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Enquête judiciaire sur la mort de Jacquelin Juliette

L’avocat de l’ex-CP conteste l’accès à des données téléphoniques

27 janvier 2026

Plus de trois années se sont écoulées depuis que Jacquelin Juliette a trouvé la mort dans des circonstances troublantes et l’enquête judiciaire visant à faire la lumière sur les circonstances de son décès continue de progresser à pas de fourmi. Ce mardi 20 janvier, au tribunal de Pamplemousses, l’audition du chef du département médicolégal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, n’a pas pu se poursuivre. Son homme de loi, Me Waakid Allybocus, a indiqué que son client était souffrant et qu’il n’a pas pu se déplacer. Le représentant du bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP), Me Nataraj Muneesamy, a donc demandé un renvoi pour pouvoir poursuivre l’interrogatoire du médecin légiste lors de la prochaine session.

Par ailleurs, celui-ci a aussi indiqué à la magistrate Neela Ramdewor-Naugah qu’un Judge’s Order avait déjà été obtenu pour obtenir l’accès aux relevés téléphoniques de deux numéros jugés pertinents pour la suite des travaux. Un représentant de Mauritius Telecom a été assigné comme témoin pour fournir ces données. Cependant, Me Ivan Collendavelloo, qui représente l’ancien Commissaire de Police Anil Kumar Dip, a aussitôt contesté cette démarche. Il a déposé une motion dans le but d’obtenir tous les détails relatifs à ce Judge’s Order ayant autorisé l’accès à ces relevés téléphoniques. Il a aussi formulé une demande pour obtenir une copie du ruling rendu par la magistrate en septembre 2025 où elle évoque l’inadmissibilité des bandes sonores de Missie Moustass ; un document que le DPP refuserait de lui communiquer, dit-il. L’affaire a été renvoyée au 5 mars prochain.

La veille, soit le lundi 19 janvier, Anil Kumar Dip et le DPP étaient en cour suprême. C’est devant cette instance que l’ancien CP avait, rappelons-le, déposé une motion contestant sa citation à comparaitre comme témoin dans l’enquête judiciaire sur la mort de Jacquelin Juliette. Me Rasmi Camiah, qui représente le DPP, a indiqué qu’elle avait formellement logé un affidavit du DPP soutenant qu’Anil Kumar Dip dvrait se présenter comme témoin. En revanche, l’avocat de ce dernier, Me Ivan Collendavelloo, a remis en question cet affidavit rédigé par une Legal Support Officer qui, selon lui, n’aurait aucune connaissance directe des faits. Il a indiqué que certains passages dudit affidavit font référence aux bandes sonores de Missie Moustass, déjà déclarées irrecevables par le tribunal de Pamplemousses. Face à ces objections, la représentante du DPP a demandé un délai supplémentaire pour revoir sa prise de position. La cheffe-juge Rehana Mungly-Gulbul a renvoyé l’affaire au 2 février prochain.

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