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26 février 2025 10:32
La police se retrouve avec un nouveau cas de persécution et de harcèlement allégués en interne. Une Trainee Woman Police Constable (TWPC) a dénoncé une Woman Police Sergent (WPS) à cet effet. Elle affirme que sa supérieure la harcèle depuis plusieurs mois. La TWPC a consigné une déposition au poste de police de sa localité, le 15 février.
Cette jeune femme de 21 ans, explique qu’elle a rejoint la force policière, le 1er août 2024. Elle raconte qu’elle est en formation résidentielle à la Police Training School, à Beau-Bassin. Elle souligne que sa formation s’est déroulée sans heurt, mais que celle-ci s’est transformée en calvaire en septembre 2024 lorsqu’elle a remarqué que sa supérieure accordait des préférences à certaines filles. Elle allègue qu’au mois d’octobre 2024, une WPS responsable de sa formation l’a fait appeler à son bureau pour savoir si elle avait un téléphone portable sur elle. Ce qu’elle a catégoriquement nié. Elle avance que cette dernière l’aurait insultée après cet échange verbal. «Ou pe gagn letan pou al repoze. Bez ou (...) ou al repoze.»
C’est ce que sa supérieure lui aurait dit devant une autre TWPC. La Nordiste s’est alors sentie humiliée par les propos vulgaires tenus par sa formatrice. Ce n’est toutefois pas là que le bât blesse, dit-elle. Elle raconte que très souvent, ladite WPS fait des commentaires négatifs à son encontre devant toute la classe sans citer son nom, mais elle sait qu’ils sont faits à son égard… Surtout quand il s’agit des remarques liées à l’utilisation du téléphone portable. La TWPC de 21 ans explique qu’il y a aussi eu d’autres incidents l’opposant à la WPS, dont un qui s’est produit le 10 janvier, soit deux jours avant ses examens du troisième trimestre. Elle affirme qu’un inspecteur, formateur à la Police Training School, l’a fait appeler à son bureau.
Il lui a demandé si la WPS avait remis son téléphone portable à un autre Police Sergent un jour plus tôt pour ses besoins personnels. Elle a une fois de plus nié les faits. La jeune fille allègue que l’inspecteur lui a alors parlé sur un ton agressif et menaçant en présence d’une autre TWPC. «To pa koz manti ek mwa parski mo bann dimounn finn dir mwa tou laverite», lui aurait lancé l’inspecteur. La jeune Nordiste soutient qu’elle s’est sentie très embarrassée et déshonorée par l’habitude de l’inspecteur de police. Elle a ensuite été invitée à signer une déposition à ce sujet, consignée par un autre sergent de police, relative au téléphone portable et qui allait aussi être insérée dans son dossier personnel. Elle juge cela injuste à son égard. Elle estime qu’il n’y a aucune preuve contre elle.
Elle est d’avis que ses instructeurs s’acharnent sans raison sur elle alors qu’elle estime être une élève brillante. Toute cette affaire l’affecte terriblement. Elle explique qu’elle était on sick leave du 3 au 7 février sur les conseils d’un médecin de la police. Elle avance qu’elle a dû prolonger ses jours de congé de maladie du 8 au 16 février car elle s’est blessée à la jambe gauche. Elle souligne que la persécution et le harcèlement à répétition de la WPS et de l’inspecteur lui font subir des préjudices moraux et la démotivent à poursuivre sa formation de policière. Elle précise qu’elle a décidé de porter plainte à la police afin d’avoir des cours de formation par des instructeurs bien élevés. Le service de presse de la police confirme qu’une enquête est en cours dans cette affaire.
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