Et on patiente encore ! En attendant des développements dans la crise qui secoue le MMM en ce moment, Paul Bérenger annonce. Lors de sa conférence de presse ce samedi 4 avril, tout en précisant qu’il reste le leader du parti, il a annoncé que Joanna Bérenger, Chetan Baboolall (présents à ses côtés) et lui-même siégeront en «backbenchers indépendants» au Parlement mardi prochain. Il a ajouté que ce sera ainsi «pour le moment». Il a aussi, à nouveau déclaré qu’il est hors de question pour lui d’être le leader de l’opposition pour deux raisons :la campagne qui se fera contre lui si c’était le cas et son âge. Sa fille a également déclaré qu’elle n’occupera pas non plus ce poste en raison de la campagne qui se fera contre elle.
Par contre, les trois ont fait savoir qu’ils ne seront pas présents à l’Assemblée des délégués du MMM prévue le samedi 11 avril. «C’est une assemblée bidon. D’ailleurs, l’actuelle liste des délégués est elle-même une liste bidon, avec des prénoms sans nom de famille, des noms qui apparaissent plusieurs fois ou qui apparaissent dans plusieurs branches», a affirmé Paul Bérenger, en brandissant ladite liste et en précisant qu’il ne pouvait révéler les noms qu’il y a dessus à cause du Data Protection Act.
Concernant justement la crise qui secoue le MMM, Paul Bérenger a lancé un «atann nou gete». Il attendra, dit-il, de voir ce qui se passe lors de l’Assemblée des délégués du 11 avril. Il est aussi revenu sur les événements ayant suivi sa démission en tant que vice-Premier ministre le 20 mars dernier. Et a avancé qu’il y a de nombreuses consultations en ce moment entre lui et plusieurs régionales à travers l’île.
D’autres sujets étaient aussi à l’agenda lors de cette conférence de presse, notamment la guerre au Moyen-Orient et son impact sur l’île Maurice. «Il y a des urgences dans le pays (…) et nous perdons des deux côtés, du côté du Prime ministership et du ministère des Finances, car il n’y a pas de ministre des Finances full time. Au niveau des prix et des pénuries, il faut que les tidimounn soient épargnés au maximum, même si c’est inévitable que le prix de l’essence et de l’électricité augmente. Il faudra un vrai travail d’équipe.»