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L’urgent appel à la solidarité des Amis d’Agaléga

7 mars 2025

Laval Soopramanien espère que les Mauriciens seront sensibles à leur appel et à la cause qu'ils défendent.

C’est une question de survie. L’association Les Amis d’Agaléga se trouve aujourd’hui dans une situation difficile et manque cruellement de fonds. Ses membres lancent un appel à la générosité.

Elle traverse en ce moment une zone de turbulence et espère bientôt trouver la lumière au bout du tunnel. L’association Les Amis d’Agaléga se retrouve actuellement dans une situation financière précaire, ce qui menace le bon fonctionnement de son centre d’accueil, situé à Roche-Bois, ainsi que de ses activités. Créée en 2003, l’association, soutient le responsable Laval Soopramanien, a pour mission d’œuvrer pour le bien-être de la communauté agaléenne, que ce soit à Agaléga ou à Maurice où ils sont nombreux à vivre aujourd’hui.

«Nous avons un centre où nous hébergeons les Agaléens qui viennent à Maurice et qui n’ont pas d’endroit où vivre. Nous soutenons et accompagnons les jeunes qui viennent à l’école à Maurice et nous proposons aussi des activités extrascolaires pour les enfants et adolescents, mais aussi des activités récréatives pour les adultes et les personnes âgées de la communauté. Nous œuvrons pour un meilleur vivre-ensemble et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider à continuer à mener une vie décente et épanouie. Le bien-être de la communauté est notre priorité.»

Le centre des Amis d’Agaléga, dont l’objectif premier était d’accueillir les jeunes de plus de 14 ans pour les soutenir dans leur scolarité, accueille également aujourd’hui des résidents adultes, dont des patients en traitement à Maurice, des femmes enceintes, mais aussi ceux qui ont besoin d’être sur place pour des démarches administratives. «Depuis notre création, nous avons accueilli une centaine de bénéficiaires, y compris les jeunes garçons qui sont arrivés chez nous à 14 ans et qui sont repartis à 20 ans après leur scolarité. Aujourd’hui, la majorité de ces jeunes sont retournés travailler à Agaléga. Ils y sont employés et c’est pour nous une très grande fierté.»

Sur l’année, poursuit Laval Soopramanien, le centre accueille et héberge entre 60 et 70 personnes. «Pour nous, le plus important, c’est de donner à ces familles un endroit où elles peuvent résider le temps de leur séjour. Elles ont accès à l’eau, l’électricité et internet. Nous les accompagnons dans leurs démarches administratives ou médicales. D’ailleurs, nous venons d’accueillir trois jeunes mamans qui sont venues accoucher à Maurice. Elles et leurs bébés sont récemment repartis et ils sont tous en pleine forme. En ce moment, nous avons avec nous une maman et ses deux enfants, dont l'un est en primaire et l’autre au secondaire.»

Survie

Cependant, aujourd’hui, ce centre mis sur pied pour les Agaléens dans le besoin se retrouve menacé à cause d’un manque important de fonds. «Nous sommes dans le rouge. Depuis l’année dernière, toutes nos factures sont en souffrance, que ce soit en termes de location, d’eau, d’électricité, d’utilité publique. Nous dépendions jusqu’ici uniquement de la National Social Inclusion Foundation (NSIF), mais comme nous n’avons eu aucun nouveau projet pendant un an, nous n’avons pas reçu d’aide», explique Laval Soopramanien. Ce manque de financement a plongé l’association dans une situation difficile. «Nous n’avons plus d’internet et de téléphone parce que nous n’avons pas l’argent nécessaire pour payer les factures. Nous avons trois ordinateurs pour nos résidents. Ils sont tous tombés en panne et nous sommes incapables de les faire réparer. Nous n’avons même pas réussi à acheter de l’encre pour notre imprimante. Nous avions aussi une secrétaire à temps partiel, mais nous ne pouvons plus lui verser son salaire.»

Face à cette situation incertaine, la seule solution est de faire un appel urgent aux dons en comptant sur la générosité et la solidarité du public mauricien et des entreprises locales. Pour sortir la tête de l’eau et se remettre sur les rails, l’association tient en ce moment une levée de fonds sur la plateforme digitale Small Step Matters. «Pour nous, c’est une bouée de sauvetage. À travers cette plateforme, nous essayons de toucher les généreux donateurs. Nous faisons un travail très noble pour la communauté agaléenne et nous espérons qu’ils sont nombreux à croire en notre combat», soutient notre interlocuteur.

Lançant un vibrant appel, il espère que le public soutiendra la cause des Amis d'Agaléga. «Nous ne recherchons pas de l’argent pour des choses inutiles, c’est uniquement pour couvrir nos frais et assurer la survie de notre centre. L’argent récolté nous permettra de remettre le centre d’aplomb, de payer nos factures et de reprendre notre secrétaire administrative.» Aujourd’hui, plus que jamais, l’association a besoin d’aide, souligne Laval Soopramanien. *«Notre appel au public est simple : aidez-nous, à travers smallstepmatters.org, à poursuivre notre mission. Je lance aussi un appel à la diaspora mauricienne pour qu’elle nous soutienne. Nous avons encore tellement de choses à faire et de projets à réaliser, mais sans votre aide, l’association Les Amis d’Agaléga est appelée à disparaître.» * 

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