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29 mars 2025 19:43
C’est devenu un devoir de mémoire. Car chaque 30 mars, il est impossible pour les Mauriciens de ne pas se souvenir du drame du 30 mars 2013. Ce samedi-là, alors que personne ne s’y attendait, des pluies torrentielles se sont abattues sur Port-Louis. En 90 minutes, 152 mm de pluie sont enregistrées. Les conséquences sont catastrophiques. Les inondations font 11 morts : six dans le tunnel du Caudan et cinq autres dans plusieurs points de la capitale.
Et depuis, personne ne peut oublier. Et les familles des victimes, comme celle de Sylvia et de Jeffrey Wright, qui ont perdu la vie dans le tunnel du Caudan, peuvent en témoigner. Allan Wright est de ceux qui, année après année, font entendre sa voix pour que la justice prime. Et 12 ans après, c’est par amour pour son épouse et son fils décédés, mais aussi pour tous les autres défunts de ces tristes inondations et pour leurs proches, qu’il se fait un point d’honneur de rassembler, encore, tout le monde devant la stèle en mémoire des victimes, près du tunnel du Caudan.
«Depuis le premier jour, je me suis lancé dans un combat pour rendre justice à tous les défunts de ces inondations. Je ne pouvais pas rester tranquille devant ce qui est arrivé. J’ai lutté, j’ai fait tout ce que je devais faire, jusqu’à aller à la Cour suprême. Aujourd’hui, je dois laisser la cour faire son travail. Perdre des proches dans de telles conditions est une souffrance perpétuelle. Ma vie a été complètement chamboulée. Mes larmes continuent de couler tous les jours, mais j’ai dû faire avec. J’ai aidé mon fils Jason à avancer. J’ai assuré le rôle de maman et de frère, et je suis content d’y être arrivé. Mais ma souffrance est toujours là», nous confie Allan Wright.
Ce dimanche, bien évidemment, il rendra hommage aux côtés des autres familles des défunts et des personnalités du pays à tous ceux qui ont perdu la vie lors des flash floods meurtrières qui avaient, 12 ans de cela, bouleversé tout le pays. «Nous, les proches des défunts, nous avons une tristesse en nous que personne ne peut effacer. J’ai créé une famille avec les proches des autres victimes. On s’échange des messages, on se donne des nouvelles. Pendant 12 ans, j’ai pu oeuvrer à ce qu’on n’oublie pas ce drame», poursuit Allan Wright.
Une cérémonie de dépôt de gerbe, et de recueillement aura ainsi lieu ce dimanche 30 mars, à 10h30, en souvenir des 11 victimes qui, malgré leur absence, restent toujours vivantes dans le cœur de leurs proches...
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