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Pensions

Les mesures de compensation de Ramgoolam pour tourner la page du «Means Test»

27 juin 2026

Navin Ramgoolam : «Ce budget vise à inverser la spirale descendante.»

«Ce budget repose sur une conviction simple : un gouvernement responsable ne peut bâtir l’avenir sur du sable mouvant et des illusions. Il doit d’abord regarder la réalité en face...» C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans son summing up suivant les débats sur le budget 2026-2027. Il a défendu la réforme de la pension, qu’il juge nécessaire pour garantir la pérennité du système, et a annoncé des mesures pour compenser l’abandon du «Means Test».

Quand le chef du gouvernement défend son budget

«Ce budget n’a jamais été conçu comme un exercice de commodité politique. Il a été conçu comme un exercice de responsabilité nationale. Il repose sur une conviction simple : un gouvernement responsable ne peut bâtir l’avenir sur du sable mouvant et des illusions. Il doit d’abord regarder la réalité en face. Nous aurions pu choisir la facilité. Mais ce n’est pas notre conception de la responsabilité publique, ni même de la responsabilité tout court.»

**Une vision **

«Le budget 2026-2027 n’est pas une rupture avec la trajectoire établie l’année dernière. Il s’agit, en fait, d’une continuation logique et d’un engagement inébranlable vers de nouveaux progrès. Au cœur de celui-ci se trouvent trois priorités interdépendantes : 1) diversifier et façonner une économie prête pour l’avenir ; 2) un engagement renforcé en faveur de la justice sociale ; et 3) une consolidation fiscale pour créer de l’espace pour des investissements prioritaires. (...) Ce budget ne consiste pas à ne rien faire et à laisser notre pays continuer à dériver dans un abîme. Ce budget vise à inverser la spirale descendante. Il s’agit d’assurer l’avenir.»

Autour de la pension de vieillesse

«Sachez que la pension n’est pas seulement une ligne dans le budget. Ce n’est pas seulement un paiement mensuel. C’est la sécurité. C’est la dignité. C’est la reconnaissance. C’est le résultat d’une vie de travail, de sacrifice et de contribution à notre pays. Je comprends l’anxiété qui a été exprimée. Je comprends que de nombreux citoyens âgés étaient inquiets. Je comprends que les familles ont posé des questions. Je comprends que les gens voulaient de la clarté, de l’équité et de la réassurance. Et dans une démocratie, quand le peuple parle, un gouvernement responsable doit écouter. C’est pourquoi nous avons écouté. Nous avons entendu les préoccupations. Nous les avons prises au sérieux et nous avons décidé d’abandonner le “Means Test”. Mais écouter ne signifie pas abandonner la vérité.»

Le «Means Test» out, mais...

«Écouter ne signifie pas prétendre que le problème a disparu. Le problème persiste. La pression démographique persiste. La pression fiscale persiste. Le besoin de réforme persiste. Je comprends les préoccupations exprimées par nos concitoyens. La pension de vieillesse n’est pas un simple transfert financier. Elle représente un contrat social. C’est précisément parce que nous souhaitons préserver ce contrat social que nous avons été contraints d’agir. Les projections démographiques sont sans équivoque. Notre population vieillit rapidement. Le nombre de bénéficiaires de la pension augmente chaque année alors que la population active, qui finance ce système, progresse beaucoup plus lentement. Maintenir indéfiniment le modèle actuel nous aurait conduit, à terme, à une situation où l’État ne serait plus en mesure d’assumer durablement ses engagements sans compromettre le financement de la santé, de l’éducation, des infrastructures et des autres services essentiels. Depuis la semaine dernière, de nombreuses voix se sont exprimées sur la question de la pension. Nous avons pris pleinement en considération les attentes et les inquiétudes de la population. C’est dans cet esprit d’écoute que le gouvernement a décidé d’abandonner la mise en œuvre du means testing.»

L’après «Means Test»

«Comme je l’ai dit lors de la private notice question, le means testing est out ! Après l’élimination du “Means Test” pour la pension de vieillesse de l’État, le gouvernement a immédiatement initié un certain nombre de mesures pour couvrir les dépenses prévues plus élevées afin de réduire le déficit budgétaire et la dette du secteur public. Celles-ci incluent : premièrement, un comité a déjà été établi sous la présidence du secrétaire du Cabinet pour examiner la redéfinition des priorités de la mise en œuvre des projets d’investissement, tout en veillant à ce que la croissance économique ne soit pas affectée négativement. Deuxièmement, un comité au niveau du ministère des Finances examinera les dépenses de chaque ministère et veillera à ce que nous donnions suite aux conclusions du rapport du directeur de l’Audit, et un secrétaire financier adjoint présidera ce comité. Troisièmement, comme déjà annoncé, un comité de haut niveau a été mis en place pour une révision fondamentale de notre système fiscal en vue d’améliorer son équité, son efficacité et sa compétitivité internationale. Le comité, comprenant des experts fiscaux et soutenu par le FMI et d’autres experts internationaux, commencera ses travaux dans les prochains jours. Nous prévoyons de mettre en œuvre les mesures peu après l’achèvement de l’examen et nous pouvons nous attendre à un impact positif sur les revenus. Quatrièmement, le ministère des Finances explore la cession d’actifs non stratégiques sélectionnés, ainsi que la cotation potentielle de certaines entreprises publiques en Bourse, en vue de libérer de la valeur et de monétiser ses participations. Et cinquièmement, en ce qui concerne les cotisations CSG, il était prévu dans le budget que, à partir du 1er juillet 2027, ces cotisations seraient transférées sur les comptes individuels de tous les travailleurs dans le nouveau Fonds national de pensions et de prévoyance (NPPF). Nous allons maintenant envisager une mise en œuvre progressive du NPPF. En outre, je présiderai moi-même un comité directeur sur l’efficacité du secteur public afin d’identifier les domaines de duplication, d’inefficacité et de gaspillage.»

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