Trois semaines après les tensions sociales qui ont secoué le pays, Ashok Subron revient sur les causes de ce malaise. Intervenant lors de la conférence de presse de Rezistans ek Alternativ, il a évoqué une colère accumulée au fil des années, nourrie notamment par les préoccupations autour des pensions, de la vie chère et de l’approvisionnement en eau. Pour lui, ces événements doivent constituer un véritable « wake-up call ».
Le ministre estime que la situation aurait pu prendre une tournure beaucoup plus grave, avec notamment des risques de débordements communaux. Il considère toutefois que la maturité et l’expérience du peuple mauricien ont contribué à éviter une telle issue. Il a également mis en avant la participation de Rezistans ek Alternativ à la formulation de la réponse gouvernementale, tout en saluant l’attitude du Premier ministre durant cette période. «Kan ena pou lev la voix Rezistans ek Alternativ pou fer li ek p fer li», a-t-il affirmé.
Malgré plusieurs décisions prises depuis, Ashok Subron estime que des obstacles continuent de freiner l’action gouvernementale. Il dénonce notamment des pressions exercées par certains intérêts économiques pour remettre en cause des décisions. Il cite, entre autres, les dossiers liés aux pluies torrentielles et à la semaine de 40 heures de travail, évoquant des interventions en coulisses pour bloquer leur mise en œuvre.
Il appelle ainsi l’État à préserver son indépendance face aux influences économiques et à placer l’intérêt collectif, les préoccupations sociales et la jeunesse au cœur de ses priorités.
Par ailleurs, Ashok Subron plaide pour un social package afin de répondre aux frustrations exprimées dans la population. Celui-ci devrait notamment comprendre un investissement accru dans le logement social, le déblocage du projet Rent to Own, la modernisation du réseau de distribution d’eau et des mesures contre la vie chère.