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Saisie de 142 kg de zamal à La Réunion : Onde de choc chez les familles des quatre Mauriciens arrêtés

Les 142 kg de zamal étaient dissimulés dans une dizaine de sacs.

Ils nagent en plein cauchemar. Eux, ce sont les proches des quatre Mauriciens arrêtés par la gendarmerie réunionnaise suivant la saisie de 142 kg de zamal au port de Ste-Rose. Ils se confient…

C’est la deuxième fois, en quelques mois, que des Mauriciens sont arrêtés au port de Ste-Rose pour trafic de drogue. Le vendredi 31 mai, la gendarmerie de La Réunion a procédé à l’arrestation de six suspects, dont quatre Mauriciens, et a saisi 142 kg de zamal (cannabis) qui auraient alimenté le marché mauricien.

 

Les suspects mauriciens sont : Jean Michel L’Effronté, un pêcheur de 48 ans, habitant Chemin-Grenier ; Cédric Lebon, un autre pêcheur de 35 ans, habitant Souillac ; Jean Michel Kervin, 39 ans, et Clyde Modiliar, 46 ans, qui vivent tous deux à La Réunion. Et les deux Réunionnais arrêtés dans cette affaire sont soupçonnés d’avoir agi en tant qu’intermédiaires pour collecter le zamal. Ils font tous l’objet de trois chefs d’accusation, à savoir entente délictueuse, acquisition non autorisée de stupéfiants et transport non autorisé de stupéfiants. Ils risquent une peine maximale de dix ans de prison.

 

Du côté des proches des Mauriciens, c’est le choc. «Il a dû être victime de ses mauvaises fréquentations», confie un proche d’un des suspects arrêtés à La Réunion, qui a du mal à croire que celui-ci pourrait être mêlé à un réseau de trafic de drogue qui opère entre Maurice et La Réunion. D’autant que le suspect en question, assure notre interlocuteur, avait dit à sa compagne qu’il allait prendre part à une campagne de pêche pendant au moins deux semaines. «Toute la famille est sous le choc», poursuit-il. «Si vremem li inplike dan enn case ladrog, li pe fer fami-la net gagn laont.»

 

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que les suspects arrêtés à La Réunion se connaissaient tous. Selon une source au quartier général de la brigade antidrogue, les suspects Lebon et L’Effronté, notamment, se seraient rendus à La Réunion par avion, la veille de leur arrestation, soit le jeudi 30 mai.

 

Pour leurs proches, c’est l’incompréhension. L’ami d’un autre suspect nous confie : «On refuse de croire qu’il soit mêlé à un réseau de trafic de drogue. Tou dimounn dan landrwa konn li kouma enn ti fimer mas. Enn de trwa kout li trase kan li ena mas an plis me li pa ti enn trafikan. Li ti osi abitie travay lor enn bato ki mouye dan Le Morne. Ziska ler, mo touzour pa krwar linn gagn trape dan sa zafer-la.»

 

Durant la semaine écoulée, trois autres suspects ont été arrêtés, à Maurice cette fois. Il s’agit de Krishna Dowlut, Steeve Mariette et Damien Jean-Pierre. Ils font l’objet d’une charge provisoire d’aiding and abetting of a crime to the importation of cannabis. La police a objecté à leur remise en liberté. Ils ont ainsi été placés en cellule policière pour une semaine. La brigade antidrogue soupçonne Krishna Dowlut et Steeve Mariette d’avoir pris la fuite du port de Ste-Rose lorsque la gendarmerie a procédé à l’arrestation des suspects sur place. Toutefois, ils nient les faits qui leur sont reprochés. Damien Jean-Pierre a, pour sa part, fait valoir son droit au silence. Cet habitant de Grand-Gaube est soupçonné d’être le propriétaire d’un des moteurs se trouvant sur le puissant hors-bord retrouvé dans le lagon de Flic-en-Flac et qui devait servir à transporter le zamal à Maurice…

 

Très peu d’informations circulent sur cette enquête qui est traité avec beaucoup de sérieux par le quartier général de la police aux Casernes centrales. Les policiers mauriciens et la brigade des Stups de La Réunion travaillent en étroite collaboration avec la gendarmerie. Le patron de la brigade antidrogue a d’ailleurs fait le déplacement à La Réunion.

 

La brigade des stups réunionnaise et la brigade antidrogue mauricienne enquêtent maintenant pour savoir qui est à la tête de cet important réseau qui aurait nécessité des fonds importants. La valeur marchande du zamal saisi est estimée à plus de Rs 200 millions. «Nou pe travay pou rod gro rekin-la», précise une source à la brigade antidrogue.

 

De leur côté, les proches des suspects sont toujours sous le choc et suivent cette affaire de près…