J–0

Publicité

SAS HOME

Samantha Rosse-Rampal, du fait-main, du cœur et du ciment

8 août 2026

La jeune femme a fait le grand saut de l’entreprenariat full-time.

Un grand bond dans l’inconnu : devenir entrepreneure ! Un défi à la hauteur de la jeune femme, éprise du beau et du raffiné.

Toutes en courbes et en douceurs. Une poésie ronde qui apaise le regard. La sensualité de la rencontre est d’abord visuelle. L’idée d’une caresse s’impose. Glisser ses doigts sur une surface qui ne semble lisse qu’en apparence, sentir la matière, deviner le travail derrière chaque relief. Ressentir frisson de la découverte…Curieux.se ? Vous pouvez vivre cet instant de désir-déco en découvrant l’univers de Samantha Rosse-Rampal.

À 31 ans, l’entrepreneure, habitante d’Albion, vient d’installer l’échoppe de SAS HOME (Samantha Art Studio) à Cascavelle, où elle dévoile ses créations artisanales en ciment et une collection de bougies, de fragrances d’intérieur et de délicates attentions pensées pour embellir le quotidien. Vous pouvez aussi retrouver ses pépites sur Facebook et Instagram (@sas.home.creations). Entièrement imaginées et fabriquées à Maurice, elles célèbrent la beauté du fait-main et mettent en lumière un savoir-faire local: «Nous créons des pièces qui transforment les maisons en véritables lieux de vie, des objets qui apportent de l’élégance, de la chaleur et une émotion particulière», explique Samantha. Qui est-elle? D’où vient cette passion pour la matière, les formes et ces objets qui semblent avoir une âme ? Avec douceur et pudeur, elle dévoile son parcours et ses inspirations.

Who’s that girl-boss ? «Je suis maman de deux merveilleuses filles, épouse comblée et entrepreneure à temps plein. Je suis passionnée d’art, de création et de poï (jonglage avec le feu), je suis profondément attachée aux choses simples. Ma plus grande richesse est ma famille, mon foyer et le bonheur que nous construisons chaque jour. Je suis également diplômée d’une école de commerce de Poitiers, j’ai poursuivi mon parcours grâce à deux bourses, à l’Université de Limoges et à l’Université des Mascareignes.

J’y ai obtenu un Business Honor, avec une spécialisation en Humanités numériques, littérature scientifique et startup. J’ai passé plus de sept ans dans le marketing financier, le business development. Je me suis occupée de la gestion d’une agence internationale de communication et de marketing...»

La création, une évidence. «J’ai grandi dans une maison où la décoration occupait une place importante, grâce à mes parents qui ont toujours été passionnés par les beaux intérieurs. Très jeune déjà, j’aimais dessiner, fabriquer et imaginer. Adulte, je rêvais d’avoir une maison aussi chaleureuse que celle dans laquelle j’avais grandi. Mais j’ai rapidement réalisé que la décoration pouvait représenter un certain budget. Alors, j’ai commencé à apprendre seule, à tester, à créer et à fabriquer mes propres objets décoratifs. Créer est devenu mon moyen d’expression… Un moment de calme, de liberté et de bonheur dans mon quotidien. Avec le temps, j’ai compris que ce que j’aimais, c’était créer des objets capables d’apporter de la beauté, de la douceur et de l’émotion dans les maisons.»

When it was «young». «SAS HOME a commencé à temps partiel, entièrement en ligne, et vivait dans chaque recoin de notre maison. La salle à manger et la cuisine se transformaient en atelier. Les créations séchaient partout, et mes enfants ainsi que mon mari participaient souvent, à leur manière. À cette époque, j’avais un travail à temps plein, donc chaque minute était précieuse. Le matin, de bonne heure, j’avais déjà les mains dans le ciment. Ensuite, je préparais les enfants pour l’école avant de retourner à mes créations jusqu’au moment de partir au bureau. Mes pauses déjeuner étaient consacrées aux livraisons. Le soir, lorsque les enfants dormaient, l’aventure reprenait jusqu’à tard dans la nuit : création des publications marketing, préparation des commandes et organisation des livraisons du lendemain.»

De la passion au full-time. «Il y a eu une succession d’événements qui m’ont menée vers cette évidence. J’ai toujours eu envie d’entreprendre, mais la sécurité financière et la stabilité de mes enfants étaient importantes. Après un licenciement, j’ai traversé une période de doutes et d’incertitudes. C’est à ce moment-là que mon mari, mes parents et ma sœur m’ont donné la force d’oser et de croire en mon projet. Cette épreuve m’a poussée à transformer cette passion en véritable aventure entrepreneuriale. Mon mari et moi avons deux filles extraordinaires. Nous plaisantons souvent en disant que SAS HOME est notre troisième enfant… Le petit garçon que nous n’avons jamais eu. Nous le faisons grandir avec le même amour, la même patience et les mêmes espoirs.»

Une question d’émotions. «En achetant un de mes produits, j’aimerais que les gens ressentent de la fierté. Chaque pièce raconte une histoire. Derrière un vase, une bougie ou un plateau, il y a des heures de travail, mais surtout beaucoup de cœur, de passion et d’amour du fait-main. J’aimerais que les Mauriciens réalisent la richesse de notre savoir-faire local. Nous avons des artisans incroyablement talentueux sur notre île. Il est possible d’avoir une maison magnifiquement décorée avec des créations entièrement Made in Mauritius. Acheter local, c’est soutenir des familles, des rêves, des passions… C’est valoriser toute une communauté de créateurs et protéger son île.»

Publicité