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Audit 2024-2025 : erreurs, retards et lacunes structurelles

21 mars 2026

Un autre rapport, d’autres révélations. Le Report of the Director of Audit 2024-2025 a été rendu public cette semaine. Ce document publié chaque année examine en détail les dépenses publiques ainsi que l’utilisation de fonds au sein des ministères, des administrations publiques et des organismes paraétatiques. Sans grande surprise, ce document met encore une fois en lumière des failles profondes dans la gestion publique et dresse un constat préoccupant : erreurs comptables, lacunes en gouvernance, retards dans les projets et absence de suivi efficace. Le directeur de l’audit, Dharamraj Paligadu, souligne que ces irrégularités ne sont pas isolées, mais traduisent des problèmes structurels persistants.

L’un des éléments marquants de ce rapport est l’augmentation significative du nombre de recommandations, qui passe de 363 l’année précédente à 720 cette année. Si certaines avancées sont à noter – avec 150 recommandations mises en œuvre et 143 partiellement appliquées sur le précédent rapport –, le rythme reste insuffisant face à l’ampleur des dysfonctionnements observés. Plusieurs ministères présentent encore des faiblesses importantes en matière de contrôle interne, de respect des procédures et de gestion financière.

Les anomalies relevées dans les états financiers sont particulièrement préoccupantes, estime le directeur du Bureau de l’Audit. Dans certains cas, des engagements ont été sous-estimés, des créances non comptabilisées et des dettes omises. Ces écarts remettent en question la sincérité des comptes publics ; des montants importants liés à des aides financières n’ont pas été correctement enregistrés, tandis que certains calculs, notamment pour les avantages aux employés, manquent de justification détaillée.

Des défaillances dans la gestion des inventaires ont été identifiées. Dans plusieurs départements, les données reposent sur des estimations comptables plutôt que sur des vérifications physiques, ce qui fragilise la transparence et la traçabilité des ressources publiques. L’absence de soumission d’inventaires par de nombreuses institutions illustre également un manque de rigueur dans le suivi des actifs.

Au-delà des chiffres, le rapport met en évidence des problèmes plus larges de gouvernance. Des retards significatifs dans des projets d’infrastructures essentiels, comme le logement social ou le drainage, et l’écart entre les prévisions budgétaires et les dépenses réelles confirme également un déficit de contrôle traduisent des difficultés de planification et d’exécution. De plus, indique le rapport, le développement de l’économie bleue ne répond pas aux attentes. Malgré un potentiel considérable, ce secteur peine à décoller, faute de stratégie claire et de mise en œuvre efficace.

Le Bureau de l’audit appelle également à un renforcement urgent des mécanismes de contrôle et à une meilleure fiabilité des données financières. Sans réformes concrètes, ces dysfonctionnements risquent de compromettre durablement la crédibilité et l’efficacité de la gestion publique. Vous pouvez retrouver l’ensemble du rapport ici : https://shorturl.at/UoVFq.

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