C’est un premier témoignage qui aura servi de déclic, encourageant d’autres à sortir du silence. En l’espace d’une semaine, pas moins de trois plaintes ont été enregistrées contre Percy Duval, un habitant de Tamarin âgé de 57 ans, employé chez un concessionnaire automobile. Il fait l’objet de plusieurs chefs d’accusation provisoires de causing child to be sexually abused. Appréhendé par la police de Rivière-Noire depuis le vendredi 10 avril, il est toujours en détention policière. D’après nos renseignements, trois autres victimes devraient se manifester à leur tour incessamment.
Dans leurs dépositions, les victimes ont relaté que les abus se seraient déroulés au domicile même du quinquagénaire. En effet, il aurait notamment ciblé ces jeunes filles, toutes des amies de sa propre fille, lors de leurs soirées pyjama. Il est soupçonné de s’être introduit dans leur chambre aux petites heures du matin pour leur montrer des photos et vidéos à caractère sexuel. Une autre a déclaré qu’il aurait exhibé ses parties intimes devant elle. Tandis que l’une des victimes dit avoir également subi des attouchements sexuels. Ces faits se seraient produits alors qu’elles n’étaient que des enfants. Soumis à un interrogatoire, Percy Duval a fait valoir son droit au silence.
Les victimes sont représentées par l’Etude Hawaldar. Sollicitée, Me Deveena Deonaran-Joyram nous indique que «les plaignantes collaborent pleinement avec les autorités d’enquête et le processus judiciaire. Étant donné que les procédures et l’enquête de la police sont en cours, il ne serait pas approprié de commenter les preuves. L’affaire doit se dérouler conformément à la loi, en tenant dûment compte de la protection des mineurs et de l’intégrité de la procédure judiciaire». À ce stade, les plaignantes ont déjà été examinées par un médecin légiste de la police. Ce vendredi, elles ont également participé à une reconstitution des faits au domicile du suspect. «Elles ont été très courageuses. Cela enverra un signal fort à notre société, démontrant que de tels actes ne doivent pas être tolérés. Leur démarche permettra d’éviter qu’il y ait de nouvelles victimes.»