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En fuyant son compagnon en scooter, celui-ci la percute mortellement

La mère de Christabelle Ravina, 20 ans : «Se enn krim ; li merit gagn so lazistis»

8 août 2026

Isabelle se dit convaincue que le compagnon de sa fille l'a renversée délibérément.

Une semaine après le drame routier qui a coûté la vie à Christabelle Ravina, 20 ans, à Cap-Malheureux, l'émotion laisse place à la révolte. Alors que son compagnon, Damien Chanot, 22 ans, est provisoirement inculpé d’homicide involontaire par imprudence, soupçonné de l’avoir percuté mortellement, les proches de la victime réclament justice, convaincus qu’il s’agissait d’un acte délibéré. Témoignages.

Le choc a été violent, brutal, mais le mystère qui entoure les circonstances de cette tragédie l’est encore plus. Une semaine après l’accident ayant coûté la vie à Christabelle Ravina, une question continue d’obséder les esprits : s’agit-il d’un triste et effroyable coup du sort ou d’un acte criminel délibéré ? Aux petites heures du matin, le samedi 1er août, elle aurait enfourché son scooter pour fuir son compagnon Damien Charnot après une énième dispute. Celui-ci l’aurait poursuivie en voiture avant de percuter son deux-roues aux abords de la route côtière de Cap-Malheureux. Si, pour l’heure, la police agit avec prudence et l’a placé en détention policière sous un chef d’accusation provisoire d’homicide involontaire par imprudence, les proches de Christabelle Ravina, eux, ne semblent pas avoir le moindre doute : «Se enn krim. Li ti deza menass pou touy li.»

Agée de 20 ans, cela faisait deux ans que Christabelle Ravina partageait la vie de Damien Chanot, de deux ans son ainé, avec lequel elle vivait à Camp-Gervaise, Cap-Malheureux. Cependant, leur histoire n’avait rien d’une idylle romantique puisqu’elle était marquée par la violence, aussi bien psychologique que physique. Bien que très proche de sa mère, la jeune femme lui a longtemps caché son calvaire pour éviter de l’inquiéter et réservait ses rares confidences à sa meilleure amie Awena. Celle-ci relate : «Garson-la ti pe menas li sak fwa li sorti, ti pe veye ki linz li mete ek pa ti kontan ki li lor rezo». Au départ, dit-elle, les coups étaient calculés pour que ses vêtements puissent toujours dissimuler ses bleus, mais son secret n’a pas tenu longtemps : «Sa lane-la, linn koumans batt li mem dan so figir. Linn mem batt li devan so fami.» La raison pour laquelle elle avait tant de difficultés à mettre un terme à cette relation, poursuit Awena, était «parce qu’il la menaçait de mort à chaque fois qu’elle cherchait à le quitter. Li ti pe dir li ki kot li trouv li lor sime, li pou touy li». Selon les membres de l’entourage de Christabelle Ravina, les sorties de cette dernière étaient triées sur le volet. Ils avancent que son compagnon ne lui autorisait qu’à se rendre sur son lieu de travail, chez l’esthéticienne, chez sa mère ou chez quelques amis proches, mais ces rares déplacements pouvaient malgré tout devenir des prétextes à de violents conflits. Elle aurait déjà tenté de s’en remettre à la police, en vain.

«Zot inn gagn lager»

Quelques heures avant le drame, soit dans la soirée du vendredi 31 juillet, Awena relate avoir pu passer un peu de temps avec sa meilleure amie. «Li ti al fer so zong ek ti fini inpe tar. Apre sa, linn dir mwa vinn ek li pou al kot so mama. Linn pran kas pou al rod enn manze, lerla linn kit mwa lakaz ek linn retourn kot li. Kouma linn rantre garson-la inn tap li. Se la ki linn pran scooter linn resorti», dit notre interlocutrice. Cela, elle l’aurait appris de Damien Chanot, lui-même, peu de temps avant son arrestation. Elle raconte l’avoir contacté sur son cellulaire immédiatement après avoir appris que sa meilleure amie avait été victime d’un accident de la route. «Linn dir mwa ki zot inn gagn lager, ki Christabelle inn pran scooter inn ale ek ki linn swiv li. Linn dir mwa ki aksidan-la finn arrive parski linn zett so lekor. Se par laswit ki nounn kone ki linn tap ar li.» Révoltée, elle s’interroge : «Sak fwa zot ti pe gagn lager, li ti kone ki Christabelle ti pou vinn get mwa, apre li pou retourn so lakaz. Kifer linn rod swiv li sa zour-la?» Elle persiste et signe : «Pour moi, c’est clair qu’il ne s’agit pas d’un simple accident. Si li ti involonter, garson-la pa ti pou al dan diskotek zis apre kinn arriv sa.» La mère de la victime, Isabelle, abonde dans le même sens : «Se enn krim ; li meritt gagn so lazistiss».

