Le jour J est arrivé. Et cela, après bien des interventions de Roshi Bhadain, le leader du Reform Party, sur les réseaux sociaux et les ondes des radios. Rendez-vous donc ce dimanche 19 juillet, à La Louise, pour le meeting de ce parti qui a choisi un thème très en vogue actuellement : «Pa touss nou pension.» Au programme, dès 9h30, plusieurs écrans géants et, surtout, Bhadain qui expliquera à quel point la réforme de la pension n’est pas une bonne chose pour le peuple.
Ce rassemblement a lieu une semaine après la marche organisée par les syndicats à Port-Louis pour dire non, eux aussi, à la reforme de la pension. Une marche qui avait accueilli des centaines de personnes. Plusieurs corps syndicaux devraient être présents au meeting du Reform Party, nous a-t-on laissé entendre, alors que des partis politiques comme le PMSD et le MSM ont fait savoir qu’ils n’y seront pas. Par contre, les membres d'En Avant Moris ont posté sur les réseaux sociaux qu’ils allaient être présents.
Au-delà de tous les discours de Roshi Bhadain, il y a aussi les autres membres du parti qui étaient pas mal sur le terrain durant la semaine écoulée pour tâter le pouls de la population et mobiliser celle-ci pour le meeting. Il y a, par exemple, Mahen Balloo, très présent au no18 (Belle-Rose–Quatre-Bornes) et au no14 (Savanne–Rivière-Noire), qui était aux premières loges pour les dernières préparations en vue du rassemblement. «J’ai l’impression que les gens sont devenus comme des mous zonn prêts à attaquer (rires). Beaucoup m’ont dit, en tout cas, qu’ils sont contents de venir au meeting, qu’ils s’organisent, car le sujet les interpelle. Eh oui, cette histoire de pension concerne tout le monde. Je suis aussi content de voir qu’il y a énormément de jeunes qui sont intéressés à venir. Cela me conforte dans l’idée que nous pouvons être une troisième force.»
Gemini Panicken, très actif au no8 (Quartier-Militare–Moka), partage le même avis : «La population a eu un déclic avec tout cette polémique autour de la réforme des pensions. Et on voit clairement que maintenant, les gens n’ont pas peur, comparé à 2024, où c’était plus difficile de les convaincre de venir dans un de nos rassemblements.»
Ces derniers jours, Sylvia Edouard, qui revient d’Angleterre, est allée à la rencontre des habitants du no4 (Port-Louis Nord–Montagne-Longue), qu’elle connaît bien depuis plusieurs années. Et le response semble plus que satisfaisant. «Maintenant, ce sont les gens qui viennent vers nous. Beaucoup m’ont dit qu’ils s’organisent pour être présents au meeting.»
Elle souligne l’importance d’une mobilisation en présentiel : «Souvent, les gens nous disent : on a les réseaux sociaux, on va suivre via les lives. Or, nous leur disons que c’est important qu’ils viennent, qu’ils se mobilisent, c’est une façon de s’affirmer dans ses convictions. Surtout qu'on parle là d’un sujet qui nous concerne tous. On parle de la pension des seniors, mais aussi d’un travailleur, d'un employé qui doit se projeter dans le futur, sans oublier les enfants qui vont rejoindre le marché du travail à l'avenir. Donc venez si vous tenez à votre avenir.»