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Agressée par son aîné, Unrowtee Callikan succombe à ses blessures | Toolsee, le frère de la victime : «Elle vivait un enfer avec son fils toxicomane»

La quinquagénaire a rendu l’âme après plusieurs jours d’hospitalisation.

Unrowtee Callikan a poussé son dernier soupir, le mercredi 5 février, à l’unité des soins intensifs de l’hôpital SSRN. Elle y avait été admise quelques jours auparavant, après avoir été agressée par son fils aîné, âgé de 25 ans, qui lui menait la vie dure, selon leur entourage. Les proches de la victime se confient. 

Elle subissait les coups sans rien dire. Elle restait «renfermée». Elle n’avait pas non plus de Protection Order car elle n’avait jamais référé son cas à la police ou à une cour de justice. «Pour Noël et le Nouvel An, ma sœur n’avait rien à manger», selon Toolsee Bissessur. Mais cela, il l’a appris seulement lorsque Unrowtee Callikan, maman de deux fils et d’une fille, est tombée dans le coma après avoir été agressée par son fils aîné Henun, plus connu comme Sahil. Hélas, cette habitante d’Isidore Rose, âgée de 55 ans, n’a pas survécu à ses blessures. La quinquagénaire, qui travaillait comme Maid dans un hôtel, est décédée le mercredi 5 février après plusieurs jours passés à l’unité des soins intensifs de l’hôpital SSRN. Elle a succombé à un œdème cérébral suivant un traumatisme crânien important, d’après le rapport d’autopsie.

 

Quant à son fils, âgé de 25 ans, il est actuellement détenu au Moka Detention Centre. La police avait procédé à son arrestation, le mercredi 15 janvier. Sa jeune sœur, âgée de 18 ans, a été témoin de la scène qui se serait déroulée le mardi 7 janvier, vers 18 heures. «Mama ti deza ena disan kaye dan so latet. So leta inn agrave kan mo frer inn pous latab lor li. Linn osi fer li dimal kan linn pous li ek miray», a déclaré l’adolescente dans sa déposition. Sa mère et elle, raconte-t-elle, se trouvaient dans la cuisine au moment de  l’agression.

 

Suite à cela, Unrowtee Callikan a été admise une première fois à l’hôpital de Pamplemousses pour recevoir les premiers soins. Toutefois, elle serait rentrée chez elle le même jour, contre avis médical. Or, trois jours plus tard, son état de santé s’est nettement détérioré. Une ambulance du Samu a alors été mandée sur place et l’a transportée d’urgence à l’hôpital où elle a été admise à l’unité des soins intensifs. Mais quelques jours plus tard, elle a rendu l’âme. Ses funérailles ont eu lieu le jeudi 6 février.

 

Toolsee, son frère, cache difficilement sa colère. Cet habitant de Grande-Pointe-aux-Piments explique que sa sœur vivait un vrai cauchemar au quotidien : «Ma sœur vivait un véritable enfer avec son aîné toxicomane. Son époux est également un peu porté sur la bouteille. Mon neveu ne travaillait pas. Sirma linn mari bat mo ser ankor akoz kas mem.» Il soutient que son neveu Sahil fumait du synthétique. «Li ti pe bat mo ser ek mo bofrer toulezour pou gagn kas ek zot pou li al droge. Li obliz so papa, ki travay dan la siri, pran lavans dan travay pou li fime. Je suis très triste du sort de ma sœur. Elle était trop renfermée. Il a fallu qu’elle soit dans le coma pour qu’on apprenne qu’elle n’avait rien à manger pour Noël et le Nouvel An», regrette Toolsee.

 

Il ajoute que l’agressivité de son neveu est un problème qui remonte à l’enfance. «Il a toujours été violent et très agressif avec son entourage. Personne ne pouvait lui parler. Il devenait souvent incontrôlable. C’est pourquoi les proches de son père n’ont pas voulu cotiser pour le faire libérer sous caution en janvier, après l’agression de ma sœur», avance Toolsee, le cœur rongé de regrets et de colère. Des sentiments qui mettront du temps à s’atténuer. La douleur de la perte de sa sœur, après beaucoup de souffrances, étant trop forte…