Publicité

Commission d’enquête sur la mort du détenu Andy Selmour

Un détenu reconnaît sa participation à l’agression mortelle

26 mars 2026

Cette semaine, dans le cadre des travaux visant à faire la lumière sur les circonstances ayant entraîné la mort du détenu Andy Selmour, un autre détenu, soupçonné d’avoir participé à son agression mortelle, a été entendu à titre de témoin. Interrogé par le président de la Commission, soit l’ex-juge Paul Lam Shang Leen, ainsi que par Me Deepak Rutnah, l’avocat de la famille du défunt, il a fait la chronologie des événements du 9 décembre 2025.

Il a expliqué que ce matin-là, la concubine d’Andy Selmour lui avait rendu visite et lui avait remis un sac. Selon lui, lorsque celui-ci est revenu au Kestrel Unit, il avait en sa possession un tube de dentifrice, notamment, dans lequel aurait été dissimulé de la drogue synthétique. Il dit lui avoir réclamé sa part puisqu’il avait partagé son repas avec lui plus tôt le même jour en échange de drogue synthétique. Ce même tube de dentifrice aurait, par la suite, entraîné une violente dispute entre Andy Selmour et d’autres détenus. Le témoin a admis qu'il faisait partie du groupe ayant agressé le jeune home. Il lui aurait infligé des coups à la tête avec un morceau de bois.

La concubine d’Andy Selmour a également été interrogée par la Commission. Elle a reconnu avoir apporté un tube de dentifrice, une savonnette, deux rasoirs et un cahier au jeune homme mais nie fermement avoir dissimulé de la drogue synthétique dans ses effets personnels. Elle a, cependant, déclaré qu’Andy Selmour semblait «stressé» lorsqu’elle lui avait rendu visite.

Un infirmier ayant pris en charge le détenu à son arrivée au Medical Complex de la prison de Melrose, le jour fatidique, a aussi été auditionné. Revenant en détail sur la prise en charge du jeune homme, il a expliqué avoir constaté que celui-ci avait une écchymose à la tête. Lorsque son état de santé s’est détérioré, il dit avoir alerté un assistant commissaire des prisons à plusieurs reprises de l’urgence de le faire transférer à un hôpital mais qu’aucune suite n’aurait été donnée à sa requête. Selon lui, la responsabilité revient, en partie, aux officiers de la prison.

Les conditions de détention à la prison ont également été abordées, soit la surpopulation, le manque d’activités, l’accès limité aux soins et le manque d’effectifs, entre autres ; des facteurs qui engendrent une atmosphère tendue, selon la National Human Rights Commission. Les auditions se poursuivront la semaine prochaine.

Publicité