Publicité
21 août 2017 02:57
Son/Ses agresseurs ont agi avec une rare violence. Le rapport d’autopsie indique d’ailleurs que Gerald Charlot a succombé à des craniocerebral injuries suivant de graves blessures à la tête. Cet habitant de Camp-Levieux avait été retrouvé inconscient au domicile d’un chauffeur de taxi. Il portait plusieurs blessures sur le corps. C’était le vendredi 4 août.
Ce jour-là, la police s’était rendue au domicile dudit chauffeur de taxi, qui habite la rue Ollier, Quatre-Bornes. Sur place, elle a retrouvé Gerald Charlot inerte. Ce dernier, âgé de 31 ans, a été transporté à l’hôpital Victoria. Dans le coma, il a été admis à l’unité des soins intensifs. Mais ses nombreuses blessures ont eu raison de lui. Le dimanche 13 août, Gerald Charlot a rendu l’âme.
Quant au chauffeur de taxi, Vishawdevsingh Nepaul, âgé de 30 ans, il a comparu devant la Bail and Remand Court le 5 août, soit au lendemain de l’agression qui aurait, pour toile de fond, une histoire de vol. Deux jours plus tard, il a comparu devant le tribunal de Rose-Hill avant de retrouver la liberté sous caution peu après. Il faisait alors l’objet d’une charge provisoire de serious assault. Mais suivant le décès de Gerald Charlot, la police a, une nouvelle fois, procédé à son arrestation de même qu’à celle de Kewalduth Maurick, un habitant de Quatre-Bornes âgé de 53 ans. Ce dernier était déjà fiché au poste de police de Quatre-Bornes. Le chauffeur de taxi fait maintenant l’objet d’une charge de meurtre. Lors de son interrogatoire, il dit avoir surpris Gerald Charlot en train de cambrioler la maison d’un de ses proches.
Les proches de la victime, eux, sont indignés. «Il a été frappé à la tête avec une barre de fer. Mo tann dir zot finn osi kas so lame ek lipie ar dibwa. Li sipoze inn rod kokin kot enn dimun, seki mo pa krwar ditou», confie David, un frère de Gerald Charlot. Selon ce dernier, «plusieurs personnes seraient impliquées dans cette agression barbare» : «Je ne pense pas qu’il n’y avait qu’un agresseur. Nous soupçonnons d’autres personnes. Nous voulons des éclaircissements de la police à cet effet mais les enquêteurs refusent de nous parler.»
Notre interlocuteur, un habitant de la rue Surcouf, dit s’être rendu au poste de police de Quatre-Bornes, le vendredi 18 août, pour avoir plus d’informations sur les circonstances entourant l’agression de son frère, sans résultat. Alors il s’interroge : «Y a-t-il cover-updans cette affaire ?»
La victime aurait été prise la main dans le sac alors qu’elle s’apprêtait à commettre un vol. «Mo frer ti bien trankil. Fode koz ar li pou li koz ar ou. Mo dakor ki dan le pase linn deza gagn case la polis akoz linn deza bat dimunn me bien lontan sa. Zot pe dir ki linn rod kokin akoz sa mem zot inn bat li. Li pa bon selma ki zot inn tir lavi mo gran fer kumsa. Pa akoz li pa travay zot dir li enn voler. Li pa ti pe travay akoz li ti malad. Li ti fer mason avan», confie David.
Alvino, lui, avance que Gerald Charlot, aîné d’une fratrie de cinq garçons, se rendait à un rendez-vous médical à l’hôpital Victoria, Candos, lorsqu’il a été agressé. «Il était diabétique. Il est parti à pied en début de matinée. Ce n’est que tard, en début de soirée, qu’on a su qu’il s’était fait agresser. La police l’avait identifié car il avait sa carte de rendez-vous médical sur lui. Il faisait peine à voir sur son lit d’hôpital. Il avait le crâne, les jambes et les mains fracturés, des bandages sur plusieurs parties du corps. Le médecin nous avait déjà prévenus. Bann agreser ti defons so latet ek feray.»
Une source policière avance, de son côté, que les enquêteurs responsables de cette enquête sont sur la piste de cinq autres suspects qui devraient bientôt être arrêtés.
Publicité