Certains événements ont ce pouvoir rare de suspendre le temps : les écrans s’allument, les médias s’emballent, les regards convergent et, pendant quelques jours, le monde semble parler d’une même voix...
Coupe du monde, Jeux olympiques, grands rendez-vous culturels ou cérémonies planétaires, ces manifestations possèdent cette capacité rare à dépasser leur propre cadre pour devenir de véritables phénomènes mondiaux. Car le temps de ces rassemblements, les regards convergent vers une même scène, les frontières semblent s’effacer et des millions de personnes, aux quatre coins du globe, vibrent au même rythme. Ce qui fait leur force ? Leur portée qui dépasse largement les performances, les médailles ou les trophées. Car ils véhiculent des valeurs – le dépassement de soi, la fraternité, la diversité, la paix, l’inclusion, la solidarité – tout en portant des enjeux qui peuvent résonner bien au-delà de l’événement lui-même.
Mais il y a le fait de se sentir concerné et de vouloir suivre ces rendez-vous qui ont le pouvoir de faire converger les regards ou encore d’embraser les écrans et il y a surtout une différence immense entre les regarder et les vivre. Car être aux premières loges de ces moments, c’est en prendre plein les yeux, plein les oreilles et, surtout, plein le cœur, tout en entrant dans le décor, respirer l’atmosphère, vibrer avec les tribunes, sentir l’excitation monter et comprendre, au milieu de milliers d’autres, que l’on est en train d’assister à quelque chose qui restera. C’est aussi être au cœur de l’action, là où les souvenirs s’écrivent en direct et là où une seconde peut devenir une image que l’on racontera encore longtemps.
«Au service des gens»
Et la magie de ces grands rendez-vous, quand on y est, c’est aussi ressentir, le temps d’un instant, qu'on en fait partie. Et cela, notre invitée de cette semaine aime le ressentir. Si les belles images des derniers Jeux olympiques à Paris habitent encore les mémoires grâce aux performances des athlètes, des pays, des différentes séquences de la cérémonie d’ouverture qui avait ébloui, sans oublier l’inoubliable prestation de Céline Dion sur la tour Eiffel, Anièle Lecordier, elle, a vécu tout cela sur place, non pas comme spectatrice ou encore comme athlète mais en évoluant au cœur de la grande machinerie olympique... comme volontaire. C’est donc en donnant de son temps, de son sourire et de son implication pour répondre au mieux aux tâches qui lui avaient été attribuées qu’elle a pu se créer des souvenirs incroyables autour de cette rencontre sportive qui a été un véritable succès. «Je suis passionnée de sport et des Jeux olympiques. De par ma formation scoute et mon métier d’hôtesse de l’air, j’aime mettre mes compétences au service des gens. Le volontariat aux JO réunit ainsi ces deux grands aspects de ma vie. Être volontaire, c’est servir une cause plus grande que soi et vibrer pour le sport qui est un langage universel», nous confie Anièle qui se prépare à vivre un autre grand moment, une nouvelle fois comme volontaire.
«J’ai donc eu l’immense honneur d’avoir été Assistante de Dignitaire aux JO de Paris 2024 et cette expérience a été tellement extraordinaire et enrichissante que cela m’a donné envie de postuler à nouveau. Paris 2024 a su mettre à l’honneur ses 45 000 volontaires. Il faut savoir que le volontaire joue un rôle essentiel dans le bon déroulement des Jeux. Il travaille bénévolement au service des athlètes, des spectateurs, des officiels et de l’organisation. Un bon volontaire doit être souriant, disponible, responsable, respectueux, capable de travailler en équipe et surtout représenter l’esprit olympique. Sans volontaires, c’est impossible de fonctionner», poursuit Anièle qui nous raconte qu’elle s’envolera bientôt pour le Sénégal où se tiendront les Jeux olympiques de la Jeunesse 2026 (JOJ). En effet, Dakar s’apprête à vibrer au rythme de la jeunesse olympique ! Du 31 octobre au 13 novembre, le Sénégal accueillera ainsi ce rendez-vous historique puisqu’il s’agira du premier événement olympique organisé sur le continent africain.
«Citoyen engagé»
Dakar, Diamniadio et Saly deviendront ainsi le décor d’une grande fête sportive réunissant quelque 2 700 jeunes athlètes de moins de 18 ans, autour de 25 sports, avec 153 épreuves médaillées, mais aussi dix disciplines destinées à l’engagement et à la découverte. Mais les JOJ ne se résument pas aux médailles. Ils veulent transmettre les valeurs olympiques, favoriser les rencontres, l’échange culturel et l’épanouissement des jeunes sportifs. Particularité forte de cette édition : la parité hommes-femmes à 100 % et, pour la première fois, la présence d’une équipe olympique des réfugiés de la jeunesse. Dakar 2026 sera donc bien plus qu’une compétition...
Et Anièle compte bien savourer toute cette expérience avec gourmandise : «Quand l’occasion s’est présentée pour l es JOJ Dakar 2026, j’ai postulé tout de suite, sans hésiter. C’est un événement unique car l’Afrique accueille donc des Jeux Olympiques pour la première fois. Comme Thomas Bach a dit : “It’s time for Africa”. Le slogan des JOJ 2026 est : “L’Afrique accueille, Dakar célèbre”. Au Sénégal, les volontaires seront reconnus comme des “Jambaars”. Un Jambaar veut dire “citoyen engagé”. Il y aura donc 6 000 Jambaars qui travailleront bénévolement pour les JOJ 2026 et je pense être la seule Mauricienne choisie. Je serai donc à nouveau une bonne ambassadrice de mon pays.»
Motivée à fond, l’hôtesse de l’air compte les jours : «Je suis actuellement ma formation de volontaire en ligne et l’accent est mis sur la teranga sénégalaise qui est l’hospitalité chaleureuse et la philosophie du vivre-ensemble. En tant que volontaire, nous devrons promouvoir la Dakar attitude : le Respect, l’Excellence et la Solidarité. J’ai la grande chance d’avoir été choisie comme Assistante du Comité National Olympique. Mon rôle consistera à faciliter le quotidien de la délégation qui me sera attribuée, en lui apportant des conseils, en lui fournissant des infos pratiques, en l’aidant à s’orienter sur les différents sites des Jeux entre autres. Mon site d’affectation sera le village olympique...»
Pour elle, ce sera de nouvelles expériences qui contribueront à son équilibre de femme. «Être volontaire est un don de soi, de son temps et coûte cher car tous les frais de logement et de déplacement sont à mon compte. Je n’ai eu qu’un seul sponsor cette fois-ci. Aussi, je voudrais remercier chaleureusement Design Box Ltd, tous mes amis, collègues et ma famille qui ont contribué à mon fundraising pour me permettre de vivre cette belle aventure. Je remercie aussi Emirates pour son aide quant à mon prochain voyage au Sénégal et M. Richard Papie et Mme Desscan du Comité Olympique Mauricien pour leur soutien», conclut celle qui se prépare à s’en prendre plein les yeux, les oreilles et le cœur...