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Rosida Koodaruth

Vendeuse passionnée de petits gâteaux d’antan... et de journaux

28 février 2026

Rosida et les siens vous proposent de délicieux gateaux ainsi que les journaux du week-end.

En passant devant une petite boutique à la rue Pasteur, à Rose-Hill, un parfum familier attire l'attention. Celui de la friture encore chaude, des gâteaux qui crépitent doucement dans l’huile. Impossible de rester indifférent. Derrière le comptoir, se tient Bibi Rosida Koodaruth, une femme courageuse et accueillante. En plus, des gâteaux, elle est l’un des visages fidèles de la vente des journaux de 5-Plus dimanche depuis plus de 15 ans.

Dans sa petite boutique baptisée Pikan, qui existe depuis plus de 100 ans, le temps semble parfois s’arrêter. C’est là, derrière son fourneau, que Rosida prépare ses délicieuses recettes d’antan, laissant l’odeur des petits gâteaux chauds envahir la rue et attirer les passants. Gato zinzli, gato delwil et autres douceurs traditionnelles y sont préparés avec soin. Chaque bouchée nous transporte et le goût authentique du passé refait surface.

Mais au-delà des saveurs qui rappellent l’enfance, Rosida incarne surtout le courage et la détermination. Chaque week-end, à côté de ses gâteaux encore tièdes, elle installe soigneusement les journaux. Et parmi eux, 5-Plus dimanche occupe toujours une place particulière. Avant même de les vendre, elle prend le temps de les feuilleter, curieuse de l’actualité, attentive aux histoires.

«Malgré le fait que je n’ai pas eu une grande éducation, j’ai toujours aimé regarder les journaux, surtout 5-Plus, dont la couverture est très attractive», confie-t-elle avec humilité. Pour Rosida, comme pour de nombreux habitués, le journal reste un lien précieux avec le monde. Le dimanche matin, Rosida nous raconte que de nombreux lecteurs viennent acheter leur 5-Plus. Les personnes âgées, fidèles au rendez-vous, tiennent à avoir leur journal entre les mains, comme une routine de chaque week-end. La vente des journaux, combinée à celle de ses gâteaux, permet ainsi à Rosida de subvenir aux besoins de sa famille et de joindre les deux bouts avec dignité.

Derrière cette femme travailleuse se cache également une mère profondément dévouée. Rosida élève deux filles, l’aînée a 18 ans et la cadette a 19 mois. Un nouveau chapitre de vie, rempli d’amour mais aussi de responsabilités qu’elle affronte avec la même force que ses longues journées de travail. Heureusement qu'elle peut compter sur le soutien indéfectible de son époux Feizal et de son aînée. «Mon époux et ma fille m’aident beaucoup, surtout pour la friture des gâteaux. Chacun met la main à la pâte. Moi, je m’occupe de la préparation, tandis que mon époux fait la friture. Après les heures de classe, ma fille vient me donner un coup de main. Le dimanche, c’est souvent elle qui s’en charge», confie Rosida.

C’est d’ailleurs grâce à l’inspiration de sa fille que Rosida a trouvé la force de transformer une difficulté en opportunité. «Elle devait partir à la dowrah, mais à l’époque, nous n’avions pas les moyens. Elle aimait regarder l’émission de Mansura, qui propose chaque jour de nouvelles recettes. Un jour, elle m’a suggéré d’essayer mes propres recettes et de vendre mes gâteaux», raconte-t-elle avec beaucoup d’émotion, loin de s’imaginer que cette idée allait vraiment marcher.

C’est ainsi que tout a commencé. Les premiers gato zingeli sont préparés avec peu de moyens, mais beaucoup d’espoir. Aujourd’hui, grâce à son travail acharné, Rosida a réussi à offrir à sa fille une éducation et à construire un avenir meilleur pour sa famille. D’ailleurs, en cette période de jeûne du Ramadan, Rosida et sa famille préparent de petits gâteaux spécialement pour l’iftar, répondant ainsi à la demande de nombreuses familles. Âgée de 50 ans, Rosida est aujourd’hui très appréciée dans sa localité. Chaque jour, elle voit les clients affluer dès les premiers gâteaux plongés dans l’huile encore frémissante. Et chaque week-end, c’est avec beaucoup de joie qu’elle vend ses journaux… surtout 5-Plus !

Au fil de la discussion, nous découvrons que Rosida est une femme profondément attachée aux siens, particulièrement à sa petite de 19 mois en ce moment. «Je suis si heureuse de voir ma famille dans la joie et la paix, c’est tout ce que j’ai de plus cher au monde», confie-t-elle. Son rêve est simple, mais immense : voir grandir ses deux filles dans la sérénité, sans jamais manquer de rien.

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