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Gerard Sohun

Amour, foi et persévérance

12 février 2026

«Je rends grâce que Dieu m’accorde de célébrer mes 70 ans. Sur le chemin de la vie, il y a eu des hauts et des bas, car la vie n’a pas toujours été tendre avec moi. Parfois, il y a eu des épines, mais il faut faire avec et ne jamais baisser les bras»

«L’amour ne meurt pas, mais il se renouvelle. J’ai aujourd’hui une famille recomposée. J’ai trois enfants, soit deux filles et un fils, alors que mon épouse a deux filles. Au départ, il y a eu des questions, des obstacles à surmonter, mais le plus important reste la communication, le dialogue et la transparence.» Alors qu’il a célébré ses 70 ans cette semaine, Gerard Sohun nous raconte comment l’amour et la foi sont les moteurs de sa vie.

C’est l’amour qui guide chacun de ses pas... Car face aux épreuves et aux difficultés de la vie, c’est en mettant toujours l’amour au cœur de ses actions que Gerard Sohun a tout affronté. À l'aube de ses 70 ans, fêtés ce lundi 2 février, il a tenu à partager son histoire, son parcours, pour encourager, motiver, bousculer, inspirer... Puisqu’il le sait, par rapport à tout ce qu’il a vécu : ce qui ne tue pas rend plus fort. Et à travers son témoignage, c’est ce qu’il veut partager. Car aujourd’hui, il sourit à pleines dents à la vie.

Et pour lui, fêter ses 70 ans aujourd’hui, alors que la vie est de plus en plus fragile, est une étape importante pour plusieurs raisons. C’est un bon moment pour faire un bilan de sa vie et réfléchir sur les réalisations, les expériences et les relations qui ont marqué. Atteindre cet âge, qu’il a voulu célébrer, est aussi pour lui l'occasion d'exprimer de la reconnaissance, de réfléchir sur les contributions et les sacrifices, ainsi qu'une période de transition. Car avoir 70 ans, c’est souvent une transition vers une nouvelle étape de la vie, avec plus de temps pour les loisirs, les voyages et les activités personnelles... Mais au-delà de tout cela, la motivation de Gerard aujourd’hui, c’est de prendre le temps de réfléchir sur le passé, de célébrer le présent et de regarder vers l’avenir avec espoir et gratitude.

Et surtout, il est important pour lui de crier son amour pour la vie. Cette vie qui n’a pas été toujours rose pour lui, mais qui, au contraire, l’a toujours poussé à s’accrocher pour avancer. Le déclic des 70 ans a ainsi suscité en lui une envie de se raconter pour encourager ceux qui, comme lui, ne sont pas nés avec une cuillère en or dans la bouche ou encore qui ont dû faire face à un terrible deuil mais qui ont retrouvé de la force dans la foi et dans l’amour des autres.

Dans son parcours, impossible pour Gerard de ne pas rendre hommage à ses racines. C’est de là, dit-il, que lui vient sa résilience. Il nous invite ainsi à plonger dans ses tout débuts quand, le 2 février 1956, il est né... à la vie. «J’ai vu le jour à Quatre-Bornes et j’étais le dernier d’une famille modeste de quatre enfants. Mon père était un petit cordonnier du coin. À cette époque, comme beaucoup l’ont connu, le collège était payant et coûtait Rs 13 pour la Form 1 et Rs 26,50 pour la Form 2, etc. De ce fait, j’ai dû commencer à travailler très jeune, plus précisément à 17 ans. Je me suis engagé dans la marine marchande comme marin pour venir en aide à ma famille», nous raconte Gerard avec nostalgie.

Loin de se plaindre, c’est avec beaucoup de tendresse qu’il parle de cette période de sa vie qui lui a permis de se forger et d’apprendre que nous sommes tous maîtres de notre destin et que c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Accomplissements

Comme beaucoup de personnes de sa génération, c’est à la sueur de son front que Gerard s’est construit. Et il est aujourd’hui reconnaissant d’avoir connu cela pour avancer : «Je rends grâce que Dieu m’accorde de célébrer mes 70 ans. Sur le chemin de la vie, il y a eu des hauts et des bas, car la vie n’a pas toujours été tendre avec moi. Parfois, il y a eu des épines, mais il faut faire avec et ne jamais baisser les bras.»

Son parcours professionnel, grandir, progresser, évoluer, a aussi été une partie importante de sa vie. Et intégrer le secteur bancaire a été pour lui un grand accomplissement. «Après la marine marchande, j’ai fait une carrière en banque. Je suis arrivé à la BNPI en octobre 1986 et j’ai parcouru plusieurs banques pour clôturer ma carrière en 2021 à la Maubank. La patience et la persévérance sont, pour moi, deux mots clés à la base de la réussite. J’ai appris des autres et cela m’a aidé à gravir les échelons», poursuit Gerard qui, malgré la retraite, a tenu à continuer à avoir une activité professionnelle, certes moins contraignante mais toujours stimulante, lui qui aime les défis : «Je pense qu’il ne faut pas s’arrêter si Dieu nous accorde la santé et le courage...»

Sa grande famille est à la base de son équilibre.

À la source de son équilibre, il y a aussi et surtout sa foi, car Gerard est également pasteur : «Le ministère pastoral est un appel venant de Dieu, par la lecture de la Bible qui est la parole inspirée de Dieu. J’ai découvert ma vie comme au travers d’un miroir, et depuis 1983, j’exerce dans le pastorat aux côtés d’autres serviteurs de Dieu. Je suis appelé à prêcher la bonne nouvelle de Jésus à tous, car nous avons reçu pour partager et non pas pour être égoïste.»

Au cœur de son cheminement, difficile pour Gerard de ne pas parler de l’épreuve d’avoir perdu son épouse après 30 ans de mariage. «Oui, la vie est composée non seulement de bonheur mais aussi d’épreuves, et nous devons les surmonter. J’avais 49 ans au décès de mon épouse», confie celui qui savoure un nouveau bonheur aujourd’hui, grâce à l’amour. «L’amour ne meurt pas, mais il se renouvelle. J’ai aujourd’hui une famille recomposée. J’ai trois enfants, soit deux filles et un fils, alors que mon épouse a deux filles. Au départ, il y a eu des questions, des obstacles à surmonter mais le plus important reste la communication, le dialogue et la transparence. Et aujourd’hui, après 18 ans de mariage, il y a une bonne entente entre nous et les enfants. Nous avons aujourd’hui sept petits-enfants ; l’aînée aura 27 ans et la benjamine a 4 ans», ajoute Gerard avant de conclure, en homme religieux, avec une pensée pour Dieu : «Un grand merci à mon Seigneur, qui m’a accordé cette grâce et des bénédictions, de voir mes 70 ans, soit 25 556 jours de ma vie, car il a été toujours à mes côtés pour me soutenir...»

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