieu coule l’argent des contribuables

Un gaspillage de l’argent public ? Et alors ? Que l’élection partielle ait lieu ou pas, dans les deux cas, c’est l’argent du contribuable qu’on jette par les fenêtres. Who cares ? Ne sait-on pas que «government is government and government decides» ?

 

Première hypothèse : si cette joute se maintient au no 7 et que la partielle a effectivement lieu le 13 novembre, compte tenu de la dissolution automatique de l’Assemblée nationale prévue pour le  21 décembre, le nouvel élu ne sera député que pour un peu plus d’un mois seulement. Est-ce que le jeu démocratique en vaut la chandelle coûteuse ? Non ! Et la plupart des leaders politiques ont exprimé leur désaccord. Sauf le MSM qui, pour jalousement garder ses cartes, maintient cette joute électorale.

 

L’autre hypothèse : si le Premier ministre décide de dissoudre le Parlement à quelques jours de la tenue de la partielle – un scénario éminemment probable –, toute cette énergie qui se traduit concrètement à travers, entre autres, le Nomination Day de ce samedi, n’aura été qu’une farce pour la forme.

 

Au bout d’une éventualité à une autre, ce sont les fonds publics qu’on claque largement, comme s’il s’agissait de l’argent facile à dilapider. Parce que, tout simplement, il n’y a aucune obligation du gouvernement à nous rendre des comptes, parce que la notion d’accountability des dirigeants du jour n’existe pas ! Parce que personne n’ira en prison après avoir jeté des millions juste pour répondre égoïstement à un calendrier électoral, en confirmant à une élection inutile, qu’elle soit fictive ou pas.

 

Il est vrai qu’on est à Maurice et que ça se saurait s’il y avait une gestion rigoureuse des finances de l’État. Demandez aux auteurs des différents rapports d’audit ! Sauf que voilà ! À qui se plaindre quand l’opposition d’hier devient le gouvernement du jour et vice versa, doublé d’un langage à géométrie variable qui dépend de quel côté de la chambre on se trouve ! Et c’est ainsi que nous sommes dans un pays où le système politique permet aux princes du jour d’avoir le pouvoir de décider des rendez-vous aussi sérieux que la tenue des élections, législatives ou partielles.

 

A-t-on entendu les membres de l’opposition protester contre cet état de choses ? Non ! Parce que soit ils ont bénéficié de ce privilège dans le passé, soit ils voient dans ce système un avantage qui pourrait satisfaire leur stratégie d’avenir. Du reste, c’est à ce scénario qu’on assiste actuellement avec un Pravind Jugnauth qui manigance ce que d’autres ont fait avant lui : maintenir cette partielle pour mieux exploiter sa stratégie secrète et faire respecter son agenda. Le but étant que son parti et lui-même profitent ensuite de la période la plus favorable pour l’organisation des prochaines législatives, tout en confondant les autres leaders et la population, qui émettent thèses  et hypothèses sur la date du prochain  scrutin national.

 

C’est ce que le leader du MSM a fait le vendredi 16 août au Parlement, en convoquant la prochaine séance parlementaire pour le 13 septembre. Alors que d’aucuns pensaient que la reprise à l’Assemblée nationale allait avoir lieu en octobre, voilà le Premier ministre qui tente de compliquer toutes les supputations des observateurs. Qu’on ne soit pas dupe : les dates qui circulent ne sont que pour la galerie. Le Premier ministre ne dérogera pas à la règle : il tentera l’effet surprise pour avoir un avantage sur ses adversaires. La comédie de l’organisation de la partielle est une carte de son jeu ! Qu’importe si l’argent public doit y passer !

 

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