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21 avril 2026 10:14
Des beaux moments en famille ont fini en tragédie. Le fils de cette octogénaire qui s’est noyée le 13 avril revient sur ces instants très durs, évoque sa mère et souligne ce qui aurait pu être fait pour la sauver…
Une sortie en famille qui finit en drame. Le 13 avril 2026, la famille Figaro se rend sur la plage de Tamarin pour un moment des plus joyeux. Hélas, Marise Benjamine Figaro, 83 ans, se retrouve en difficulté dans l’eau. Des personnes présentes la ramènent sur la plage et tentent de la ranimer, dans l’attente de l’ambulance. Mais lorsque celle-ci arrive sur place, le personnel soignant ne peut que constater le décès de l'octogénaire. L’autopsie pratiquée plus tard par le Dr Sunassee a attribué la mort à une asphyxie due à la noyade.
Cette habitante d'Henrietta, mère de cinq enfants et grand-mère de quatre petits-enfants, laisse sa famille dans le choc, la tristesse et l’incompréhension. L’un de ses fils, Benny Figaro, était en vacances à Maurice (il vit en Suisse) depuis début avril avec son épouse et sa fille d’un an et demi. Et tous passaient de merveilleux moments ensemble jusqu'à l'horrible tragédie.
Benny revient avec douleur sur cette journée à la plage : «On était tous dans l’eau et ma mère se trouvait au bord. On l’a tout à coup vue être emportée par les vagues et se débattre. On a couru vers elle. C’était une question de quelques secondes.» Aidé de plusieurs personnes présentes, Benny réussit à ramener sa mère jusqu’à la plage. «Elle était encore consciente. Les gens ont appelé les secours. Des employés de l’hôtel voisin, dont une infirmière, sont vite arrivés avec un défibrillateur et une bouteille d’oxygène. Mais à un moment, vers 10 heures, ma mère a perdu connaissance.»
Benny affirme qu’environ une heure s’est écoulée entre l’incident et l’arrivée de l’ambulance. «Je ne comprends toujours pas comment on a pu perdre un temps si précieux : le temps que la police arrive, qu’elle appelle l’ambulance... Peut-être que si cela avait été plus rapide, ma mère aurait eu une chance. Je voudrais que l’on nous donne plus de détails, car nous sommes en colère face à ces délais.»
Benny tient également à rendre hommage à une mère formidable. «C'était une femme forte, qui a traversé des moments très difficiles. Elle a vécu en France pendant de nombreuses années pour bâtir un avenir pour ses enfants. Elle a fait des sacrifices avant de revenir à Maurice en 2013 pour profiter paisiblement de sa retraite. Hélas, elle a perdu son époux en 2021, ainsi qu’un de ses enfants auparavant. Mais elle était toujours généreuse, prête à donner, tout en étant autonome. Elle avait prévu de prendre l’avion dans deux semaines pour fêter ses 84 ans avec toute la famille. Hélas, cela ne pourra pas se faire…»
Deux autres cas de noyade répertoriés
Deux autres personnes ont perdu la vie dans des circonstances similaires. À Trou-aux-Biches, le dimanche 12 avril, Yacoob Osman Atchia s’est retrouvé en difficulté dans le lagon peu avant la mi-journée. Ce sont des volontaires qui l’ont sorti du lagon pour le ramener sur la plage. Lorsque la police de la localité est arrivée sur place, cet habitant de Tranquebar, Port-Louis, âgé de 72 ans, gisait inconscient sur le sable, près de l’hôtel Beachcomber. Le SAMU a été sollicité mais un médecin n’a pu que constater son décès en arrivant sur place. L’autopsie pratiquée par le Dr Prem Chamane, médecin légiste de la police, a attribué la mort à une asphyxie due à la noyade.
L’autre victime est François Gabriel Fanomezantsoa, un Malgache âgé de 22 ans. Le mardi 14 avril, son ami, de la même nationalité, a sollicité l’aide des forces de l’ordre après que le jeune homme a disparu pendant qu’il se baignait dans le lagon de Mont-Choisy. Plusieurs unités de la force, dont la National Coast Guard (NCG), ont été déployées pour les recherches. Le lendemain matin, son corps a été aperçu flottant dans l’eau, à 75 mètres de la plage. Après qu’il a été extirpé du lagon par les garde-côtes de Trou-aux-Biches, il a été transféré à la morgue de l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam, où le Dr Jankee, Principal Police Medical Officer (PPMO), a pratiqué une autopsie. Celle-ci a attribué son décès à un œdème pulmonaire et cérébral.
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