L’idée du projet : «L'idée vient de mon ami danseur Nicolas, avec qui j'ai fait de la musique pendant des années, dès l’adolescence. Il a ensuite fait sa carrière dans d’autres pays, mais dès qu'il est revenu à Maurice, il m’a dit qu'on devait faire quelque chose ensemble, un spectacle vivant. Lorsqu’on a bossé ensemble, j’ai vu que je n’avais pas le niveau et qu’il fallait que je me perfectionne en général ; c’était comme une prise de conscience. Et au fil des années, cela s’est fait. J'ai eu plus de connaissance musicale avec Philippe Thomas et d'expérience théâtrale auprès de Santral Art, la boîte de Romi Poonoosamy, et par la suite, avec les ateliers d’art dramatique animés par le comédien et metteur en scène australien Chris Edmund. Après tout cet apprentissage, j’étais prêt, je pense, à aller de l’avant avec ce genre de projet. Et Bane La s’est créé, avec un choix d’artistes qui voulaient faire quelque chose de différent et avec qui je pouvais bosser et regarder dans la même direction.»
Sur scène : «Il y aura bien sûr de la musique, mais aussi une histoire qui nous concerne tous, qui parle un peu de bullying, de jugements, de critiques sans fondement, qui pousse à la réflexion et à la remise en question, que ce soit du côté de la personne jugée que de ceux qui portent le jugement. (…) Alors quand on voit "collectif rap dan lapo kabri", on peut se dire, bof, ce ne sera que du rap, surtout si on n’est pas friand de ce style de musique, mais je vous rassure, il y aura d’autres formes de musique dans la pièce. Titey chante, Fred est plus ségatier et Ansley est un virtuose des percussions. Tout ça se mélangera, avec plusieurs autres choses, dont cette bande-son quelque part entre la musique moderne et les instruments traditionnels.»
Les autres projets : «J'ai Slamizik qui arrive et j’espère que ce sera un beau moment avec des découvertes. Je compte aussi revenir avec le Philippe Thomas Syndicate, que j’ai un peu délaissé à cause des mes autres projets.»
Billets en vente au Caudan Arts Centre ou sur le site web de celui-ci (www.caudanartscentre.com) à Rs 800.
