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L'«Ocean Economy AI Lab» officiellement lancé à Maurice 

L’intelligence artificielle au service de l’économie bleue

8 mai 2026

Georges Chung Tick Kan est le fondateur et président d'Ocean Economy AI Lab, et Vishal Seeboruth en est le CEO.

«Where the ocean meets intelligence.» C’est sous ce thème que l’Ocean Economy AI Lab a été officiellement lancé le mercredi 6 mai, lors d’une cérémonie à l’hôtel Le Suffren. Une initiative, présentée comme une première du genre à Maurice, visant à renforcer l’économie bleue du pays tout en s’inscrivant dans les Objectifs de développement durable des Nations unies. Grâce à l’intelligence artificielle, le projet a pour but d’accompagner les pêcheurs dans l’identification des bancs de poissons, tout en favorisant une pêche plus responsable et respectueuse de l’écosystème marin.

Un secteur porteur d'avenir pour notre pays. On entend beaucoup parler d'économie bleue depuis quelques années, soit l'ensemble des activités économiques liées à l'océan, et comme nous sommes entourés par celui-ci, on gagnerait à en tirer davantage partie, mais d'une manière plus responsable et durable. C'est dans cette optique qu'a été lancé l'Ocean Economy AI Lab, une initiative privée fondée par Georges Chung Tick Kan en collaboration avec l’entreprise japonaise Ocean Eyes Co. Ltd. dont le cofondateur et directeur est le Dr Hidekazu Kasahara. Ce laboratoire fait notamment partie du groupe T-Printers qui est dirigé sur le plan opérationnel par Vishal Seeboruth, Chief Executive Officer, et Vanessa V. Chellen, Chief Technology Officer.

Outre les initiateurs du projet, plusieurs personnalités étaient présentes lors du lancement de celui-ci au Suffren, le mercredi 6 mai : Cassam Uteem, ancien président de la République de Maurice, Wakana Nakamura, première secrétaire de l’ambassade du Japon, Axell Angeli (Allemagne), conférencier de renommée internationale, évangéliste du numérique et conseiller spécial de l’Ocean Economy AI Lab, ainsi que des représentants de la communauté locale des pêcheurs.

«Plus qu’une initiative, c’est une promesse», a décrit le CEO de T-Printers, Vishal Seeboruth. La mission du Lab va au-delà de l’exploitation des ressources : elle porte également sur la durabilité et la préservation. En effet, l’*Ocean Economy AI Lab *s’engage à exploiter l’intelligence artificielle afin de mieux comprendre, protéger et développer durablement les ressources océaniques de Maurice.

«Ensemble, à l’image d’un banc de poissons avançant dans la même direction, je pense que nous pouvons faire entrer notre pays dans une nouvelle phase de développement économique, car nous voulons construire un nouveau pilier économique et adresser un message fort aux entrepreneurs ainsi qu’aux start-up», a déclaré Georges Chung Tick Kan, fondateur et président de l’Ocean Economy AI Lab.

Il a également présenté plusieurs statistiques liées aux importations et exportations de Maurice en 2025, soulignant notre forte dépendance aux importations de poissons, estimées entre Rs 20 et 22 millions. C’est justement dans cette optique que ce projet a pour objectif de poser des bases solides en matière de données et d’intelligence artificielle, notamment à travers l’intégration de données satellitaires, environnementales et de terrain afin de produire des informations exploitables. L’initiative vise également à aider les acteurs opérant en mer, en particulier les pêcheurs, à prendre de meilleures décisions, tout en développant des compétences durables pour Maurice dans le domaine de l’économie océanique.

L’Ocean Economy AI Lab a présenté son premier produit : un outil de cartographie des zones potentielles de pêche (Potential Fishing Ground – PFG). Cette application est conçue pour accompagner les pêcheurs et les opérateurs de navires de pêche, des pêcheurs artisanaux aux plus grands bateaux de pêche, en identifiant les zones où les conditions de pêche sont les plus favorables.

Le système combine des données environnementales et des approches prédictives afin de générer des recommandations de zones de pêche, contribuant ainsi à réduire l’incertitude, à améliorer l’efficacité opérationnelle et à encourager des pratiques plus durables. La première phase de déploiement du projet se concentrera sur les espèces de thon, avant d’être progressivement élargie à d’autres espèces de poissons dans les prochaines étapes. Lors de l’événement, les invités ont eu un premier aperçu de la future application mobile PFG grâce à une vidéo de démonstration dédiée, démontrant la manière dont cette technologie transformera des données océaniques complexes en informations claires et exploitables pour les pêcheurs en mer.

«Certains pêcheurs sont confrontés à de nombreuses incertitudes lorsqu’ils prennent la mer, et l’intelligence artificielle peut aujourd’hui apporter des solutions concrètes à ces défis. Très souvent, les pêcheurs passent de longues heures en mer et consomment une quantité importante de carburant à la recherche des meilleures zones de pêche. Grâce à ce projet, nous voulons justement réduire cette incertitude et leur fournir des données plus précises pour les aider dans leur travail», a expliqué le Dr Hidekazu Kasahara, cofondateur et directeur de la firme japonaise Ocean Eyes Co. Ltd.

Vanessa V. Chellen, Chief Technology Officer (CTO) de l’Ocean Economy AI Lab, a clôturé sur ces mots : «Cette convergence est le point de départ de la transformation. Il s’agit de construire notre capacité à comprendre notre océan mieux que nous ne l’avons jamais fait auparavant. Car la technologie, à elle seule, ne crée pas d’impact ; les données seules ne produisent pas de compréhension ; et les modèles, à eux seuls, ne permettent pas de prendre des décisions. Ce qui crée un véritable impact, c’est le système que nous construisons : un système où les données sont transformées en connaissances fiables, où les décisions sont améliorées, et où la valeur se concrétise sur le terrain, aux côtés des pêcheurs.»

Kenzy Brunet, COO & Secretary de la Mauritius Co-Operative Fisherman Foundation Federation Ltd aux côtés des pêcheurs.

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