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Décès de Faeza Rawa en juin 2023 après une attaque au cocktail molotov

Sa sœur Soulayeha : «Nous ne nous sentirons en sécurité que lorsque les coupables seront arrêtés»

18 mars 2025

Près de deux années se sont écoulées depuis que sa sœur, Faeza Rawa, a perdu la vie dans de tristes et tragiques circonstances, mais l’enquête semble être toujours au point mort. Lorsque nous avions rencontré Soulayeha à l’époque, elle nous avait fait part de l’angoisse dans laquelle vivaient les membres de son entourage. Bien que le temps a passé, leur inquiétude ne s’est pas estompée et ils continuent à craindre pour leur sécurité, car ceux responsables de l’attaque ayant entraîné la mort de leur proche n’ont pas jusqu’ici été appréhendés. Désespérée, Soulayeha lance un appel au commissaire de police, Ramparsad Sooroojebally, dans l’espoir que ses hommes bouclent cette affaire dans les plus brefs délais. «Nous ne nous sentirons en sécurité que lorsque les coupables seront derrière les barreaux», lâche-t-elle.

Faeza Rawa, rappelons-le, est décédée le 2 août 2023 après 56 jours d’agonie. Aux petites heures du matin, le 7 juin de la même année, elle était couchée sur le canapé dans l’une des pièces de la maison que sa sœur et elle louaient, à Plaine-Verte, lorsqu’elles ont été attaquées au cocktail molotov. Au moment des faits, Soulayeha rangeait des vêtements dans l’armoire de la chambre à coucher. «J’ai entendu le bruit d’une moto suivi d’une explosion. Toutes les installations électriques ont sauté.» La maison a vite été envahie par les flammes, mais ce sont les hurlements de sa sœur, transformée en torche humaine, qui continuent de la hanter. Ayant subi de graves brûlures sur tout le corps, Faeza Rawa a passé trois jours à l’unité des grands brûlés à l’hôpital Victoria, à Candos, et deux semaines de plus à la clinique Shifa, à Port-Louis. Elle a été autorisée à rentrer chez elle bien que loin d’être guérie, mais son état s’est davantage détérioré le 1er août. Conduite à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo avant d’être transférée à celui de Candos, elle a poussé son dernier soupir le lendemain en succombant à une septicémie.

Jusqu’ici, l’enquête de la Major Crime Investigation Team ne semble avoir mené à aucune piste crédible. Cela, bien que la police ait promis une récompense de Rs 200 000 à ceux disposant d’informations sur les auteurs de ce crime barbare. Soulayeha dit qu’avant les élections générales, l’an dernier, «zot ti sonn mwa pou dir mwa ki zot lanket inn fini, ki zot pou trap kriminel-la, me ziska ler, pa finn tann nanye». Épuisée de vivre dans le stress et l’angoisse, craignant que sa famille soit à nouveau victime d’une attaque, elle relate : «Mo garson pe per pou al lekol parski li finn tromatize par tousala. Il a manqué plusieurs fois les cours et a souvent peur de quitter la maison.» Quant au fils de Faeza Rawa, poursuit-elle, «de kout linn trouv enn group dimounn pe swiv li. Nou anvi retrouv nou trankilite. Nous voulons que ces criminels soient mis hors d’état de nuire pour trouver le calme».

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