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La famille Lunganyu contrainte de partir… sans argent pour recommencer

11 avril 2026

L’urgence est là. Concrète. Pressante. Inévitable. Pour Freddy Lunganyu et sa famille, le compte à rebours est enclenché. Dans une correspondance officielle, le Passport and Immigration Office est sans équivoque : «You and your family are required to make the necessary arrange-ments to leave Mauritius.» Une décision administrative qui ne laisse que peu de place à l’interprétation ni au répit. Mais derrière cette obligation de départ, une réalité bien plus fragile se dessine : partir, oui… mais avec quoi ? «Pour les billets, on n’a aucun souci maintenant», confie Freddy. Une première victoire, arrachée grâce à la solidarité. Mais l’essentiel manque encore : «Je dois avoir un petit rien en main… pour payer l’hôtel à notre arrivée, et quelque chose à manger pour les enfants. Même pendant une ou deux semaines, avant de se stabiliser… Là, j’ai les mains vides.» Sans cet argent de survie - quelques jours d’hébergement, de quoi nourrir ses enfants - le départ devient un saut dans le vide.

Bloqués à Maurice depuis juillet 2024, Freddy, son épouse Nancy et leurs cinq enfants vi-vent dans une attente qui n’en finit plus. Bendi (14 ans), Defi (12 ans) et Noah (7 ans) ne sont pas scolarisés. Les deux plus jeunes, Tabiri (18 mois) et Zion (6 mois), sont nés ici, sur une terre qui n’est pourtant pas la leur. Originaires du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, ils ont fui une guerre qui leur a déjà tout pris. Freddy porte encore les stigmates de cette violence : une fille assassinée dans une école, un père tué pour ses engagements politiques. Une fuite de nuit, à pied, à travers rivières et frontières, jusqu’à un camp de réfugiés en Zambie. Depuis, leur vie n’est qu’une succession de recommencements.

Aujourd’hui, une issue existe. Leur itinéraire est tracé : quitter Maurice, passer par le Zim-babwe, puis rejoindre Singapour, où ils espèrent enfin reconstruire une vie. Pour aider Freddy et sa famille, vous pouvez le faire directement : 5474 3658. Ou via Caritas (Cursley Goindoorajoo) : 5259-7123

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