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Étoile d’Espérance

L’art, un chemin vers la reconstruction

27 juin 2026

Micaella Clément lance un appel à la générosité des Mauriciens afin qu'ils soutiennent ce projet.

L’association Étoile d’Espérance innove avec un atelier de développement personnel par l’art spécialement créé pour ses bénéficiaires. Ce projet pilote de sept mois vise à offrir aux femmes en réhabilitation un espace de reconstruction, d’expression et de confiance.

Prendre le chemin de la guérison après s’être perdu dans les méandres de l’addiction ne se fait pas du jour au lendemain. Ce processus, qui exige une volonté de fer, mais aussi un accompagnement adapté et un soutien constant, s’inscrit dans la durée. C’est un parcours semé d’embûches, qui requiert courage, détermination et persévérance. Pour les femmes souffrant d’addiction à l’alcool, l’association Étoile d’Espérance est cette main tendue, ce rempart pour se reconstruire et recommencer à zéro.

À travers son programme de réhabilitation, qui allie accompagnement thérapeutique et suivi psychologique, l’association, qui a récemment célébré ses 28 ans d’existence, accompagne les femmes vers une vie libérée de l’addiction. Elle les aide à comprendre les origines de leur dépendance et à briser le cycle de consommation. Sa mission principale repose sur un travail en profondeur sur les blessures du passé et les traumatismes susceptibles d’avoir conduit à l’addiction.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs approches sont mises en œuvre. Afin d’aller encore plus loin dans l’accompagnement des femmes en réhabilitation, l’association travaille aujourd’hui sur un nouveau projet. Intitulé «L’atelier de développement personnel par l’art», il a pour objectif d’offrir aux bénéficiaires un espace de reconstruction, d’expression et de reconnexion à elles-mêmes à travers l’art. D’une durée de sept mois, cet atelier viendra compléter les thérapies déjà proposées au centre de réhabilitation de Floréal afin de donner encore plus d’outils de guérison aux femmes.

Cette initiative, qui alliera expression artistique et parole, permettra aux participantes de retrouver la confiance en elles, une estime de soi souvent égratignée, mise à mal, voire complètement perdue au cours de leur parcours marqué par l’alcoolisme. Ce projet pilote, explique Micaëlla Clément, directrice d’Étoile d’Espérance, est né d’une volonté de mieux faire face aux changements de notre société qui entraînent de plus en plus de personnes dans l’alcoolisme. «Face à l’évolution de notre temps où les problématiques biopsychosociales deviennent de plus en plus challenging, nous nous retrouvons avec des cas où l’alcool a pris le dessus face au stress, à l’incompréhension, à l’insécurité financière des familles, à la violence domestique, à la précarité alimentaire de certaines bénéficiaires et aussi à un cadre familial difficile ou inexistant.»

C’est donc pour cela que l'association mise sur une approche différente. «À l’Étoile, nous essayons de mettre en place des activités et des approches innovantes et holistiques par rapport à la réalité, à la complexité et au vécu des résidentes. Nous sommes persuadés que l’approche vers la guérison d’une personne ne doit pas être en surface, c’est-à-dire travailler uniquement l’abstinence, mais nous encourageons un travail plus profond sur soi, à creuser vers une transformation personnelle significative. Ce processus implique donc de travailler sur les émotions, de les comprendre, de les accepter, de les accueillir et d’apprendre à les gérer, ainsi que les pensées invasives et le comportement.»

Guérison de l’âme et de l'esprit

Pour soutenir ce nouveau projet qui sera animé par l’animatrice Karine Boodhiah de CréaVie, l’association a même lancé une cagnotte sur la plateforme digitale Small Step Matters afin de récolter suffisamment de fonds pour lancer l’activité sans tarder, convaincue que cet atelier sera d’une grande aide pour les bénéficiaires de l’ONG. «Parfois, une nouvelle activité à travers l’art et le dessin peut grandement aider à la découverte de ses ressources cachées, à redynamiser ou à débloquer des émotions trop longtemps dominantes et, de ce fait, la personne se découvre et commence à s’ouvrir davantage, en sus des autres thérapies déjà proposées par l’Étoile dans le programme, grâce à l’expression artistique», confie notre interlocutrice.

Ce projet d’expression à travers l’art, souligne Micaëlla Clément, apportera une complémentarité au programme proposé par Étoile d’Espérance. «Par exemple, nous proposons un suivi psychologique avec une psychologue clinicienne, des moments de parole individuels et en groupe, des entretiens individuels, des groupes à thème, l’intervention d’un représentant des Alcooliques Anonymes, ainsi que des séances de taïchi, de yoga, de zumba, d'esthétique et de massage. Toujours dans cette même philosophie selon laquelle l’être humain a besoin de nourrir son esprit à travers une approche tournée vers la paix intérieure et la guérison de l’âme et de l’esprit dans un corps sain, afin d’aller mieux et vivre sans substance, l’Étoile propose aussi depuis juin une nouvelle approche aux résidentes :la sonothérapie, délivrée par l’intervenant Jerry Arayou.»

Cette nouvelle activité, connue comme la thérapie aux bols chantants tibétains, a plusieurs effets positifs sur les bénéficiaires dont la réduction du stress, la diminution de la colère, la relaxation profonde, la purification et le rééquilibrage des chakras, l’amélioration de la clarté mentale et surtout émotionnelle, l’aide au sommeil réparateur et le renforcement du système immunitaire. «Cette activité fait partie des ateliers hebdomadaires proposés à nos résidentes grâce au soutien de la MCB Forward Foundation. Un grand merci à Jerry Arayou pour ce beau moment de partage avec nos résidentes, ainsi qu'à la Mauritius Commercial Bank, qui contribue à rendre ces activités possibles.»

Tout comme la sonothérapie, l’association fonde beaucoup d’espoir sur «L’atelier de développement personnel par l’art». Cependant, sans soutien, celui-ci ne pourra voir le jour, d’où l’appel à la solidarité lancé par l’ONG. Votre aide sera précieuse et permettra d'offrir une autre chance à ces femmes en quête de reconstruction.

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