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Carol Lamport présente «ZAMETROTAR»

430 femmes réunies autour d’un message d’espoir

4 avril 2026

La levée de fonds a aussi permis de faire un don de Rs 182 000 à l'association Hidden Disabilities Sunflower Mauritius.

Un spectacle haut en couleur, riche, vibrant et pittoresque. Un visuel à couper le souffle, qui transporte et fait rêver. Une rencontre avec une artiste dont le talent et l’histoire ont su toucher les cœurs et les âmes. Un message d’espoir et de courage qui traverse les barrières et rassemble. Voilà les mots qui reviennent le plus souvent chez ceux qui ont assisté au dernier spectacle de Carol Lamport.

Le dimanche 29 mars, la chanteuse, autrice-compositrice et coach vocale mauricienne a présenté «J’oublie souvent qu’il n’est ZAMETROTAR», une œuvre qui raconte l’histoire d’une femme en pleine crise existentielle, entamant pour la première fois une thérapie afin de comprendre celle qu’elle est devenue.

Pour sa toute première création originale, Carol Lamport s’était fixé un objectif clair : offrir une représentation gratuite à 400 femmes issues de la société civile dont des bénéficiaires d’associations, des membres du personnel et des volontaires d’ONG. Grâce à une campagne de levée de fonds sur la plateforme Small Step Matters, ce sont finalement 430 femmes qui ont pu assister à cette représentation, le 29 mars dernier, au Caudan Arts Centre. Elles y ont découvert, émerveillées, l’univers coloré de l’artiste, enrichi par la mise en image du peintre Pascal Lagesse.

Au-delà de la performance artistique, cette initiative a aussi permis de faire un don de Rs 182 000 à l’association Hidden Disabilities Sunflower Mauritius, qui prévoit de lancer un second groupe de soutien et de psychoéducation pour des patients bipolaires. Autour de ce spectacle, c’est toute une chaîne de solidarité qui s’est construite. Réunir plus de 400 femmes autour d’un message d’espoir était un rêve de longue date pour Carol Lamport – un pari aujourd’hui réussi. Les témoignages d’appréciation, les coups de cœur et les remerciements se sont multipliés.

Rachelle Calou, consultante pour Fam-Unie Foundation, ne cache pas son émotion : «C’est un magnifique projet construit avec beaucoup d’amour, de générosité et de professionnalisme. L’histoire de Zametrotar est très touchante. Toutes les femmes s’y retrouvent, peu importe où elles se situent dans leur parcours de vie. C’est un véritable message d’espoir.»

Même ressenti pour Marie-Noëlle Ramdeen, présidente de Future Hope, qui dit avoir vécu un moment suspendu dans le temps. «Carol Lamport est vraiment une grande dame. Je voudrais la féliciter pour son énergie. Elle dégage une telle énergie positive sur scène qu’elle nous fait vibrer avec elle. J’ai aussi vu l’expression d’une tempête émotionnelle que nous retrouvons chez les enfants et les adolescents de Future Hope. Ils ont besoin de beaucoup d’écoute. Leur joie, leur colère, leur révolte s’expriment alternativement… comme Carol sur scène !»

Pour sa part, Natacha Boodhoo, porteuse du projet Résilience (The WombCreation) sur Small Step Matters, souligne l’impact de la pièce : «En tant qu’artiste mauricienne, femme entrepreneure et créatrice dont le travail explore les émotions et les traumatismes, cette pièce m’a profondément touchée.» Marie-Laure Ziss-Phokeer, manager de Small Step Matters et animatrice certifiée en journal créatif, espère que cette première donnera lieu à d’autres initiatives du même type. «J’espère que ce projet pourra connaître une suite, avec par exemple des spectacles organisés au cœur des communautés, afin de rendre ces messages accessibles au plus grand nombre. Des ateliers artistiques pourraient également être proposés pour démontrer l’impact des arts, à la fois en matière de sensibilisation et de prévention en santé mentale.» Pour elle, cette première réussie pourrait bien marquer le point de départ d’un mouvement.

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