Sa meilleure amie relate que la victime a souvent été brutalisée par son petit-ami, qui l'aurait menaçait de mort.

L’accident s’est produit peu avec 1 heure du matin, aux abords de la route côtière de Cap-Malheureux, près de Kuxville. Lorsque la police est arrivée sur les lieux, elle a trouvé Christelle Ravina inconsciente, allongée sur l’asphalte sur le dos à quelques mètres de son deux-roues, qui saignait abondamment. Elle a aussitôt été conduite à l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam, à Pamplemousses, par le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU), où son décès a été constaté par un médecin. Une autopsie pratiquée par le Dr Prem Chamane, médecin légiste de la police, a attribué son décès à un shock due to injury to the chest.

L’arrestation de Damien Chanot est survenue moins de deux heures après le drame près d’une boite de nuit à Grand-Baie, mais celle-ci était avant tout relative à une enquête pour un vol de voiture rapportée au poste de police de Saint-Pierre. C’est après avoir visionné les images des caméras Safe City que les enquêteurs se sont aperçus qu’il s’agissait de la même voiture vue en train de poursuivre Christina Ravina durant les instants ayant précédé son accident. Des traces d’impact décelées sur le pare-choc avant les ont aussi laissé supposer que le véhicule serait bel et bien entré en collision avec le deux-roues que pilotait la jeune femme. Appréhendé, Damien Chanot, déjà en liberté conditionnelle pour une affaire de drogue, a été soumis à un alcootest, qui s’est avéré négatif, mais a été testé positif à la drogue. Il fait, pour l’heure, l’objet d’un chef d’accusation provisoire d’homicide involontaire par imprudence. L’enquête suit son cours afin de faire la lumière sur les circonstances de cette tragédie.

Cadette d’une fratrie de quatre enfants, Christabelle Ravina est décrite par ses proches comme une jeune femme «joviale, amicale et populaire». Avec sa maman Isabelle, elle avait une relation fusionnelle même si elles ne vivaient plus sous le même toit. «Li ti pe sonn mwa toulezour, swa li vinn get mwa», lâche-t-elle, le cœur en morceaux. Elle laisse derrière elle un fils de 4 ans, issue d’une précédente union, dont sa mère a pris l’entière responsabilité. Passionnée par la cuisine, Christabelle Ravina travaillait dans un hôtel mais espérait de trouver les fonds nécessaires pour ouvrir son propre commerce. Son plus grand rêve était, cependant, de faire construire une maison pour son enfant et elle. Hélas, elle a quitté ce monde bien trop tôt, laissant derrière elle ses proches face à l’injustice d’une jeunesse volée.

Une touriste Néerlandaise de 10 ans renversé mortellement par un autobus

Ce qui devait être un agréable moment entre proches a pris une tournure cauchemardesque pour la famille Wunderlich, originaire des Pays-bas. Arrivée dans l’ile le 27 juillet dernier pour des vacances, elle séjournait à l’hôtel Casuarina, à Trou-aux-Biches. Le vendredi 31 juillet, la petite Helena, âgée de 10 ans, a été grièvement blessée après avoir été renversée par un autobus en face de l’établissement. Conduite à la Clinique du Nord dans une ambulance, elle a été admise au département des soins intensifs et placée sous assistance respiratoire. Malheureusement, elle a fini par pousser son dernier soupir après seulement un jour d’hospitalisation. L’autopsie pratiquée par le Dr Prem Chamane, médecin légiste de la police, a attribué sa mort à des cranio cerebral injuries. Appréhendé, le conducteur de l’autobus impliqué, âgé de 31 ans, a été soumis à un alcootest et à un drug test, qui se sont avérés négatifs. Interrogé, il a indiqué aux enquêteurs qu’il circulait aux abords de la route côtière de Trou-aux-Biches lorsque la fillette aurait soudainement traversé la route. Libéré sous caution après une première comparution devant le tribunal pour coups et blessures par imprudence, il s’y est présenté à nouveau ce lundi 3 août pour de nouvelles procédures.

