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Par Qadeer Hoybun
22 mars 2016 16:17
Le verdict est tombé cette semaine. L’haltérophile mauricien a été suspendu pour quatre ans de toutes compétitions nationales et internationales, et, du coup, perd ses trois médailles de bronze remportées aux Jeux des îles de 2015 à La Réunion.
Cela fait suite aux recommandations du Results Management Committee (RMC)qui était chargé de faire la lumière sur ce cas de dopage allégué.
Cette sanction est jugée «très sévère» dans l’entourage du sportif, qui étudie, actuellement, toutes les possibilités pour une éventuelle contestation des sanctions.
Praful Prithipaul a été contrôlé positif au Stanozolol, un stéroïde anabolisant qui figure sur la liste des produits prohibés par la World Anti Doping Agency (WADA)en 2015.
Dans un document de 16 pages, le RMC a rappelé les faits entourant cette affaire. L’haltérophile de 23 ans, provisoirement suspendu depuis le 18 août 2015, a subi un test hors compétition, le 21 avril 2015.
L’échantillon d’urine de Praful Prithipaul a ensuite été envoyé en Afrique du Sud, à des fins d’analyse, et ce n’est qu’en septembre 2015 que les résultats ont été connus. Cette suspension prend effet à partir du 18 août 2015 et terminera à la même date en 2019.
Cette mise à pied va coûter cher à l’athlète, puisque ce dernier perd, sur le coup, ses trois médailles de bronze qu’il a remportées aux Jeux des îles à La Réunion dans la catégorie des -62kg, et, par la même occasion, cette sanction le privera d’une participation aux JIOI de 2019 à Maurice.
Un véritable coup dur pour le sportif qui est membre de la Mauritius Amateur Weightlifters & Powerlifters Association (MAWPA), qui, de son côté, accepte les conclusions de ce rapport et préfère ne pas le commenter.
Dans cette affaire, Praful Prithipaul qui avait décidé d’assumer sa défense lui-même, a toujours clamé son innocence. Ce dernier a toujours nié avoir pris du Stanozolol et a toujours ignoré comment ce produit s’est retrouvé dans son urine. Le sportif a, tout de même, pointé du doigt la manière dont le prélèvement a été fait par Pravin Dhoomon, le représentant de la National Anti-Doping Unit. Mais ses arguments n’ont, cependant, pas été retenus par le RMC qui les a jugés peu crédibles.
Dans son rapport, le RMC n’a pas été tendre envers la MAWPA. Le comité dirigé par Nuvin Proag juge inappropriées les déclarations faites par Poorun Bhollah, président de la fédération et Ravi Bhollah, l’entraîneur national, dans la presse à l’encontre de Praful Prithipaul après avoir pris connaissance des résultats d’analyse du sportif.
Le RMC était présidé par l’avocat Nuvin Proag et avait comme membre Ram Lollchand du ministère de la Jeunesse et des Sports, Vivian Gungaram du Comité olympique mauricien (COM), et Zameer Janoo, qui agissait en tant que secrétaire du comité. Les auditions de Praful Prithipaul se sont déroulées à quatre reprises à savoir le 17 et 24 septembre, le 1er, 8, 12 et 22 octobre, et le 10 et 24 décembre de l’année dernière.
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