Agir. Tenter de faire la différence. Le gouvernement a lancé, ce jeudi 30 avril, à Port-Louis, le Na-tional Drug Control Master Plan (NDCMP) 2026–2030, une stratégie qui entend transformer en profondeur la manière dont le pays répond à un phénomène jugé de plus en plus complexe et tenta-culaire. Élaboré pour la National Agency for Drug Control (NADC) avec l’appui technique de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime et de l’Organisation mondiale de la Santé, ce plan repose sur une approche fondée sur les droits humains et sensible aux enjeux de genre. Il s’appuie sur une évaluation indépendante réalisée en 2023 ainsi que sur de larges consultations avec les parties prenantes nationales.
Les autorités alertent sur des changements rapides du paysage de la drogue : montée en puissance des substances synthétiques, circulation accrue via les routes maritimes internationales, implication de réseaux criminels organisés et augmentation préoccupante de la consommation chez les jeunes. À cela s’ajoutent des conséquences sanitaires majeures, notamment la propagation du VIH et de l’hépatite C.
Doté d’un financement estimé à 5 milliards de roupies sur cinq ans, mobilisant l’État, le secteur privé et des partenaires internationaux, le plan repose sur quatre piliers : réduction de l’offre, réduc-tion de la demande, santé et bien-être, et coordination interinstitutionnelle.
Au-delà du renforcement des actions répressives, le NDCMP met l’accent sur la prévention en mi-lieu scolaire, l’amélioration des dispositifs de réhabilitation et de réinsertion, ainsi que le partage renforcé d’informations entre les agences concernées.