Publicité

L'enseignant de musique Frédéric Pavaday arrêté et accusé de «Child grooming»

La ministre Arianne Navarre-Marie : «J'encourage toutes les familles dont les enfants ont été victimes à venir de l'avant»

25 février 2026

C'est une histoire qui est en ce moment au cœur de toutes les attentions. Dans le cadre de l'affaire sur les cas d'allégations d'attouchements présumés à la Loreto Junior School, à Curepipe, le professeur de musique, Frédéric Pavaday, a été arrêté par la police ce mardi 24 février, cela suite à une plainte déposée par une collégienne de 12 ans, ce lundi 23 février. Il est accusé de «child grooming». Les autorités concernées suivent de très près ce dossier.

«Ce que nous avons entendu sur ce qui s'est passé dans une école est choquant à plus d'un titre», confie Arianne Navarre-Marie, ministre de l'Égalité des genres et du bien-être de la famille. Pour elle, l'intérêt des enfants doit primer : «Quand des adultes utilisent leur pouvoir pour abuser des enfants et que parfois les gens qui ont l'autorité pour protéger les enfants n'assument pas leur rôle comme il faut, ça nous fait nous poser beaucoup de questions sur notre société.» Elle invite ainsi les victimes à venir de l'avant : «J'ai toujours encouragé les victimes à dénoncer. Je suis satisfaite du fait qu'un parent ait déposé une plainte. Et je comprends aussi qu'un autre parent n'ait pas souhaité le faire parce que son enfant n'est pas une victime. Tant mieux si l'enfant n'a pas été victime d'abus, mais encore une fois, j'encourage tout le monde, toutes les familles dont les enfants ont été victimes, à venir de l'avant. Venez donner votre témoignage pour qu'on puisse arrêter tout cela.»

Arianne Navarre-Marie rappelle aussi les services proposés au sein de son ministère pour aider les victimes: «Quelquefois, on a peur que cela vienne salir notre réputation, celle de notre famille, de notre enfant. Mais l'intérêt des enfants dépasse toutes les considérations. J'ai aussi envie de rappeler que tous les professionnels de l'enfance responsables des établissements scolaires, entre autres, qu'ils ont une responsabilité pour rapporter tous les cas d'abus, surtout sur enfants, qu'il s'agisse d'abus physique ou psychologique. Si un adulte ne rapporte pas ces cas-là, il est alors dans un cas de figure où il ne respecte pas la section 34 du Children's Act. Nous avons les lignes 113 et 139 où le public peut dénoncer et demander de l'aide. N'hésitez pas. Une seule action peut éviter des drames.»

Publicité