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Holidays

Comment faire bouger davantage vos enfants même pendant les vacances

8 juillet 2026

Les devoirs, les longues heures passées en classe, le réveil qui sonne tôt… tout cela sera en pause. Car dans quelques jours, les vacances scolaires seront enfin là (pour ceux qui ne sont pas déjà en vacances). Mais si les enfants auront plus de temps libre, ils bougeront parfois moins et resteront sans doute davantage devant leur téléphone, tablette, télé ou autre écran. Pourtant, cette sédentarité peut nuire à leur développement et à leur santé. Alors, comment les encourager à rester actifs pendant les vacances ? Shravan Koobarawa, coach en performance et fondateur de Fitmate, nous éclaire.

Pendant les vacances scolaires, le quotidien des enfants change complètement. Les journées sont moins rythmées, les horaires plus souples et les activités parfois inexistantes. Si les parents travaillent, que l’enfant reste à la maison et qu’il n’a ni activité organisée ni espace sécurisé pour jouer, il risque de passer des heures devant un écran, assis sur un canapé ou dans son lit.

Le problème n’est pas qu’un enfant se repose. Le véritable risque apparaît lorsque ces longues périodes d’inactivité deviennent la norme. Plus il reste assis, plus son corps s’habitue à ne plus bouger. Et c’est ainsi que la sédentarité s’installe, souvent sans que les parents ne s’en rendent compte.

«Quand j’étais plus jeune, les vacances voulaient souvent dire aller dehors, jouer au foot, courir dans la cour, nager, faire du vélo, inventer des jeux avec les amis. On rentrait parfois fatigués, transpirants, mais heureux. Aujourd’hui, beaucoup d’enfants reçoivent leur petite dose de plaisir à travers l’écran. Cela donne un plaisir immédiat, un "dopamine hit", mais le corps, lui, reste immobile», partage Shravan Koobarawa.

Comment le manque d'activités affecte le développement

Les conséquences ne se limitent pas à quelques kilos en trop. Avec le temps, un manque d’activité physique peut affecter le développement de l’enfant. Son endurance diminue, sa force et sa coordination se développent moins bien, sa posture peut devenir moins bonne et il se fatigue plus rapidement lors du moindre effort. Surtout, ces habitudes prises dès le plus jeune âge risquent de perdurer à l’adolescence, puis à l’âge adulte.

Mais il n’y a pas que le corps qui est concerné. Le mouvement joue aussi un rôle essentiel dans le développement de la confiance en soi. Un enfant qui ne pratique pas suffisamment d’activité physique peut commencer à éviter les jeux avec les autres, à se sentir maladroit ou croire qu’il n’est «pas fait pour le sport». Petit à petit, cette idée peut fragiliser son estime de lui-même.

Ces petits signes qui ne doivent pas être ignorés

Pour Shravan Koobarawa, certains comportements peuvent mettre les parents sur la piste. Un enfant qui manque d’activité physique se fatigue souvent rapidement. Il préfère rester assis plutôt que de courir, évite les jeux physiques, manque d’énergie ou se plaint dès qu’il faut marcher ou faire un effort. D’autres signes peuvent apparaître : une posture moins bonne, un sommeil perturbé, des difficultés à rester concentré, davantage d’irritabilité ou une dépendance de plus en plus forte aux écrans.

Leur redonner l'envie de faire des activités physiques

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour remettre les enfants en mouvement. Mais, pour y arriver, la manière de les encourager est essentielle. Pour Shravan Koobarawa, le sport ne doit surtout pas être présenté comme une punition.

«Il ne faut jamais dire à un enfant d'aller faire du sport parce qu'il est trop gros ou qu'il passe trop de temps assis. Ces paroles peuvent lui donner une mauvaise image de son corps et le faire associer l’activité physique à quelque chose de négatif.»

Au contraire, le mouvement doit être synonyme de plaisir. Chez les plus petits, il passe avant tout par le jeu. Courir, sauter, danser, ramper, jouer au ballon, inventer un parcours d’obstacles, marcher comme un crabe, sauter comme une grenouille, faire la course jusqu’à un arbre, jouer à cache-cache ou partir à la chasse au trésor... Toutes ces activités les font bouger sans qu’ils aient l’impression de faire du sport.

Pour les plus grands, les possibilités sont tout aussi nombreuses : faire du vélo, aller nager, jouer au football, danser, marcher d’un bon pas, participer à des jeux de relais ou encore réaliser de petits circuits d’exercices simples comme des squats sans charge, des montées de genoux, quelques secondes de gainage ou des jeux avec un ballon.

60 minutes par jour pour rester en bonne santé

Alors, combien de temps un enfant devrait-il bouger chaque jour ? Selon Shravan Koobarawa, l’idéal est d’atteindre au moins 60 minutes d’activité physique par jour. Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’imposer une heure de sport intense d’un seul coup. «Ces 60 minutes peuvent être réparties tout au long de la journée : 20 minutes le matin, 20 minutes l’après-midi et 20 minutes en fin de journée. L’essentiel est que l’enfant bouge régulièrement.» De plus, veillez à qu’il ne reste pas assis trop longtemps. Même lorsqu’il regarde un dessin animé ou joue à un jeu vidéo, il est recommandé de faire une pause toutes les 30 à 45 minutes. Quelques pas dans la maison, quelques étirements, quelques sauts, une partie de ballon ou simplement quelques minutes passées dehors suffisent à remettre le corps en mouvement. Ces petites pauses, répétées chaque jour, peuvent faire une grande différence pour sa santé.

Leur montrer l’exemple

Les enfants écoutent ce qu’on dit, mais ils copient surtout ce qu’on fait. Si les parents passent toute la journée assis avec leur téléphone, il leur sera difficile de convaincre l’enfant de bouger. Mais si l’enfant voit ses parents marcher, s’entraîner, danser, jardiner, nager ou simplement sortir prendre l’air, il comprend que le mouvement fait partie de la vie normale.

Ce que le sport apporte de bénéfique

Le sport ne construit pas seulement le corps. Il construit aussi le mental. À travers le sport, l’enfant apprend l’effort, la patience, la discipline, le respect des règles, l’esprit d’équipe et la gestion de la frustration. Il apprend qu’il ne réussit pas toujours du premier coup, mais qu’avec de la pratique, il peut progresser. Et cela est très important pour sa confiance en lui. Quand un enfant arrive à courir plus longtemps, à nager mieux, à réussir un mouvement, à marquer un but ou à terminer un petit défi, il se dit qu’il est capable. Cette confiance peut l’aider à l’école, dans ses relations, dans sa posture, dans sa manière de parler et dans sa façon d’affronter les défis de la vie.

**Qui est Shravan Koobarawa ? **

Il est lecturer, fondateur de Fitmate et coach en performance. Depuis plusieurs années, Shravan Koobarawa accompagne des adultes, des professionnels, mais aussi de nombreux jeunes dans leur quête d’un mode de vie plus sain et équilibré. Pour lui, le mouvement va bien au-delà de la pratique sportive. Il constitue un véritable levier pour préserver sa santé, gagner en énergie, développer la discipline, renforcer la confiance en soi et favoriser l’épanouissement personnel.

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