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Un homme de 49 ans fait une chute mortelle dans un lieu de culte

Ajay, le frère de Shyam Cooshna : «Mo frer finn perdi lavi kan linn al rod lavi»

3 octobre 2026

Capture d’écran d’une vidéo réalisée par Ajay Cooshna après la chute mortelle de son frère Shyam (photo en médaillon).

Marié et père de trois enfants, Shyam Cooshna travaillait comme opérateur à l’hôpital de Pamplemousses et effectuait aussi, à temps partiel, des travaux de lavage et de peinture. Le mardi 29 septembre, une chute de plus de dix mètres dans un mandiram à Upper Dagotière a brutalement mis fin à sa vie. Son frère Ajay regrette qu'il ait perdu la vie dans des circonstances aussi dramatiques en allant gagner son pain. Récit.

Ce 29 septembre, Seemran Cooshna, plus connu comme Shyam, quitte sa famille vers 8 heures. Il doit se rendre à l’Ammoroo Devi Aalayam, à Upper Dagotière, où il effectue depuis plusieurs jours des travaux de lavage. Il est prévu qu'il s’occupe ensuite de la peinture du mandiram. Quelques heures plus tard, le téléphone de son frère Ajay sonne. Ce dernier apprend alors qu’un terrible accident s’est produit dans ce lieu de culte.

«Li ti pe res kot mwa akoz li ti pe gagn inpe plis travay par isi. So lakaz Montagne-Longue. Li'nn kit lakaz kot mwa 8 heures sa zour-la. Mo'nn gagn nouvel vers 15h30. Li ti fini desede kan mo'nn ariv laba», raconte-t-il, la voix chargée d’émotion. Sur place, les secours découvrent Shyam gisant sur le dos, grièvement blessé à la tête. Le SAMU constate son décès. L’autopsie attribue celui-ci à une blessure cranio-cérébrale.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Shyam se trouvait sur un échafaudage métallique en compagnie d'un autre travailleur lorsqu’une partie de la structure s'est détachée. Les deux hommes ont lourdement chuté au sol. Le second ouvrier, un ressortissant étranger, a également été grièvement blessé. Il a été admis à l'hôpital où son état est jugé sérieux.

Père et grand-père

Shyam laisse derrière lui son épouse, un fils de 23 ans et deux filles de 20 et 19 ans. Il était également grand-père d’une petite fille qui aura bientôt 2 ans. «Mo frer finn perdi lavi kan li'nn al rod lavi», se lamente Ajay. Une phrase qui résume à elle seule le drame. Shyam travaillait très dur pour subvenir aux besoins des siens. Son frère le décrit comme un homme qui aimait travailler et rendre service, allant parfois jusqu’à effectuer certains travaux gratuitement pour aider des gens.

La police poursuit son enquête. Des images des caméras de vidéosurveillance se trouvent également sur place. Ajay espère qu’elles permettront aux enquêteurs de comprendre précisément ce qui s’est passé. «Mo espere lapolis pou vizionn sa bann zimaz kamera la pou konpran ki'nn arive pou ki mo frer tonbe ek perdi lavi», avance Ajay.

Selon lui, ce serait parce que l’échafaudage ne comportait pas de madriers, mais une simple feuille de tôle. «Mo frer ti gagn kontra pou fer lavaz ek lapintir. Pa li ki ti mont esafodaz-la», souligne Ajay. Ce n'est pas ce que dit Devdass Vencatasamy, président du lieu de culte en question. Interrogé, il a tenu à apporter certaines précisions. «Misie Shyam ti pe fer netwayaz gratis pou nou. Sak fwa limem ti pe okip tou nou bann travay lapintir. Limem ti mont esafodaz-la. Monn fini explik tousala lapolis. Se enn aksidan regretab. Nou bien trist pou misie Shyam. Plizier fwa li'nn fer travay sosial pou nou», précise Devdass Vencatasamy.

Toutes les parties concernées, surtout la famille de Shyam, espèrent que la lumière sera faite au plus vite sur ce terrible drame.

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