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Maux de tête : que faire quand ça fait mal ?

29 janvier 2026

Elles sont fréquentes et touchent un grand nombre de personnes. Mais attention, les céphalées ne sont pas toutes anodines. Certaines peuvent être le signe d’un problème plus sérieux et méritent une attention particulière. Il est donc essentiel de comprendre que les maux de tête ne sont pas tous similaires et qu’ils peuvent avoir des causes très variées. Le Dr Seenauth D., médecin généraliste, nous dit quand nous devons nous inquiéter et comment réagir face à la douleur.

Céphalées : c’est le terme médical couramment utilisé pour désigner les maux de tête. Le plus souvent bénignes, certaines céphalées peuvent toutefois être le signe d’un problème de santé plus sérieux. Douleurs diffuses, picotements, élancements ressentis au niveau du crâne… Dans la majorité des cas, les maux de tête sont fréquents et sans gravité, mais ils ne doivent pas toujours être pris à la légère.

Dans certains cas, le mal de tête peut révéler une affection, telle qu’une sinusite, une grippe, une mononucléose infectieuse, une méningite, un glaucome, la maladie de Horton ou encore une hypertension artérielle. Lorsqu’ils deviennent fréquents ou persistants, ces maux de tête peuvent venir influencer notre qualité de vie et, comme on le dit souvent, rann nou lavi amer.

Les céphalées primaires : «Il existe plusieurs types de céphalées et différents types de crises, chacun nécessitant une prise en charge spécifique et adaptée», explique le Dr Seenauth D., médecin généraliste. Parmi elles figurent d’abord les céphalées primaires. La plus connue est la migraine, qui se manifeste par des douleurs de tête épisodiques, souvent unilatérales et pulsatiles. On l'a tous déjà eue une fois dans notre vie. Elle peut s’accompagner de nausées ou de vomissements, ainsi que d’une sensibilité accrue à la lumière (photophobie) et au bruit (phonophobie). Vient ensuite la céphalée de tension. Elle se caractérise par une sensation de pression, comme si un bandeau nous serrait la tête jusqu’au cou. Généralement bilatérale, cette douleur apparaît fréquemment pendant ou juste après un effort, ou en période de stress.

On retrouve également la céphalée idiopathique en coups de poignard, qui provoque des douleurs brèves, soudaines et intenses, localisées à un point précis de la tête, sans cause clairement identifiable. Enfin, la céphalée en grappe, plus rare, se manifeste par une douleur extrêmement intense, localisée autour ou derrière un œil, d’un seul côté de la tête. Elle survient souvent par crises rapprochées et nécessite une prise en charge médicale spécialisée.

Les céphalées secondaires : Les céphalées secondaires sont des maux de tête qui surviennent en lien avec une autre affection ou un facteur identifiable. Elles nécessitent une attention particulière, car elles peuvent être le signe d’un problème de santé que nous évoquons dans le paragraphe suivant.

La céphalée liée à la surconsommation de médicaments : L’utilisation excessive d’antalgiques pour soulager les maux de tête peut, paradoxalement, aggraver la situation. Cette surconsommation augmente la fréquence des céphalées, diminue l’efficacité des traitements préventifs et peut entraîner l’apparition de maux de tête quotidiens, difficiles à contrôler.

Les causes médicales : Les céphalées secondaires peuvent également être associées à des infections systémiques, un traumatisme crânien, des troubles vasculaires, une hémorragie cérébrale ou encore une tumeur cérébrale. Dans ces cas, le mal de tête s’accompagne souvent d’autres symptômes et nécessite une prise en charge médicale rapide.

Le Dr Seenauth, médecin généraliste exerçant dans le privé, propose des consultations médicales ainsi que des visites à domicile pour un suivi personnalisé et de qualité.

Pourquoi mon mal de tête ne veut-il pas partir ? Selon le Dr Seenauth D., plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de maux de tête persistants. Le stress et la fatigue figurent parmi les causes les plus fréquentes. Le manque de sommeil peut également déclencher de fortes migraines, tout comme un excès de sommeil, qui perturbe l’équilibre de l’organisme.

Les troubles émotionnels, tels que l’anxiété ou la dépression, peuvent aussi favoriser l’apparition de céphalées. À cela s’ajoutent de mauvaises habitudes alimentaires, le fait de sauter des repas ou encore une déshydratation. Les coffee lovers, attention ! vous êtes aussi concernés : consommée en excès, la caféine peut provoquer ou aggraver les maux de tête. Par ailleurs, passer de longues heures devant les écrans, souffrir d’infections des voies respiratoires ou encore présenter des tensions musculaires, notamment au niveau du cou et des épaules, sont autant de facteurs susceptibles de déclencher des douleurs au niveau du crâne.

Quand s’inquiéter ? Le docteur souligne que si un mal de tête survient de manière brutale et extrêmement intense, souvent décrit comme un véritable «coup de tonnerre», il est très important de consulter un médecin en urgence. Il est également préoccupant lorsqu’il apparaît de façon nouvelle et inhabituelle chez une personne, s’aggrave rapidement ou persiste malgré les traitements habituellement efficaces. La présence d’une forte fièvre ou d’une raideur de la nuque constitue aussi un signal d’alerte, tout comme l’apparition de troubles neurologiques tels qu’une paralysie, des difficultés à s’exprimer ou un état de confusion. Enfin, un mal de tête qui se manifeste après un traumatisme crânien doit impérativement conduire à une consultation médicale.

Soulager un mal de tête sans médicament : le Dr Seenauth nous propose quelques gestes simples pour soulager un mal de tête sans médication. «Il est conseillé de réduire, voire d’arrêter, la consommation d’alcool, qui peut aggraver les céphalées», souligne-t-elle. Un sommeil de qualité est également essentiel : bien dormir et se reposer dans un endroit calme permet souvent d’atténuer la douleur. Pratiquer une activité physique régulière contribue aussi à diminuer la fréquence des maux de tête, tout comme adopter une alimentation équilibrée et éviter de sauter des repas. Boire suffisamment d’eau est primordial, la déshydratation étant une cause fréquente de céphalées. L’application locale d’une compresse froide, notamment en cas de migraine, ou chaude pour les céphalées de tension, au niveau du front ou de la région cervicale peut également apporter un soulagement. Enfin, noter ses maux de tête sur un calendrier permet d’identifier les facteurs déclenchants et d’adapter ses habitudes au quotidien.

Quand consulter un professionnel de santé ? On recommande de consulter un professionnel de santé lorsque les céphalées apparaissent brutalement, notamment s’il s’agit de la première douleur intense ressentie ou de ce qui est décrit comme «la pire céphalée jamais éprouvée». Une consultation est également nécessaire lorsque la douleur s’aggrave progressivement sur plusieurs jours ou semaines, lorsqu’elle est déclenchée par des efforts tels que la flexion, le port de charges ou la toux, ou encore lorsqu’elle perturbe le sommeil ou survient dès le réveil. La présence d’une maladie générale connue, l’apparition des céphalées après l’âge de 55 ans, ainsi qu’une fièvre ou d’autres signes généraux inexpliqués doivent aussi inciter à demander un avis médical.

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