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Célébrations du 1er et du 2 novembre

Quand les souvenirs fleurissent au-delà de l'absence

31 octobre 2026

En cette période de l'année, de nombreuses personnes pensent encore plus que d'habitude à ceux et celles qui ont quitté ce monde et iront fleurir leurs tombes.

Ces 1er et 2 novembre, de nombreux Mauriciens iront, à l'occasion de la Toussaint et de la fête des Morts, fleurir les tombes de leurs proches en signe d'amour et de respect...

Le silence. Et des fleurs qui racontent l'amour et ravivent les souvenirs. Tout autour : des rangées de tombes qui portent des histoires qui refusent de s'effacer. Le temps de deux jours, les cimetières de l'île changeront de visage et se métamorphoseront en véritables écrins fleuris. Les tombes se pareront de couleurs, avec des bouquets qui donneront aux lieux des airs de jardins vivants. Mais derrière cette explosion de couleurs se cachent de profondes émotions. Car dans ces endroits où reposent les défunts, l'amour ne connaît pas l'absence et les souvenirs continuent de fleurir.

Entre tristesse, nostalgie et apaisement, les familles se retrouveront, en ces 1er et 2 novembre, autour des sépultures de leurs proches pour évoquer des anecdotes, raconter des histoires tout en ravivant ces petits moments qui ont marqué leur vie... Tout cela, le temps d'un rendez-vous avec ceux et celles qui sont partis, mais qui restent éternellement présents dans les cœurs.

En effet, il y a des absences que le temps n'efface pas. Des visages que des parents ou encore des familles entières continuent de chercher et des voix qui résonnent encore et encore dans la mémoire et cela, même si les êtres en question qui ont beaucoup compté ne sont plus là physiquement. En cette période de l'année, de nombreuses personnes pensent ainsi encore plus que d'habitude à ceux et celles qui ont quitté ce monde et... leur monde.

Beaucoup profitent donc des célébrations des 1er et 2 novembre, marquant la Toussaint et la fête des Morts, pour avoir une pensée particulière pour ces personnes qui ont traversé leur vie et y ont laissé une empreinte indélébile. Car, pour elles, si l'absence est omniprésente, elle ne signifie pas pour autant que les liens sont rompus.

Ce début du mois de novembre, c'est donc pour beaucoup de familles un moment pour faire devoir de mémoire, de se rappeler plus que les autres jours, les histoires partagées, les sourires échangés, les conseils reçus et tous les petits instants qui prennent aujourd'hui une valeur immense. Car chacun, à sa manière, porte en lui un héritage précieux : des enseignements, des gestes et, surtout, un amour qui continue de vivre au fil des générations.

Un jour de prière

Et pour certains, cette attention particulière passe par une visite au cimetière, quelques fleurs déposées sur une tombe, une prière ou un instant de recueillement. Un geste simple, mais chargé de sens. Une façon de dire à ceux qui sont partis qu'ils n'ont pas été oubliés. Puisque même s'ils ne sont plus là, une partie d'eux continue de vivre en ceux et celles qui ne les oublient pas.

Pour l'Église catholique, les 1er et 2 novembre sont donc considérés comme deux jours importants. «En effet, le 1er novembre, les catholiques à travers le monde fêteront la Toussaint. Comme son nom l'indique, la Toussaint est la fête de tous les saints, connus et inconnus. Tout au long de l'année, l'Église catholique fête les saints qu'elle a officiellement canonisés et qu'elle propose comme modèles et témoins exemplaires de la foi. Le 1er novembre, elle souhaite également honorer les saints "anonymes", beaucoup plus nombreux, qui ont souvent vécu dans la discrétion au service de Dieu et de leurs contemporains. Par extension, cette fête est aussi celle de tous, car chacun est appelé par Dieu à la sainteté», explique le diocèse de Port-Louis.

