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Dans nos salles

«Vansh»: les mécanismes de la violence domestique à l’écran

14 mars 2026

Preetila Jumungal veut utiliser le cinéma pour conscientiser sur le problème de violence domestique.

Le 8 mars dernier, pour la Journée internationale des droits des femmes, le MCiné de Trianon a organisé l’avant-première de ce long-métrage qui raconte l’histoire d’un couple plongé dans la spirale de la violence. En attendant une sortie en salles pour très bientôt, la réalisatrice du film, Preetila Jumungal, directrice de l’ONG Shreeji – qui vient en aide aux personnes victimes de violences – nous parle de ce projet cinématographique de conscientisation.

Qui suis-je ?

«Je suis Preetila Jumungal, fondatrice et directrice de Shreeji, une ONG basée à Baie-du-Tombeau depuis 12 ans, qui vient en aide aux groupes vulnérables, soit des femmes et des enfants violentés. Shreeji représente un nom unique et féminin qui signifie «la femme». Et si une femme souffre, c’est son enfant, sa famille et tout son entourage qui souffrent aussi. Notre mission et notre vision s’inscrivent donc dans l'empowerment de ces femmes et des enfants.»

Les débuts du projet 

«Vansh («Lignée» en hindi) est un projet qui a commencé dans la période post-Covid. À Baie-du-Tombeau où se trouve mon ONG, il y avait eu beaucoup de cas rapportés de violence domestique. Cela m’a inspirée, avec aussi des faits réels, des cas dont j’ai été témoin durant toute ma carrière. Le pire, c’est que beaucoup de personnes ferment les yeux sur ces cas, souvent même quand ceux-ci se déroulent dans leurs propres familles ou avec leurs amis proches. Autant de choses qui m’ont motivée à aller de l’avant avec ce projet de film.»

Le choix des acteurs

«Trois castings ont été organisés sur plusieurs mois et on a reçu pas moins de 200 candidats ! Bon, il a fallu prendre les top performers, qui, je le souligne, ont été sélectionnés irrespectivement de leur religion ou orientation sexuelle. Le film est porté par le duo composé de Shameer Abdul Raman et Jannat Khan.»  

Le choix du medium cinématographique et de l’approche Bollywood

«J’ai toujours été passionnée par le cinéma. Et bien sûr, beaucoup de personnes passent des heures sur les Netflix, TikTok et autres Youtube, qui sont des plateformes audiovisuelles, que ce soit pour voir des films ou des clips de chansons. Il fallait une approche catchy pour que le message contre la violence passe, et le format audiovisuel peut donner un impact fort tout comme provoquer la réflexion. Et je me suis rendu compte que beaucoup de Mauriciens sont friands des films Bollywood, d’où cette approche bollywoodienne avec une touche de glam. Je ne suis pas sûre qu’un documentaire plus classique allait attirer plus de monde…» 

La prochaine sortie en salles

«C’est surtout après Eid que le film devrait être projeté pour le grand public. Stay tuned sur les pages de MCiné.»

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