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Deux femmes fortes pour deux projets forts

Nos deux chanteuses locales mènent leur bateau musical à très bon port ce mois-ci.

Ces deux chanteuses montrent, chacune de son côté, qu’elles en ont, qu’elles en veulent, et qu’il faut plus que jamais compter sur elles. Disques, chansons, concerts… Dir nou tou Laura ek Jasmine !

Jasmine Toulouse : raconte-nous ton nouvel album «Kiltir Melanze»

 

 

La chanteuse s’est livrée à un jeu sympa : nous parler de son prochain disque morceau par morceau. Il était prévu que cet opus soit lancé le samedi 10 août lors du concert dans le cadre de sa campagne sociale Revey Twa à Rivière-Noire. Tour d’horizon plutôt intimiste.

 

Rytmik Africain : «C’est une façon de dire que Maurice fait partie de l’Afrique. Nos origines viennent beaucoup de ce continent. Et sa musique résonne aussi en nous. C’est étonnant pour moi de voir des jeunes de ma localité, que j’ai pris en charge via le groupe Mizik dan la po, jouer des rythmes africains avec si peu d’efforts. Donc, respect et hommage.»

 

Afro Style : «Oui, c’est une chanson avec un style africain. Mais où je parle de l’acceptation de cette culture dans le quotidien de beaucoup. N’ayez pas peur, ne soyez pas complexés, be african style !»

 

Gagn Piss : «C’est enn bon dialog mauricien qui parle beaucoup de transmission et de partage. Mais il faut savoir quoi partager, des choses positives et non pas des fléaux comme la drogue.»

 

Zis to la : «Cette chanson est un cadeau que m’a offert l’artiste Nicholas Larché en août 2018 pour mes fiançailles. Une chanson d’amour, avec des arrangements de Murvin Clelie du groupe The Prophecy.»

 

Kiltir Melanze : «C’est un morceau sur le vivre ensemble, sur le fait d’accepter l’autre, de l’apprécier, de le respecter et même de l’aimer.»

 

Je suis là : «Je l’ai concocté avec David Ramen, comme une façon de dire qu’on pourra compter sur moi, que ce soit au niveau de la musique ou du social.»

 

Reconnaissance : «Cette chanson a été composée avec mon père Jean-Daniel, toujours très in dans la chorale de St Augustin. Un vrai dialogue père-fille.»

 

Saser Tang : «Je me rappelle d’un monsieur qui racontait la chasse aux tangues de façon tellement croustillante que j’ai voulu en faire une chanson. C’est tout un art !»

 

Revey Twa : «C’est une dédicace forte aux femmes qui souffrent en silence. C’est notre responsabilité en tant que citoyen de ne pas rester indifférent face à cette souffrance.»

 

Nou fierte nou sega : «J’ai voulu ajouter un bonus track sur l’album. Et voilà mon père qui nous chante un séga festif !»

 


 

Laura Beg : entre concert et album

 

 

Une vraie fam okipe. À peine sortie de l’aventure VIBE Moris où elle était jurée, voilà que la chanteuse prépare actuellement un concert pour le 31 août, à 20 heures, au Caudan Arts Centre. Ce, en attendant un nouvel album essentiellement séga qui devrait sortir aux environs de septembre.

 

Le concert Uprising Woman Unplugged donne en tout cas le la. Comme si notre Laura Beg nationale voulait s’affirmer encore plus, dans une nouvelle immensité d’amour musical : «Je vais essayer de varier les ambiances, entre l’intimiste et le festif, tout en passant des messages relatifs au thème fort de ce concert. D’autant que monter sur cette belle scène du Caudan Arts Centre sera une première pour moi. Je vais prendre beaucoup de la playlist que le public réclame souvent. Mais je compte aussi proposer des chansons qui vont de pair avec une ambiance unplugged. Il y aura peut-être des morceaux inédits. Qui sait ?» nous dit en riant l'interprète de L’immensité l’amour, Inna Dance Hall Time et Allelouya. Elle nous avoue que son monsieur, notre bebet sega Alain Ramanisum, devrait aussi monter sur scène avec elle ce jour-là. Tout un programme !

 

Une occasion de s’actualiser et de se relancer. Car on découvrira une autre couleur de Laura Beg bientôt à travers son nouvel album. Le ton sera cette fois très séga, après des incursions plus variées (dance-hall, ballade, slows) dans ses précédentes Intuitions (2017), Mon ti ker (2014), Tik tiker (2012). Cette fois, pas le temps de tik tiker justement : «C’est encore un nouveau défi pour moi puisque je vais tenter de garder ma signature musicale tout en permettant au public de me découvrir sous un autre jour. J’ai essayé plusieurs styles dans le passé, mais là, ce sera du 100 % séga.» 

 

Bref, Laura Beg est un nom qui résonnera pas mal dans les semaines et les mois qui viennent. En attendant, direction le Caudan Arts Centre pour découvrir la belle chantante sur scène.

 

Les billets pour le concert unplugged de Laura Beg sont en vente sur le site du Caudan Arts Centre (www.caudanartscentre), au comptoir d’informations du Caudan Waterfront, aux prix suivants : Rs 1 000 (première), Rs 800 (seconde), Rs 500 (troisième).