Le lendemain, soit le 2 novembre, est considéré, ajoute le diocèse, comme un jour de prière pour les défunts. «Par ce jour consacré aux défunts, l'Église signifie aussi que la mort est une réalité qu'il est nécessaire et possible d'assumer puisqu'elle est un passage vers Dieu à la suite du Christ ressuscité. Ces deux journées ont une coloration particulière : elles réunissent les familles, toutes générations confondues, dans le souvenir de ceux qui nous ont précédés dans la vie et dans la mort. L'habitude de fleurir les tombes est un signe d'espérance. Certaines paroisses organisent un temps d'accueil et de prière dans les cimetières ou invitent ceux qui ont perdu un des leurs à se retrouver à l'église pour une célébration», poursuit l'évêché en expliquant le symbolisme de ces deux journées.

Durant deux jours donc, les cimetières de l'île se pareront de fleurs qui témoigneront de l'amour et du respect de nombreux Mauriciens envers leurs proches décédés. Pour Charlène Dumaine, ces deux célébrations ont une place spéciale dans son cœur et elle ne manquera d'ailleurs pas l'occasion d'aller à la messe en ce dimanche. «La Toussaint est une célébration d'espérance axée sur la vie éternelle et la communion des saints. Cette fête qui honore tous les saints connus et inconnus, rappelle à tous les hommes leur vocation à la sainteté et à la vie éternelle. Lors d'une épreuve de vie, souvent, je requiers l'intercession des saints pour me soutenir et m'aider : saint Michel pour la protection, saint Antoine de Padoue pour une quête, saint Charbel pour la guérison, saint Raphaël pour la santé», nous confie Charlène qui, le jour suivant, pensera particulièrement à sa fille Alicia, décédée à l'âge de 13 ans en 2023.

«Étant une mamange, j'ai fait en sorte que la tombe de ma défunte fille Alicia soit refaite et repeinte. Ce jour-là, j'irai me recueillir sur sa tombe avec des fleurs après la messe du matin. Elle est loin de mes yeux et de mes bras mais à jamais dans mon cœur. J'en profite aussi pour aller fleurir la tombe de mes grands-parents et d'autres membres défunts de ma famille.» Comme Charlène, de nombreux Mauriciens débuteront aussi la journée de ce dimanche en allant à la messe avant de se rendre au cimetière.

La messe de la Toussaint, en ce dimanche, sera diffusée en direct de la paroisse Saint-François-d'Assise, Pamplemousses, à 8h00 sur MBC 2 et sur la page Facebook «Capav - Les Médias». Le célébrant sera le père Jocelyn Grégoire. Une émission spéciale sur La Toussaint sera aussi diffusée sur MBC 2 à 20h15, intitulée «Rasinn dan Lesiel – La sainteté est-elle possible aujourd'hui ?», avec comme invité le frère Paul-Adrien, dominicain, prêtre-religieux et influenceur catholique. Les horaires des messes dans toutes les paroisses de l'île pour la Toussaint sont disponibles sur le site internet du diocèse de Port-Louis : http://www.dioceseportlouis.org

Car le temps de la Toussaint et de la fête des Morts, il est surtout question pour les Mauriciens de la célébration de l'amour qui continue de vivre dans les cœurs...

Commémoration de l'arrivée des travailleurs engagés : un héritage gravé dans la mémoire mauricienne

Ils ont quitté leur terre natale avec l'espoir d'un avenir meilleur. Et leur histoire est devenue une page indélébile de l'identité mauricienne. En effet, chaque 2 novembre, Maurice se souvient. Cette date marque l'arrivée des premiers travailleurs engagés indiens sur notre sol au terme d'un long et éprouvant voyage depuis leur pays natal. Venus pour travailler dans les plantations sucrières après l'abolition de l'esclavage, ces hommes et ces femmes ont affronté l'exil, la dureté du labeur et les sacrifices. Leur courage et leur persévérance ont contribué à façonner le visage de notre île. Aujourd'hui, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle rend hommage à des générations qui ont légué aux Mauriciens une histoire, une culture et un héritage précieux.

«Étant une mamange, j'ai fait en sorte que la tombe de ma défunte fille Alicia soit refaite et repeinte. Ce jour-là, j'irai me recueillir sur sa tombe avec des fleurs après la messe du matin. Elle est loin de mes yeux et de mes bras mais à jamais dans mon

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