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Par Elodie Dalloo
18 mars 2026 10:32
Il devra, pour l’heure, rester en détention policière. Ce mardi 10 mars, le tribunal de Curepipe a rejeté la motion de remise en liberté conditionnelle du professeur de musique Frédéric Pavaday en s’appuyant sur les objections formulées par les forces de l’ordre. Inculpé pour attempt upon chastity, child illtreatment, causing a child to be sexually abused et sexual intercourse with a minor under the age of 16, il a été reconduit en cellule, sa prochaine comparution étant prévue pour le mardi 17 mars.
Lors des débats, son homme de loi, Me Sanjeev Teeluckdharry, avait donné la garantie que son client respecterait les conditions strictes de sa libération si celle-lui était accordée, telles que l’imposition d’un couvre-feu et l’obligation de résider à un endroit fixe. En faisant sa plaidoirie, Me Priscilla Veerabadren, représentante du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), avait expliqué pourquoi les risques pour que le quinquagénaire soit libéré étaient trop élevés : le risque de fuite en raison de la sévérité des peines encourues pour les quatre charges qui pèsent sur lui, mais aussi le risque d’interférence avec les témoins en décourageant d’autres victimes à se manifester si elles le voient en liberté.
Les forces de l’ordre ont abondé dans le même sens. En rendant sa décision, la magistrate a expliqué qu’elle ne pouvait pas agréer à la demande de Frédéric Pavaday, l’enquête n’étant pas encore complétée. D’ailleurs, deux autres victimes, qui sont à l’étranger, sont attendues à Maurice pour consigner leur plainte contre lui en bonne et due forme.
L’arrestation de Frédéric Pavaday est survenue après la déposition de l’une de ses anciennes élèves de la Loreto Junior School de Curepipe, consignée le 23 février, l’accusant d’avoir eu un comportement inapproprié à son égard. Par la suite, deux autres jeunes femmes, d’anciennes élèves du même établissement, qui sont actuellement à l’étranger, ont adressé un courriel à l’ONG Pedostop et à la Brigade pour la protection de la famille. La première évoque des gestes jugés inappropriés de l’enseignant du temps où elle n’avait que 6 ans. Elle aurait également été victime d’attouchements en 2008, alors qu’elle était en Grade 5. La deuxième, dont la plainte avait déjà été adressée à l’école en 2025, dit avoir eu des relations sexuelles à plusieurs reprises avec son enseignant entre 2015 et 2020, alors qu’elle était mineure. L’enquête suit son cours.
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