«Scarlet et l’éternité» : Au nom du père, de l’ami et des morts…
Accrochez-vous parce qu’il n’y aura pas de limite. Car dans Scarlet et l’éternité, on découvre la Scarlet du titre, une femme experte dans le maniement de l’épée, qui entreprend une longue quête pour aller venger la mort de son père dans un monde de magie et de monstres. Mais ça ne se passe pas comme prévu et elle se retrouve finalement au Pays des morts. Pour s'en sortir, elle sera aidée par un jeune homme qui vient, lui, de notre monde. Celui-ci essaiera de la convaincre d’abandonner la vengeance, car le monde peut aussi être plus lumineux et moins rempli de noirceur…

Revoilà donc Mamoru Hosoda, réalisateur très acclamé pour ses mémorables La traversée du temps, Summer Wars et autres Le garçon et la bête. Il nous propose ici une histoire au message très optimiste, juste parfait en ces temps tendus. Et si vous trouvez tout cela trop naïf, sachez que Scarlet et l’éternité est aussi d’une énorme beauté visuelle, avec une animation et des décors souvent à couper le souffle. Bref, un régal pour les yeux, doublé d’un message des plus lumineux….
«Il Maestro» : l’enfant et le mentor
Direction l’Italie et ses ballons jaunes ! Car dans Il Maestro, un jeune tennisman prometteur est pris sous l’aile d’un entraîneur un peu désabusé. En plus, le petit a beaucoup de pression venant de son père, qui veut le voir réussir à l’excès. L’entraîneur et le petit vont rouler, faire des tournois et vivre une aventure humaine qui risque bien de les bouleverser. Andrea Di Stefano, réalisateur remarqué de Paradise Lost, où l’on découvrait Benicio Del Toro en Pablo Escobar, nous propose ici un drame touchant, porté par la prestation de Pierfrancesco Favino – vu dans World War Z et le récent Maria avec Angelina Jolie – qui trouve une belle alchimie avec le jeune acteur qui lui fait face. Une histoire d’amitié, mais aussi de paternité, où, vous l’avez deviné, il est beaucoup plus question de personnes et d’émotions que de tennis.