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Elle est la première maire d’origine mauricienne en France

Rosie Bordet : «J’ai dû me battre toute ma vie pour avancer...»

1 avril 2026

«C’est une immense fierté, bien sûr, mais aussi une responsabilité. Cela représente un symbole fort pour beaucoup de femmes, de mères et de personnes issues de parcours modestes ou de la diversité», nous confie Rosie Bordet en nous parlant de son élection

Selon le journal Ouest-France, elle «marque l’histoire locale» en devenant la première Mauricienne à devenir maire dans une commune de France métropolitaine. La principale concernée nous parle de cette nouvelle aventure...

«Rosie Bordet, première maire d’origine mauricienne en France. À Saint-Georges-de-Reintembault : elle a été élue dès le premier tour des municipales. Une victoire nette, qui dépasse le cadre local et marque un tournant symbolique...» C’est avec ce titre et cette introduction que le journal Ouest-France parle de notre compatriote Rosie Bordet, qui a brigué les suffrages aux dernières élections municipales en France, commençant ainsi une nouvelle belle aventure.

Si son nom et son visage ne vous semblent pas inconnus, c’est parce que notre interlocutrice, fondatrice de l’agence Rb & Associés Communication, un cabinet de conseils, nous avait raconté, il y a quelques années, son parcours, son histoire, son engagement. Dans un article publié en 2022, sous le titre Rosie Bordet, d’aventure en aventure, lorsqu’elle avait été nommée ambassadrice pour l’océan Indien et l’Océanie francophone au sein du Groupement du patronat francophone (GPF), Rosie Bordet, multitâches, nous parlait de ce nouveau rôle qu’elle ajoutait à son arc déjà bien garni.

«À mes yeux, ce nouveau rôle d’ambassadrice représente la somme de mes expériences de vie, à la fois personnelles et professionnelles. Elle symbolise la femme plurielle que je suis, à la fois cheffe d’entreprise, élue de la ruralité, mentor, marraine et mère de famille. Mère de famille dans ma vie personnelle, mais aussi professionnelle, car j’aime participer à l’épanouissement de mes collaborateurs et de mes clients. Cette nomination concrétise aussi ma volonté à soutenir une vision fédératrice avec dynamisme et conviction, en tirant le meilleur de chacun», nous confiait-elle à l’époque.

À la question de savoir ce qui la faisait courir dans la vie, elle nous répondait qu’elle aimait participer à l’épanouissement des gens : «Je m’engage dans différentes activités, notamment au sein d’associations et en tant qu’élue. Pour être honnête, je m’investis avec une grande joie, celle de contribuer à faire bouger les lignes, promouvoir la méritocratie et l’équité dans notre société. J’aime aussi participer à l’épanouissement des personnes qui m’entourent, aussi bien mes collaborateurs que mes clients. Il est primordial pour moi d’apporter ma pierre à l’édifice en partageant avec les autres ce que j’ai pu comprendre, au gré de mes différentes expériences. J’apprécie tout particulièrement ces moments durant lesquels j’ai la possibilité d’aider à l’épanouissement des personnes que je rencontre, au travers d’un conseil, d’un mot d’encouragement. Et cette émulation est totalement réciproque. La richesse de ces échanges me pousse également à aller au-delà de mes propres limites, à me fixer de nouveaux objectifs et à entrevoir de nouvelles opportunités. C’est sans aucun doute l’une des choses qui m’animent le plus.»

Depuis, elle ne s’est pas arrêtée et a continué d’explorer d’autres horizons, allant d’un front à un autre, d’une expérience à une autre, comme le souligne l’article de Ouest-France qui parle de sa dernière actualité : «Le scrutin restera comme un moment marquant de la vie démocratique à Saint-Georges-de-Reintembault, commune de 1 500 habitants. Avec une participation de 72,24 %, les électeurs se sont fortement mobilisés. Rosie Bordet a été élue dès le premier tour avec 50,07 % des suffrages (...) Depuis 2020, elle occupait les fonctions d’adjointe dans la commune de Saint-Georges, en charge notamment du développement économique, de la culture et de la vie associative. Une expérience qui lui a permis de s’ancrer dans la vie locale. Avec cette élection, Rosie Bordet veut incarner une nouvelle génération d’élus et souhaite que son engagement dépasse le cadre communal... »

«Une fierté»

Cet accomplissement représente beaucoup de choses pour Rosie Bordet. «Être la première maire d’origine mauricienne en France est une immense fierté, bien sûr, mais aussi une responsabilité. Cela représente un symbole fort pour beaucoup de femmes, de mères et de personnes issues de parcours modestes ou de la diversité. Mon origine est un atout dans le sens où elle nourrit mon ouverture, ma capacité d’écoute et ma sensibilité aux réalités de chacun. Être élue dès le premier tour est à la fois une joie immense et une marque de confiance très forte de la part des habitants. Je le vis avec beaucoup d’humilité. C’est un encouragement, mais aussi une exigence : celle d’être à la hauteur dès le premier jour», nous confie celle qui s’est construite petit à petit. «Ce qui m’a poussée à me lancer, c’est avant tout mon parcours de vie. J’ai dû me battre toute ma vie pour avancer, élever seule mes trois enfants, surmonter les obstacles. J’ai voulu montrer que tout est possible, mais aussi agir concrètement pour améliorer le quotidien des habitants», poursuit la nouvelle maire qui a vécu avec beaucoup d’engagement sa campagne électorale : «Le point fort de ma campagne a été, je pense, la proximité. J’ai été sur le terrain, à l’écoute, dans le dialogue constant. Les gens ont senti la sincérité de mon engagement et ma détermination.»

Aujourd’hui, elle a les yeux rivés sur l’avenir. «Je serai une maire de terrain, accessible et engagée. Une maire qui écoute, qui agit et qui rassemble. Je veux travailler avec les habitants, pour les habitants, dans un esprit de respect et de transparence. Mes priorités sont claires : améliorer la qualité de vie, renforcer la solidarité, soutenir les familles et dynamiser la commune. Je souhaite également porter une attention particulière à l’éducation, à la sécurité et à l’environnement.»

Même si elle garde ses objectifs bien en tête, elle n’oublie pas pour autant le chemin parcouru. «Quand je pense à mon parcours, je ressens beaucoup d’émotion. C’est le chemin d’une femme qui n’a jamais abandonné, malgré les difficultés. Cela évoque la résilience, le courage, mais aussi l’espoir. Si mon histoire peut inspirer, alors tout ce combat aura encore plus de sens», conclut Rosie, d’attaque pour relever d’autres défis...

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