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5 mars 2026 11:12
Nos animaux ne peuvent pas parler, mais ce n’est pas pour autant qu’ils ne souffrent pas. Savoir observer leurs comportements et les signaux qu’ils envoient peut nous aider à détecter à temps s’il y a un problème et à agir rapidement.
Votre chien ne semble pas dans son assiette ? Il semble avoir mal quelque part et des difficultés à se déplacer ? Il gémit et devient agressif lorsque vous essayez de toucher la zone en question ? Votre chat, au lieu de gambader comme à son habitude, se cache, se lèche excessivement et pousse des miaulements inhabituels. Ce sont là des signes qui doivent vous alerter et vous indiquer que quelque chose ne tourne pas rond chez votre animal de compagnie. La douleur chez l’animal domestique, que ce soit à cause d’une blessure ou de la vieillesse, ne doit pas être ignorée.
Pour le Dr Jowad Timol de la clinique Vétérinaire Mauritius 24/7, qui se trouve à Albion et à Triolet, il est important de rester attentifs aux signaux qu’envoient nos animaux de compagnie. Pourquoi ? Parce que contrairement à nous, les humains, ils ne peuvent pas parler et s’exprimer pour dire où ils ont mal. Ils ne vont pas non plus forcément crier ou se tordre de douleur. «Reconnaître la douleur chez l’animal et la gérer de manière appropriée est essentiel pour son bien-être. Contrairement aux humains, les animaux ne peuvent pas exprimer leur douleur avec des mots. Ils la manifestent à travers des signes comportementaux, physiques et physiologiques.»
En effet, les animaux manifestent leur mal-être autrement : par un changement de comportement, une baisse d’appétit, une fatigue, une boiterie, des gémissements ou encore une agressivité inhabituelle. «Les changements de comportement figurent parmi les premiers indicateurs. Un animal qui devient soudainement irritable, agressif ou, au contraire, qui se replie sur lui-même et s’isole, peut être en souffrance. La perte d’appétit est également un signal à ne pas négliger. S’il mange à peine ou refuse totalement de s’alimenter, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Il y a aussi des vocalisations inhabituelles telles que des gémissements, des plaintes, des grognements ou des miaulements excessifs qui traduisent souvent un inconfort ou une douleur», souligne le Dr Jowad Timol.
Un autre signe qui doit alerter, explique-t-il, est le léchage excessif d’un endroit en particulier. «Il peut indiquer une douleur localisée liée à une blessure, une inflammation ou encore de l’arthrose. De plus, des modifications de la posture ou de la mobilité constituent un autre signe d’alerte : boiterie, raideur, difficultés à se lever ou à se déplacer, position courbée ou dos arqué chez le chat, refus de sauter ou de monter les escaliers.»
Outre ces changements, qu’ils soient au niveau de leur comportement ou de leurs habitudes, il y a certains signes physiques plus visibles qui devraient vous mettre la puce à l’oreille. On parle là d’une respiration qui devient subitement rapide, d’un soudain halètement alors qu’il ne fait pas forcément chaud et qu’il est au repos. Les pupilles dilatées, le regard fixe ou anxieux, les tremblements, les frissons ou encore une salivation excessive sont autant d’indices qui doivent vous inciter à consulter rapidement un vétérinaire.
Avant toute chose, le vétérinaire procèdera à une évaluation complète afin d’identifier la source de la douleur et de proposer un traitement adapté. «À la clinique Veterinaire Mauritius, présente à Albion (24/7) et à Triolet (7/7), un examen clinique approfondi est réalisé, pouvant inclure un examen neurologique et, si nécessaire, des radiographies pour établir précisément l’origine de la douleur», lance le Dr Jowad Timol.
En matière de traitement, il insiste sur un point essentiel : il ne faut jamais administrer à son animal des médicaments destinés aux humains sans avis médical. «Le paracétamol (ex. Panadol, Dolipran, Efferalgan), l’ibuprofène (ex. Nurofen, Brufen) et le diclofénac, par exemple, sont formellement déconseillés chez les chiens et les chats. Ces substances peuvent provoquer de graves intoxications et rendre l’animal très malade. Il existe en revanche des analgésiques vétérinaires spécifiquement conçus pour les chiens et les chats. Ceux-ci doivent impérativement être prescrits par un vétérinaire, qui déterminera le dosage approprié ainsi que la durée du traitement.» Par contre, si certains médicaments ou compléments à base de plantes peuvent contribuer à soulager la douleur, il est important que cela soit fait après l’aval du vétérinaire, ceci afin d’éviter toute réaction indésirable.
Ce qu’il est aussi important de savoir, c’est que maintenir un poids correct est essentiel pour limiter la pression sur les articulations tout comme la pratique d’un exercice modéré et régulier permettra à l’animal de rester mobile sans pour autant aggraver son état. «Un animal qui souffre ne le montre pas toujours de façon évidente. Il est donc essentiel de connaître les signes subtils et d’être attentif aux changements de comportement. La gestion de la douleur passe par une approche globale, intégrant médecine vétérinaire et parfois soins alternatifs», conclut le Dr Jowad Timol. Et n’oubliez pas qu’il ne faut jamais administrer de médicaments destinés aux humains à un animal sans l’avis d’un vétérinaire, car cela peut être extrêmement dangereux.
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