Renversée par un autobus, Kathoon Peerbaccus décède la veille de ses 92 ans

Aller faire leurs emplettes à Port-Louis était chose courante. Cependant, ce mercredi 5 août, cette sortie entre mère et fils a pris une tournure dramatique et inattendue. Aux alentours de 10 heures, ce matin-là, Bibi Kathoon Peerbaccus marchait lorsqu’un autobus lui a roulé dessus en effectuant un virage à l’angle des rues Farquhar et Louis Pasteur, près du magasin Feu Rouge ; un accident survenu la veille de ses 92 ans. Restée coincée sous le véhicule, la nonagénaire, blessée notamment au bras gauche, n’a pas tardé à perdre connaissance. Sollicité, un médecin du Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) n’a pu que constater son décès en arrivant sur les lieux. L’autopsie pratiquée par le Dr Seewooruttun, médecin légiste de la police, a attribué le décès de cette habitante de La Tour Koenig au choc de ses multiples blessures. Par ailleurs, le conducteur de l’autobus impliqué a été soumis à un alcootest, qui s’est avéré négatif. Après sa comparution devant le tribunal pour homicide involontaire, il a été libéré après avoir fourni une caution de Rs 25 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 100 000. Les images des caméras Safe City situées à proximité du lieu du drame seront visionnées afin de faire la lumière sur les circonstances de cette tragédie.

Fauché par un motocycliste, Dharamraj Munbodowah, 63 ans, ne survit pas

Il a connu une triste et tragique fin. Dans la soirée du lundi 3 août, Dharamraj Munbodowah est mort sur le coup après avoir été renversé par un deux-roues aux abords de la route principale de Belle-Source, à Pamplemousses. Lorsque les limiers du poste de police de la localité sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé cet habitant de la localité âgé de 63 ans qui gisait inconscient sur l’asphalte et saignait abondamment. Conduit à l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam par le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU), son décès y a été constaté. Une autopsie a attribué sa mort au choc de ses multiples blessures et fractures. Pour les besoins de l’enquête, le conducteur de la moto impliquée, âgé de 20 ans, a été conduit au poste. Questionné par les enquêteurs, il a refusé de donner sa version des faits le même jour, leur indiquant qu’il ne donnerait sa déclaration en présence d’un homme de loi. L’alcootest et le drug test auxquels il a été soumis se sont avérés négatifs. Il a passé la nuit en détention avant sa comparution devant le tribunal le lendemain sous une charge provisoire d’homicide involontaire.

Salman Shafiullah Jeetoo, 24 ans, meurt écrasé sous son véhicule tombé en panne

Il a perdu la vie dans des circonstances tragiques. Ce jeudi 6 août, en début de soirée, Mohammad Salman Shafiullah Jeetoo, 24 ans, n’a pas survécu après qu’il a été écrasé sous son véhicule, tombé en panne. D’après l’enquête policière, le jeune homme s’était garé aux abords de la route principale de Crève-Cœur, sur le côté gauche, et effectuait les réparations nécessaires sous son véhicule lorsque celui-ci a été percuté par une autre voiture de derrière. Conduit à l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam dans une ambulance, son décès y a été constaté. Au moment de l’impact, son père se trouvait sur le siège arrière de la voiture. Blessé suite au choc, il a été hospitalisé. Quant au conducteur de la deuxième voiture impliquée, âgé de 58 ans, il a été soumis à un alcootest, qui s’est avéré négatif. Il a néanmoins passé la nuit en détention policière avant sa comparution devant le tribunal le lendemain sous une accusation provisoire d’homicide involontaire.

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