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7 mars 2026 18:23
C’était, à coup sûr, l’un des gros buzz de la semaine. On parle ici de l’arrestation d’Avinash Luchoo, surnommé Poum, et d'Harris Bans Greedhur par la Financial Crimes Commission (FCC) en raison de soupçons de blanchiment d’argent. Avinash Luchoo est aussi connu comme l’organisateur de Jalsalavini, un grand événement musical qui allait se tenir bientôt, ce qui n’a pas manqué de créer un tollé sur les réseaux sociaux. Certains ont même fait l’amalgame entre blanchiment d’argent et artistes musicaux.
Gros buzz sur les réseaux sociaux et dans le pays depuis le jeudi 4 mars. Ce jour-là, la Financial Crimes Commission a mené une grande opération à Goodlands qui a culminé en l’interpellation puis l’arrestation d’Avinash Luchoo, surnommé Poum, et d’Harris Bans Greedhur. Des soupçons de blanchiment d’argent pèsent sur les deux. Lors de l’opération, les officiers de la FCC ont saisi plusieurs pièces à conviction : des valises, de l’argent, des voitures, ainsi que deux bateaux. Le vendredi 6 mars, la demande de remise en liberté conditionnelle des deux hommes a été rejetée par le tribunal de Pamplemousses. Ils restent donc en détention et repassent en cour le 13 mars. L’enquête, pour sa part, se poursuit.
Avinash Luchoo était bien dans l’actualité récemment, puisqu’il est l’organisateur de Jalsalavini, un grand festival musical qui devait se tenir au stade Anjalay le 9 mai, avec plus d’une vingtaine d’artistes locaux de toutes les générations. Le teasing ainsi que le dévoilement de l’événement s’étaient fait à grands renforts de billboards et de grosses publicités placardés sur les rames du Metro Express. Depuis l’arrestation d’Avinash Luchoo, beaucoup d’internautes se sont fendus de posts pour pointer du doigt les artistes participant au festival, disant, en gros, qu’ils contribueraient au blanchiment d’argent. Ce qui n’a, évidemment, pas fait plaisir à ceux concernés. Plusieurs d’entre eux se sont défendus à coups de posts et de comments, toujours sur les réseaux sociaux.
Nous avons demandé aux artistes à l’affiche de Jalsalavini ce qu’ils pensent de toute cette polémique. Plusieurs ont préféré commenter sous le couvert de l’anonymat, disant en gros que n’importe quel organisateur de concert peut contacter un artiste pour y participer, mais que c’est de la responsabilité de l’organisateur s’il est impliqué dans des affaires illégales.
Diyaun, que l’on connaît pour son tube disque de l’année Parfwa Vremem, est révolté par ces allégations contre les artistes : *«C’est très agaçant d’entre cela et c’est bête de venir dire que nous aidons au blanchiment d’argent ou même au trafic de drogue. Les artistes sont là pour faire un boulot et c’est tout, tout comme les autorités sont là pour faire leur boulot qui est de tirer cette affaire au clair. En plus, beaucoup se permettent déjà de faire un jugement alors que l’enquête est toujours en cour. Alors, que chacun fasse son boulot.» *
Bruno Raya, qui était très actif pour l’organisation de Jalsalavini, précise : *«Le monsieur s’est présenté comme un homme d’affaires et m’a présenté son projet qui m’a beaucoup plu. De plus, à l’époque, il n’y avait pas tous ces soupçons qui pèsent maintenant sur lui. C’est trop facile de venir dire que nous sommes complices des activités présumés qu’on lui reproche. Nous ne pouvons pas non plus connaître le background de chaque organisateur. Et en plus, l’affaire vient tout juste de débuter, il n’est pas encore jugé, rien n’est encore prouvé.» *
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