Ils sont anéantis. Car l’un des leurs s’en est allé. Sailesh Babbo, 32 ans, a péri noyé durant la semaine écoulée. Son corps a été repêché dans le lagon de Rivière-Noire. Depuis, ses proches veulent comprendre les circonstances de cette tragédie.
Il est 21 heures le dimanche 5 juillet lorsque des éléments de la National Coast Guard (NCG) se rendent dans le lagon de Rivière-Noire pour porter secours à un groupe de personnes. Cela, suivant un appel anonyme. Un petit bateau aussi appelé dinghy a chaviré à 300 mètres de la plage. Cinq personnes, dont deux skippers et deux policiers actuellement suspendus de leurs fonctions, sont secourus. L’un des policiers a été admis à l’hôpital Victoria, Candos.
«Sailesh nous a dit qu’il partait faire une partie de pêche. Or, nous avons des informations selon lesquelles il était parti faire la fête avec des amis sur l’île aux Bénitiers. Leur embarcation a chaviré sur le chemin du retour. La NCG a porté secours aux cinq rescapés dans la soirée du dimanche 5 juillet. Mais la dépouille de mon fils a été repêchée le lendemain matin vers 8 heures», souligne Isram, le père de la victime.
Cet habitant de Case-Noyale et ses proches comptent sur la police pour les aider à voir la lumière au bout du tunnel. Sailesh, mécanicien de son état, était le cadet d’une fratrie de trois enfants. Il laisse derrière lui une famille écrasée par la douleur.