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Responsabilité pénale dès 12 ans : DIS-MOI s’y oppose fermement

15 octobre 2026

Une annonce choc. Le Conseil des ministres envisage l’abaissement de l’âge de responsabilité pénale de 14 à 12 ans. Les réactions n’ont pas tardé. Parmi celle de l’ONG DIS-MOI (Droits Humains Océan Indien) qui exprime sa vive opposition à cette mesure. Si elle condamne les actes de violence et de vandalisme survenus ces derniers jours, l’organisation estime qu’une réponse à la crise ne doit pas se faire au détriment des droits fondamentaux des enfants.

Dans un communiqué publié le 14 octobre 2026, DIS-MOI appelle le gouvernement à reconsidérer cette proposition. L’ONG, qui bénéficie du statut d’observateur auprès du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant de l’Union africaine, met en garde contre un recul en matière de protection de l’enfance : «La réponse à une situation de crise ne doit pas se traduire par un recul des droits fondamentaux des enfants», souligne l’organisation.

DIS-MOI rappelle que le Comité des droits de l’enfant des Nations unies recommande de fixer l’âge minimum de responsabilité pénale à au moins 14 ans et déconseille expressément son abaissement. Maurice, signataire de la Convention relative aux droits de l’enfant, avait également franchi une étape importante avec l’adoption du Children’s Act 2020.

Pour l’ONG, revenir sur cette avancée soulève des interrogations quant à l’orientation de la politique nationale de protection de l’enfance. Elle souligne qu’à 12 ans, un enfant est encore en plein développement psychologique, émotionnel et social, et que sa responsabilisation doit avant tout s’inscrire dans une démarche éducative, protectrice et axée sur la réhabilitation.

Face aux violences récentes, DIS-MOI exhorte ainsi le gouvernement à privilégier le dialogue, la prévention, l’accompagnement psychosocial et des mécanismes de justice juvénile adaptés, plutôt que d’abaisser l’âge de responsabilité pénale.

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