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1 avril 2026 13:56
Cette sortie familiale était devenue une tradition, un rituel. Au moins une fois par an, depuis plusieurs années, la famille Soniah, ainsi que d’autres membres de leur entourage, s’arrangeaient pour mettre leurs occupations de côté et passer du temps tous ensemble à la plage, où ils passaient la nuit. Comme d’habitude, pendant que les femmes restaient assises à discuter sur le sable, les hommes allaient dans l’eau pour s’adonner à leur activité préférée – la pêche. Le samedi 21 mars, ce qui devait être un agréable moment entre proches a, hélas, pris une tournure tragique avec le décès aussi soudain qu’inattendu de Vicky Kumar Soniah, 43 ans. Surpris par une grosse vague, il est mort noyé ; un drame brutal qui plonge ses proches dans un océan de tristesse.
Pas marié et sans enfants, Vicky Soniah, l’aîné d’une fratrie de deux enfants, était devenu le pilier de sa mère Amrita depuis le décès de son père il y a 7 ans. «Li ti enn bon zanfan. Li pa ti pe fime, pa ti pe bwar, ek li ti pran tou responsabilite dan lakaz. Zame mo'nn kone ki apel fer bann demars parski limem ti pe fer tou ; limem ki ti pe okip pey tou det. Je ne faisais que l’accompagner au supermarché pour faire les courses pour la maison», lâche notre interlocutrice, la voix brisée par l’émotion.
Souvent pris par leurs activités quotidiennes, mère et fils n’avaient pas souvent l’occasion de discuter, mais ce samedi 21 mars, raconte Amrita, «nous avons beaucoup parlé en attendant que les autres membres de notre famille nous rejoignent à la plage».
Ce jour-là, Vicky Soniah avait convaincu sa famille d’aller camper au Morne ; son lieu de prédilection. C’est aux alentours de 22 heures, après leur partie de pêche, que ses cousins et lui se sont retrouvés en difficulté dans l’eau. Amita relate : «Mon fils a toujours eu peur de l’eau parce qu’il souffrait d’une infection à l’oreille depuis l’enfance. Il n’allait que là où il avait pied.» Ce soir-là, poursuit-elle, «la marée était pourtant basse ; c’est au moment où ils regagnaient la plage qu’ils ont été surpris par une vague». Si ses cousins sont parvenus à remonter à la surface, Vicky Soniah a, pour sa part, disparu sous les flots. «Mo neve inn esey tir li me li pa finn resi», se désole notre interlocutrice. Ce sont finalement les garde-côtes qui sont parvenus à le sortir de l’eau et à le ramener sur le sable. Ils ont pratiqué les gestes de premiers secours mais il était déjà trop tard. À l'arrivée du SAMU sur place, le médecin n’a pu que constater son décès. L’autopsie pratiquée par le Dr Dhondeea, médecin légiste de la police, a attribué sa mort à une acute pulmonary oedema.
Amrita relate que son fils était un homme débrouillard et ambitieux. Après des études en management en Australie, il était rentré à Maurice pour travailler et s’était lancé dans le domaine agricole. Avec un groupe de personnes, il se chargeait de la gestion de plantations. «So bann koleg finn dir mwa ki se zis o moman ki zot bann gro proze travay pe abouti ki li finn ale.» D’une générosité sans borne, il était également très impliqué dans le social. Amrita poursuit, le cœur lourd : «Mo pa finn gagn okenn sign ki li pou kit mwa. Il était un maillon essentiel dans notre famille. Nou finn perdi enn solda ; se limem ki ti mo zepol.»
Ses funérailles ont eu lieu le 23 mars.
**Un adolescent de 17 ans perd la vie à Floréal **
Un drame s’est produit le 26 mars à Floréal, lorsqu’un adolescent de 17 ans, Ridley Maudhoo, plus connu comme Manthan, a été retrouvé noyé dans la rivière à Cascades Deux Lizie, Cité L’Oiseau. Son corps a été retiré par les pompiers et les secours, et le décès a ensuite été certifié par un médecin du SAMU. La victime travaillait comme helper. Il avait été abandonné par ses parents à l’âge d’un an. Il vivait chez un proche. Selon les enquêteurs, il se trouvait ce jour-là en compagnie de trois autres jeunes dont deux filles mineures qui s’étaient absentées du collège au moment du drame. Une autopsie réalisée le soir même a confirmé que la cause du décès était une asphyxie par noyade.
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