Ils montent au créneau et fustigent encore. Lors de la conférence du Fron Militan Progresis, Paul Bérenger n’a pas mâché ses mots. Il devait décrire une situation «révoltante et dangereuse» que ce soit au niveau du Parlement et du pays. Il devait critiquer l’unique jour de rentrée parlementaire, décrivant le Road Traffic Amendment Bill votée mardi dernier comme une «loi bâclée». Il devait souligner que le Parlement va reprendre dans deux mois alors qu’il y a des urgences comme tout le système de pension de vieillesse, la situation sur la drogue avec le décès d’un bébé, le dossier Chagos (un «enfantillage dangereux de dire que ça coûte trop d’argent pour aller aux Nations Unies» selon Bérenger) ou même la réforme électorale et l’affaire Kistnen.
Il devait aussi exiger la démission du ministre de la Santé Anil Bachoo tout en disant qu’il faudrait un remaniement ministériel, disant que «mo gagn honte pour le Parti travailliste» en parlant de l’affaire concernant le ministre en question. Il devait aussi parler du salaire évoqué du futur CEO de l’Economic Development Board qui avoisinerait les Rs 1 millions. «Ce n’est qu’un exemple parmi les abus (…) C’est un viol de la méritocratie. On fait beaucoup de mal au pays. On sent le mécontentement et la nervosité du public qui s’agrandit.(…) Il n’y pas de dialogue du tout, on ne fait qu’imposer à droite à gauche. Il faut un dialogue permanent et institutionnalisé.»
Dans la foulée, il devait aussi annoncer que le FMP accueille dans ses rangs Rama Valayden et Nellkant Dulloo, tout en soulignant par la suite que le contact se poursuit avec d’autres partis d’Opposition extra parlementaires.
L’actuel leader de l’Opposition Chetan devait lui dire faire ressortir que «le Road Traffic Amendment Bill est une loi votée en un seul jour, alors que les professionnels n’ont pas eu le temps d’en débattre.» La chief whip de l’Opposition Joana Bérenger devait aussi dire, en prenant comme exemple la présentation du Wetlands Bill, «que c’est un non sens d’avoir des consultations publiques après qu’une loi soit votée, alors que tout doit être débattu avant.» Elle est aussi revenue sur l’unique séance parlementaire de mardi dernier disant qu’il «faut rétablir la démocratie, le Parlement est fermé pour plus d’un mois alors que près de 20 questions parlementaires attendent des réponses, sur des sujets comme la Silver Bank, les travailleurs étrangers, etc…»