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Infractions, permis à points : les informations à retenir

26 février 2026

Téléphone, vitesse, alcool… Attention, vos points peuvent fondre vite et votre driver’s licence peut s’envoler. Voici tout ce qu’il faut savoir pour rester maître de votre permis.

Un retour parmi nous. Depuis quelques semaines, le permis à points est là ! Objectif : responsabiliser les conducteurs.trices et renforcer la sécurité routière. Sur la route, il y a désormais un nouveau boss. Et il faudra… rouler droit. Pena kata, kata ar li. Invisible à l’œil nu, mais bien réel, ce nouveau système s’invite désormais dans chaque trajet, chaque feu rouge, chaque accélération de trop.

Pour préparer les automobilistes à ce virage, l’État a dégainé une vaste campagne de communication : 300 000 brochures explicatives, des pages dans les journaux, des visuels clairs, pédagogiques, presque didactiques. Au cœur de la réforme, 33 infractions routières, désormais porteuses de points, viennent rappeler que la route est un espace partagé, fragile, où chaque geste compte. Le compteur de chaque conducteur.trice démarre à zéro, mais peut vite s’emballer.

Téléphone à la main, pied trop lourd, casque oublié : autant de détails qui peuvent coûter cher. À 15 points, le permis s’arrête net. Les autorités ont également pris une autre mesure forte qui devrait bientôt devenir réalité : la saisie du véhicule et du permis d’un.e conducteur.trice sous l’influence de l’alcool et/ou de la drogue. Ces mesures parlent d’un objectif assumé : changer les habitudes, apaiser la route et, surtout, sauver des vies. Pour ne rien laisser au hasard, prenez toutes les informations nécessaires ici.

Entrée en vigueur

C’est fait ! Depuis la nuit du 30 au 31 janvier, à partir de minuit.

Le chiffre

33 infractions routières sont concernées par la question des points. Dans le cadre du Road Traffic (Amendment) Act 2025, chaque infraction routière se voit attribuer une fourchette de points selon sa gravité (deux à dix points).

Voici des exemples :

  • Téléphone au volant : 3 à 4 points.

  • Excès de vitesse (>25 km/h) : 4 à 6 points.

  • Non-port du casque pour motocycliste : 2 à 4 points.

  • Courses de vitesse non autorisées : 8 à 10 points.

**Comment ça se passe ? **

Alain Jeannot, ancien président à temps partiel du National Road Safety Council (NRSC) et animateur de l’ONG Prévention Routière Avant Tout (PRAT), explique : «Le compteur de chaque chauffeur commence à zéro. 33 infractions routières chacune porteuse d’un certain nombre de points sont susceptibles de faire grimper le compteur lorsqu’elles sont commises. À 15 points, le permis est suspendu.» Les détenteurs.trices du learner ont, eux.elles, droit à 10 points. Si vous avez un permis local et international, ça ne veut pas dire que vous avez 30 points. «Kann enn lisans fini, li fini net», précise le ministre des Transports.

Pas de rétroactivité

Osman Mahomed, le ministre du Transport, l’a assuré : pas de rétroactivité prévue. Les points sont comptabilisés depuis la nuit du 30 au 31 janvier, à partir de minuit.

En mode «redemption»

Si vous vous retrouvez entre 10 et 14 points, vous aurez droit de demander une redemption course à la cour. Vous pourrez récupérer un maximum de trois points sur la dernière offense commise si vous suivez un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Attention : il n’y a pas de «rédemption» possible après 15 points.

Combien de temps ?

Les points restent valables pendant une période de 36 mois à partir de la date où ils sont attribués. Après cette période, ils ne sont plus effectifs et ne comptent plus dans le total, sauf si une procédure judiciaire est en cours : dans ce cas, les points restent actifs jusqu’à ce que le jugement soit prononcé.

**«No licence»… mais des infractions ? **

Osman Mohamed explique que la personne ne pourra pas faire son application pour obtenir son permis de conduire pendant un ou deux ans, (dépendant de la décision de la justice).

**KOREK! pa korek ? **

Korek Super App, c’est l’application qui va vous permettre de faire le suivi de votre statut du conducteur.trice. Les points accumulés (en prenant en considération le temps qu’il faut pour entrer les données), les offenses commises, entre autres. Comme le ministre des TIC, Avinash Ramtohul, l’a indiqué ; la police et le judicaire sont désormais électroniquement synchronisés pour le permis à point. Il a précisé qu’il est donc possible de payer une amende dans n’importe quelle cour de justice de l’île. Après la Fixed Penalty Notice, vous avez 28 jours pour le faire.

  • Comment rechercher l’appli ? Sur Play Store ou App Store, tapez KOREK!.

  • Si vous aviez déjà Maupass ? Inutile de faire de recherche, KOREK ! est déjà présent sur votre téléphone.

  • Si vous ne pouvez pas/ne voulez pas vous connecter ? Il est possible de se rendre aux Casernes centrales afin d’obtenir votre Penalty Points Certificate, moyennant paiement.

  • Comment se connecter ? Maintenant que vous avez KOREK ! sur votre téléphone, Il vous faudra rentrer vos données Maupass (adresse mail, mot de passe) pour vous connecter. Si vous n’avez pas de compte, il est nécessaire de se «register». Si vous avez oublié votre mot de passe, il y a l’option de le «reset» à travers le «forget password». Dans les deux cas, suivez les étapes et vous pourrez vous connecter.

ATTENTION : Le ministre des TIC le précise :* «KOREK ! n’est pas un digital driving licence.» Alors, il vous faut, toujours, être en possession de votre permis de conduire traditionnel.

Osman Mohamed : oeuvrer pour plus de sécurité routière

«Le permis à points, c’est un point. Mais ça ne s’arrête pas là...» Parole du ministre des Transports, Osman Mohamed, qui s’exprimait lors du lancement du permis à points qui a eu lieu le 30 janvier. Il a évoqué plusieurs dossiers sur lesquels son ministère ainsi que le National Road Safety Council travaillent. Notamment, la nécessité de dévoiler certaines conditions de santé lors de la demande d’un permis, la prise en considération de l’âge des conducteurs.trices, la mise en place d’un graduated licence scheme. Mais aussi d’un curriculum et d’un syllabus pour ceux.celles qui veulent apprendre à conduire : «Pa kapav al bat-bate lor sime.» Le ministre des Transports estime également qu’il faut œuvrer afin de pouvoir saisir la licence d’un.e conducteur.trice qui est responsable d’un décès sur la route : «En attendant que son affaire passe en cour, cette personne peut tuer une autre personne.»

  • Conduite sous influence : vers la suspension immédiate du permis et la saisie des véhicules. Une décision qui fait beaucoup parler. Le vendredi 13 février, le Conseil des ministres a approuvé que le ministère des Transports terrestres transmette des instructions au Attorney-General’s Office, en vue d’apporter des modifications à la législation pertinente afin de prévoir : 1) la saisie des véhicules en cas de conduite sous l’influence de drogues et/ou d’alcool ; 2) un pouvoir accru au commissaire de police afin qu’il soit habilité à présenter une requête ex parte à un juge siégeant en cabinet en vue de la suspension immédiate du permis de conduire en cas de conduite sous l’influence de drogues et/ou d’alcool.

  • Une route en piteux état chez vous ? Le ministère des Transports a mis en place une ligne de communication. Envoyez un mail avec une photo et les informations nécessaires à l’adresse suivante : roadsafety@govmu.com.

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