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Anil Bachoo et son opération polémique

29 août 2026

Il s’en serait bien passé. L’actuel ministre de la Santé a été bien sous le feu des projecteurs durant la semaine écoulée, avec une affaire qui fera visiblement entendre parler d’elle lors de la rentrée parlementaire. Car Anil Bachoo a bien souligné qu’il répondra à toutes les questions relatives à cette affaire à l’Assemblée nationale.

C’est le dimanche 23 août que celle-ci éclate lorsque le journal Week-End fait état d’un ministre qui aurait subi une opération chirurgicale dans un établissement public, réalisée par un médecin qui exerce exclusivement dans le privé. Alors que le buzz se fait autour de cette histoire, voici qu’Anil Bachoo vient dire, le même jour, sur sa page Facebook, que c’est lui le ministre en question. Il confirme qu’il a effectivement été opéré à l’hôpital Jeetoo il y a quelques semaines de cela par un médecin du public, mais qu’un médecin du privé était effectivement présent à ce moment-là en tant qu’observateur pour assurer le suivi médical. Ce qui n’a pas empêché le buzz de continuer de plus belle.

Le mardi 25 août, le nouveau leader de l’opposition, Chetan Baboolall, a réagi dans les médias en disant que c’est «une situation inacceptable» et en réclamant la démission du ministre. Il a aussi demandé si un Mauricien lambda aurait bénéficié du même traitement que le ministre, tout en réclamant des explications sur les conditions dans lesquelles le médecin privé du ministre a pu assister à l’intervention. Il a souligné que le ministre de la Santé doit être «exemplaire» dans son rapport aux institutions dont il a la charge.

Anil Bachoo s’est toutefois défendu lors de sa prise de parole dans le cadre de l’inauguration d’une nouvelle Stroke Unit à l’hôpital SAJ, toujours le mardi 25 août. «Je n’ai rien fait d’illégal (…) Je suis un être humain, j’ai des maladies, j’ai un âge avancé et j’ai besoin de traitements (…) Si mo ti pou al dan prive pou al fer loperasion, lerla zot ti pou dir to pa krwar dan lopital. Si mo ti al andeor, zot ti pou dir to ena trop boukou larzan.»

Le même jour, la Medical and Health Officers Association a sorti un communiqué pour demander des éclaircissements au ministère de la Santé sur cette affaire. Et le vendredi 28 août, la Voice of HIndu est montée au créneau lors d’une conférence de presse pour défendre Anil Bachoo, arguant qu’il ne faut pas faire de politique sur la santé d’un ministre et qu’il faut s’occuper de dossiers plus urgents comme celui de la drogue.

Ce samedi 29 août, le Premier ministre Navin Ramgoolam a brièvement commenté l’affaire lors du Passing Out Parade des nouveaux policiers au Gymkhana, à Vacoas. «Ou kone, inn ariv enn sitiasion dan Moris, tou pa bon mem-la, je dirais à ceux qui parlent d’aller faire un tour ailleurs.» Il a aussi parlé de la situation difficile actuelle en Afrique du Sud, où il avait participé au 46e sommet des chefs d’État des pays de la SADC.

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