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Un crématorium fait monter la tension à Camp-Marcelin

25 juillet 2026

Le bâtiment se trouve à moins de 150 mètres des habitations.

Entre inquiétudes environnementales et nécessité de trouver une alternative, le projet d’un crématorium à Camp-Marcelin, dans l’est du pays, suscite inquiétude et interrogations parmi les habitants de la région. Ces derniers disent craindre, notamment, les conséquences potentielles d’une telle infrastructure sur leur environnement et leur qualité de vie. Pour eux, la question principale demeure celle de l’impact sur la santé publique. Ils réclament davantage de transparence et des garanties avant toute avancée.

Les habitants de l’endroit souhaitent ainsi savoir quelles technologies seront utilisées, quelles normes de contrôle seront appliquées et quelles mesures seront prises pour éviter tout risque lié aux émissions atmosphériques. La gestion des résidus issus de la combustion, notamment les cendres, fait également partie des préoccupations soulevées.

«Nous voulons être rassurés. Un projet de cette ampleur doit être étudié dans la plus grande transparence, surtout dans une zone résidentielle, soit à moins de 150 mètres des habitations», expliquent ces habitants qui demandent la publication des études techniques et environnementales liées au projet. Ils estiment que l’Est, qui abrite déjà plusieurs communautés et des zones agricoles, doit faire l’objet d’une attention particulière avant l’installation d’un énième crématorium.

Ces habitants inquiets ont déjà fait circuler une pétition pour s’opposer à ce projet. Le député du Front Militan Progresis Chetan Baboolall a également interpellé le ministre des Collectivités Locales à ce sujet le 7 juillet. Il a notamment voulu savoir si tous les permis du District Council de Flacq sont en règle, y compris l’EIA (Environmental Impact Assessment). Le ministre de tutelle a fait savoir qu’il avait pris note de cette requête et qu’il allait «table the reports» bientôt.

Les autorités se veulent rassurantes et présentent ce crématorium comme une alternative pour désengorger la région. Elles soulignent que chaque projet doit respecter les procédures légales en vigueur, notamment les évaluations environnementales nécessaires avant une autorisation. Mais pour les habitants de Camp-Marcelin, une question demeure : la mise en opération doit-il se faire au détriment de l’environnement ? Le débat ne fait que commencer, entre urgence écologique et besoin de protéger les habitants.

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