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Ce 4 août sur Apple TV et le 10 août ailleurs

«Prisoners of Paradise» : de beaux souvenirs autour de ce film sur un amour interdit tourné chez nous

25 juillet 2026

Un voyage dans le temps, comme dans le long-métrage. Plusieurs personnes qui ont bossé sur ce film (dont notre incontournable Zulu) nous parlent de son tournage, en pleine pandémie de Covid-19 en 2020, et cela avant la grande sortie de cette adaptation d’un livre à succès au début du mois prochain.

C’est l’histoire de Lucy. Cette jeune orpheline de 17 ans débarque à l’île Maurice en 1925 pour aller vivre chez son oncle. Or, la voici qui s’éprend d’un laboureur indien, dans la grande période des travailleurs engagés indiens, et d’anciens esclaves qui essaient d’avoir une nouvelle vie, ce qui ne va pas manquer de créer des tensions des deux côtés. C’est la trame du film Prisoners of Paradise, adaptation d’un livre très acclamé de Romesh Gunesereka, réalisé par Mitch Jenkins, avec notamment Elie Bamber et Mehdi Dehbi, visage de la série Messiah sur Netflix, et Rhona Mitra, vue dans Underworld 3 et The Last Ship.

Et surtout, un film tourné à Maurice en 2020, en pleine pandémie de Covid- 19. Et si le nom vous paraît familier, sachez que le film a été co-produit et co-scénarisé par Alan Govinden, homme d’affaires décédé en novembre 2021. Un nom longtemps mentionné dans l’affaire très médiatisée d’Angus Road – une acquisition de biens de Rs 20 millions qui avait été très controversée – impliquant l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth.

Le film arrive dès ce 4 août sur Apple TV à l’achat et à la location et le 10 août sur d’autres plateformes VOD, avec un trailer qui a été bien partagé sur les réseaux sociaux au cours de la semaine. Et il y a eu pas mal de Mauriciens attachés à ce projet, avec des tournages au Docks, à Port-Louis, à la Maison Eureka, au Château Labourdonnais, entre autres locations.

Parmi, il y avait notre cher Michel Babajee, alias Zulu, qui a écrit trois morceaux pour le film et que l’on verra aussi à l’écran dans une scène avec des musiciens. *«J’avais rencontré ce producteur nigérien qui cherchait justement un artiste mauricien pour l’aider avec la musique du film. Je l’avais référé à quelqu’un d’autre, mais il m’a finalement dit que c’était moi qu’il cherchait. J’ai donc composé ces trois morceaux, notamment Prisonier ene Paradi. On essayait de trouver un son qui était bien dans la période décrite dans le film. Mais je ne sais pas, avec la mort d’Alan, si la production est allée dans cette direction, on verra à l’arrivée. En tout cas, l’expérience de tournage a été quelque chose. J’y étais pour une scène où on avait recréé un village avec des esclaves. Je devais jouer un musicien sur scène. L’immersion était totale. On se serait vraiment cru dans cette époque.» *

«Irréel !»

D’autres ont démarré leur carrière dans le domaine avec ce film, à l’instar d’Aurore Magalie Ratte-Allet, qui était coiffeuse et daily stylist sur le tournage pendant 10 jours et qui a depuis travaillé sur d’autres tournages comme celui du récent Ni chaînes ni maîtres. «Depuis toute petite, je rêvais de bosser dans le monde du cinéma, un univers magique pour moi. Je ne savais pas comment y arriver. Un jour, une personne de mon entourage m’a dit qu’on cherchait une coiffeuse pour un film. Je ne savais même pas à l’époque qu’on allait tourner des films d’un tel calibre chez nous. J’ai donné une chance à la petite fille que j’étais. C’était quelque chose. On bosse avec des gens qu’on voit, d’habitude, sur des écrans, comme le héros de la série Messiah, que j’aime beaucoup. C’était irréel ! J’ai beaucoup travaillé avec des figurants pour des coiffures d’époque à faire très tôt le matin. Bref, je me dis que j’ai bien fait de ne pas abandonner mes rêves», nous dit la coiffeuse.

Et on termine du côté des (nombreux) figurants. Jérémie Tamatave s’est retrouvé dans cette aventure pour un seul jour de tournage au Château Labourdonnais. Le jeune homme devait jouer le rôle d’un ancien esclavage en train de nettoyer. Et si la journée s’est bien passée, Jérémie garde surtout le souvenir d’avoir conversé avec l’acteur Mehbi Dehbi : «En plus d’un tournage dans un cadre très immersif, j’ai pu papoter un peu avec cet acteur qui est un visage connu. Et j’ai été surpris de voir qu’il ne se la jouait pas star, mais était curieux. Il m’avait dit qu’il avait fait pas mal de recherches sur l’île Maurice pour se préparer au rôle et qu’il aimait beaucoup le pays dans sa complexité.»

Ben sinon, rendez-vous bientôt pour aller découvrir cet histoire d’amour interdit.  

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