He had a dream, et puis voilà ! Nous en sommes donc à la cinquième édition du Festival du livre de Trou d’Eau Douce, qui se tiendra les 2, 3 et 4 octobre prochains avec comme thème «L’image à l’honneur». Ainsi, on retrouvera des romans, des auteurs de romans, avec une large place aussi pour les BD, romans graphiques et autres livres illustrés. Comme l'a bien souligné l'écrivain Barlen Pyamootoo, fondateur et directeur du festival, lors de la présentation de cette nouvelle édition à la presse le mercredi 16 septembre, aux côtés de ses partenaires de l’Institut français de Maurice. «La bande dessinée a été trop longtemps considérée comme un sous-genre littéraire, ce n’est pas normal ! Il y a énormément de talents dans ce médium à travers le monde. Et nous profitons justement de cette édition pour voir plus large et la consacrer à tout ce qui est image.» Barlen Pyamootoo a aussi annoncé la couleur pour la prochaine édition de 2027 qui sera, elle, consacrée à l’histoire.
Mais d’ici là, profitons de l'édition de 2026 avec tout ce qui suit :
Romans, BD, livres illustrés, tout va y passer avec plein d’invités
Encore du beau monde cette année. La BD sera bien représentée avec, par exemple, la venue de Pierre Makyo, que l’on connaît comme le partenaire de notre compatriote Laval Ng pour la saga La Balade au bout du monde, de l’illustratrice réunionnaise Natacha Eloy ou encore du jeune écrivain Alexandre Lenot, Prix de Cinq Continents de la Francophonie 2026 avec son second roman Cette vieille maison qui brûle. Sinon, au niveau local, on aura des noms comme Shakti Callikan qui viendra présenter son beau livre Emouvances, Evan Sohun, bédéiste, et même Salim Curimjee et Umar Timol.
Toujours des ateliers et des tables rondes
Beaucoup vont aussi parler, s'exprimer, puisqu’il y aura à nouveau des conférences et des tables rondes sur des thèmes comme la photographie à l’ère numérique, l’imprimerie ou encore la narration visuelle.
N’oublions pas les ateliers jeunesse, avec tellement d’artistes qui aideront les jeunes à créer des personnages, à raconter et comprendre les contes, tout en parlant de la mer et des animaux !
Des films !
Mais oui, qui dit image dit aussi cinéma ! Et cette année, place à une Une nuit du cinéma le 3 octobre, dès 19 heures, avec trois films dont le choix est, selon Barlen Pyamootoo, très ancré dans la résistance : le film d’animation Persepolis de feu Marjane Satrapi (avec qui les organisateurs sont entrés en contact pour cette édition), le court-métrage ukrainien de guerre Rock Paper Scissors – lauréat d’un Bafta, l’équivalent des Oscars en Angleterre – et, finalement, la nouvelle adaptation du livre La promesse de l’aube de Romain Gary, avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg.
Une belle fin
Le festival voit grand et se clôture cette année avec un curieux concept de concert dessiné : les illustrateurs Evan Sohun et Thierry Permal dessineront en live pendant que des musiciens de l’Atelier Mo’Zar s’en donneront à cœur joie avec leur musique. Du festif pour bien terminer ces trois jours qui ne manqueront pas d’intensité visiblement.
Pour un programme complet, vous pouvez aller sur la page Facebook du festival, qui sera continuellement mise à jour dans les jours qui viennent.